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Nico › Camera obscura (Nico + The Faction)

cd • 9 titres • 44 :18 min

  • 1Camera Obscura
  • 2Tananore
  • 3Win A Few
  • 4My Funny Valentine
  • 5Das Lied Von Einsanen Madchens
  • 6Fearfully In Danger
  • 7My Heart Is Empty
  • 8Into The Arena
  • 9Konig

enregistrement

Produit par John Cale, Arrangé par The Faction – Enregistré et mixé au Studio Strongroom, Londres, Mars-Avril 1985 – Ingé-son : Dave Young

line up

Nico (voix, harmonium), James Young (claviers), Graham Dids (percussions)

Musiciens additionnels : Ian Carr (trompette sur Into the arena et My funny valentine)

remarques

Photo par Anton Corbyn – Design par Mathan-Saville-Wickens

chronique

Styles
electro
gothique
cold wave
ovni inclassable
Styles personnels
nico

Vers la fin de sa vie, Nico semblait vouloir se concentrer sur ses concerts... De traumatisantes cérémonies crépusculaires et glaçantes, de l’aveu de tout ceux qui ont pu y assister. Elle sortait alors plus d’albums live que de studios (le précédent datait de 81), comme en quête d’une communion dans la peur avec son public, qu’on a d’ailleurs un peu du mal à identifier… La scène goth naissante pouvait-elle reconnaître dans cette forte personnalité une prêtresse du genre, plutôt qu’une éternelle marginale et pestiférée ? Toujours est-il que c’est un jeune groupe cold wave anglais, The Faction, qui l’accompagne durant ces dernières années. Camera Obscura est son seul album studio avec eux, un recueil de chansons qu’elle allait explorer en live lors des années suivantes… Comme nous sommes en 85, les synthés dominent fatalement le paysage. Mais des synthés qui ont pris une patine avec le temps, comme les disques de Legendary Pink Dots de la même époque. Leur son, sur Tananore ou Das Lied Von Einsanen Madchens, est un écrin frigide, clinique et froid pour la voix de Nico. Un long corridor dans les murs duquel se reflètent le chant lugubre de la dame (le morceau titre). Tout l’album respire ainsi l’angoisse, culminant sur une reprise de My Funny Valentine à fendre le cœur. Pourtant, il s’agit de midtempos plutôt légers, jamais surjoués comme sur certains disques de la scène dark de l’époque… On a même droit à un gimmick electro putassier typique de l’époque sur Fearfully In Danger, véritable bande-son d’un giallo entre cyborgs transposé chez K. Dick. On est décidément bien loin des détestables concessions faites par Bowie et Lou Reed à cette époque (il suffit d’écouter une expérimentation jazz réussie comme ce Into the Arena…). Ce sommet de désespoir s’achève sur un Konig uniquement voix/harmonium rescapé des sessions de Desertshore… Vous pouvez ranger tous vos disques soit disant sombres et dépressifs, ainsi que vos objets coupants par la même occasion, sans exagérer. De la trempe de Flowers of Romance et Play Blessures, Camera Obscura est un classique souterrain de ces années 80 sombres, expérimentales et cliniquement malades. à ne pas écouter à n'importe quel moment.

note       Publiée le mercredi 30 mars 2011

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zugal21 › mardi 17 juillet 2018 - 17:24  message privé !

Plutôt varié mais résolument monochrome, plus cold wave que la cold wave, avec sur la plupart des titres un très intéressant travail sur les percus, les rythmes

Note donnée au disque :       
Shelleyan aka Twilight › mercredi 30 mars 2011 - 23:17  message privé !
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Belle chronique avec laquelle je suis assez d'accord...Ce disque a d'ailleurs fait partie des premiers Nico que j'ai achetés.