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Alec Empire › Intelligence and Sacrifice (CD1)

cd • 14 titres

  • 1Path Of Destruction 4:29
  • 2The Ride 3:49
  • 3Tear It Out Remix 1:56
  • 4Everything Starts With A Fuck 1:57
  • 5Untitled 2:30
  • 6Killing Machine 3:53
  • 7Untitled 1:18
  • 8Addicted To You 3:51
  • 9Intelligence And Sacrifice 3:39
  • 10Death Favours The Enemy 3:50
  • 11Buried Alive 3:06
  • 12…And Never Be Found 4:21
  • 13New World Order 3:24
  • 14Untitled 10:28

line up

Alec Empire, Nic Endo

remarques

chronique

Styles
electro
indus
techno hardcore
techno
Styles personnels
digital hardcore

La première rondelle de ce double Intelligence and Sacrifice a tout de l'imposture : non seulement Alec Empire ne sacrifie rien du tout (si ce n'est son intégrité en jouant le Reznor du pauvre), mais alors pour ce qui est de l'intelligence, alors là, je m'interroge. Trois ans après le 60 Second Wipe Out d'Atari Teenage Riot, il nous ressort la même sauce, avec du sampling sauvage allant de Pantera à Mobb Depp en passant par Matrix, une Nic Endo pour colorer le tout, et du digital hardcore kilométrique avec de la basse au ras du sol, une boîte à rythme en vitesse maximale et des hurlements qui deviennent insupportables tant ils sont répétitifs de "fuck", de "shit" et de "destroy". C'est efficace comme du bon ATR, ou du mauvais ATR, ce qui revient souvent au même ; certains titres plus féminins (riot grrrl, j'entends) sonnent comme le KMFDM de WWIII ('The Ride' notamment) ou Ambassador21 en vitesse de croisière. On pleure quand il veut faire des titres plus tubesques ('Addicted to you') et on sourit quand le bourrinage parvient à rappeler les rafraîchissantes immaturités de The Destroyer ('Path of Destruction' ou l'épo 'Intelligence and Sacrifice', tous deux d'aussi bon goût que Bong-Ra rencontrant Disciples of Annihilation). Alec Empire, poseur sidéral devant l'éternel, se voudrait fer de lance d'un assaut digital punk qui avait fait ses preuves dans les nineties ; mais pourtant, c'est bien lorsqu'il arrête de jouer son personnage et qu'il s'emploie, tel un Richard James de la rouille, à générer son univers électronique plus atmosphérique, torve et subtil qu'il se révèle totalement. C'est heureusement cette dernière facette de son travail qui remplira le second disque d'un album qui semblait pourtant mal parti.

note       Publiée le jeudi 24 mars 2011

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Note moyenne        8 votes

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Eliphas › mardi 5 avril 2011 - 10:32  message privé !

Je ne partage absolument pas le manque d'enthousiasme de Wotz, pour moi cet album est une tuerie. Je me le repasse encore souvent et même après plusieurs années, il me procure toujours autant de plaisir. Par contre, le second disque passe par une oreille et ressort par l'autre.

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cyprine › dimanche 27 mars 2011 - 13:03  message privé !

FIGHT CLUB

Note donnée au disque :       
lolokth › vendredi 25 mars 2011 - 21:05  message privé !

Moi aussi ça fait un bail qu'il n'a plus tourné, mais j'ai toujours apprécié, peut-être parce que je manque de référence dans ce style, et que le côté plus metal me parle plus. Et puis le côté vulgos ça a son charme, "everything starts with a fuck", ça sonne full of lulz et Addicted to you passe bien. Après je comprends pas trop finalement pourquoi l'objet n'est pas chroniquer en une fois...

Ignus › vendredi 25 mars 2011 - 08:58  message privé !

Ca fait une plombe qu'il n'a plus tourné celui là mais il m'avait foutue une bonne claque. Jamais été fan d'ATR pourtant que je trouve pénible à l'écoute. Ce Intelligence & Sacrifice a pour lui d'autres arguments : une ambiance poisseuse, une certaine folie, choses que je n'ai jamais réussi à trouver dans l'urgence décérébrée et punkisante d'un ATR et du Digital Hardcore en général. Une belle pétite isolée en somme.

Note donnée au disque :       
Gucguck › jeudi 24 mars 2011 - 21:09  message privé !

Delete It !

ATR c'était bien grâce à Carl Crack et Hanin Elias.

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