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The Legendary Pink Dots › Seconds late for the Brighton line

  • 2010Roir RUSCD 8317 • 1 CD digipack

cd • 9 titres • 66:18 min

  • 1Russian Roulette
  • 2Endless Time
  • 3Leap Of Faith
  • 4Radiation Day
  • 5God And Machines
  • 6No Star Too Far
  • 7Someday
  • 8Hauptbahnhof 20:10
  • 9Ascension

informations

Raymond Steeg : Ingé-son, mixage. - Enregistré aux Studios Lent et Limburgia

line up

Erik Drost (guitares électriques et acoustiques, basse, guitare hawaïenne), Edward Ka-Spel (voix, synthés, claviers, machines), The Silverman (synthés, claviers, machines, percussions, chant sur "Someday")

chronique

Comme pour conjurer le mauvais sort, à peine les départs simultanés de Niels Van Hoornblower et Martijn De Kleer annoncés, les Pink Dots ont enregistré un nouvel album. 2 ans après le troublant et hanté Plutonium Blonde, comme le veux désormais leur rythme de croisière depuis 1998. Comme en 87, après le départ du groupe entier peu avant l'enregistrement de Golden Age, Edward et Phil se retrouvent quasiment seuls. L'occasion pour les deux inséparables de réfléchir sur leurs 30 ans de carrière, 30 années durant lesquelles ils n'ont jamais baissé les bras devant les innombrables déconvenues rencontrées, qui ont au contraire enrichi leur musique et leur univers où le malheur et la douleur ont leur place, jamais mis sous le tapis ni niés. Parfois auscultés avec la maniaquerie d'un scientifique masochiste, parfois disséqués par l'acuité de la plume d'un poète, parfois expulsés dans un grand cri de désespoir où d'indignation, parfois simplement effleurés avec une distance aristocratique... Et c'est un peu ce que fait ce monocorde album pendant l'heure que dure son écoute. Sombre sans jamais tomber dans le surjeu ou le pathos (travers qu'on n'est pas près de retrouver chez les Dots), il n'en est pas moins assez décevant comparé à la diversité de Plutonium Blonde, qui avait agréablement surpris. Sans revenir à la tranquillité floydienne de Your children placate you from premature graves, Seconds Late ne se découvre pas d'un fil de ses lourdes nappes électroniques. Le début de l'album est certes assez engageant, évoquant les moments les plus "pop" perdus au milieu de Chemical Playschool 11 12 13, entre deux allusions à d'anciens titres du groupe, mais la suite... Hormis le superbe Hauptbahnhof 2010, qui revisite une de leurs toutes premières chansons à l'ambiance unique (trouvable entre autre dans la Legendary Pink Box), il s'agit surtout d'ambient, un peu comme sur le Chemical Playschool susmentionné, justement. N'ayant jamais été convaincu par cette facette de leur art, très développée par Ka-Spel en solo ces dernières années, je mettrai donc une petite note, sans franchement le déconseiller, car l'identité du groupe est bien là.

note       Publiée le mercredi 2 mars 2011

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    commentaires

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    fab22 Envoyez un message privé àfab22

    les Dots qui survivent au départ de Van hoorn et de kleer pour nous sortir un album grandiose, une nouvelle ère débute pour nos 2 compères accompagnés des riffs minimalistes de erik Drost

    Note donnée au disque :       
    Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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    Autant j'adore ne pas être d'accord avec notre David national, autant là je suis d'accord... petit album et petit tournant musical. En perdant Niels et son saxo ils ont perdu beaucoup d'eux-même, et se retrouvent du coup en configuration minimale, électronique, à l'ancienne. Curieux de savoir comment ils vont évoluer.

    Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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    Chouette concert hier soir. La salle était quasiment vide... du coup on a pu apprécier le set écrasé au fond d'un fauteuil ce qui sied bien à cette nouvelle orientation plus ambient.

    dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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    à venir une interviou de Ka-Spel avec quelques surprises...

    dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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    c'est chaud. 3 morceaux d'une heure, très intriguants et morcelés de longs vides angoissants, le tout n'ayant aucune cohérence, si ce n'est celle d'un énorme point d'interrogation. On sent Ka-Spel et le groupe en plein questionnement, y'a quelques fulgurances krautrock vraiment superbes et quelques égarements pianistiques et minimalistes à la Akira Yamaoka formidables, mais pour le reste c'est de l'ambiant pur. Au dessus de Seconds Late je dirait mais il faut vraiment se faire sa propre opinion. ça ne ressemble pas aux anciens chemical playschool en tout cas, ni à aucun autre album du groupe que je connaisse.