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Chrome Hoof › Crush depth

13 titres - 59:01 min

  • 01/. Core Delusion
  • 02/. Crystalline
  • 03/. One Day
  • 04/. Labyrinth
  • 05/. Sea Hornet
  • 06/. Mental Peptides
  • 07/. Bunkers Paradise
  • 08/. Towards Zero
  • 09/. Witches Instruments And Furnaces
  • 10/. Third Sun Descendent
  • 11/. Deadly Pressure
  • 12/. Vapourise (Instrumental)
  • 13/. Anorexic Cyclops

extraits vidéo

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line up

Leo Smee (basse / chant / synthétiseur / percussions), Milo Smee (batterie / synthétiseur / percussions), Emmett Elvin (clavier / synthétiseur / samples), Andy "Mr. Custard" Gustard (guitare / percussions), Kavus Torabi (guitare), Emma Sullivan (trompette / chant / clavier / percussions), Chloe Herington (basson / saxophone / percussions), Sarah Anderson (Violon / Alto / percussions), Lola Olafisoye (chant)

remarques

chronique

Styles
black music
electro
indus
metal
ovni inclassable
rock
Styles personnels
‘cosmic disco hi-nrg prog’

Il faut absolument découvrir Chrome Hoof. Cette bande de païens cagoulés dans leur costumes en peaux de boules à facettes sont menés de front par les frères Smee, deux hommes ayant officié dans l’ombre durant les années 90 dans des styles pour le moins opposés : le doom/stoner et la musique électronique planante ! Leur orchestre, pouvant dépasser la douzaine de musiciens selon les occasions, est ici rejoint par la formidable chanteuse de Invasion sur certains titres (je ne le savais pas au moment de ma chro de Pronoïd, coïncidence amusante). Ce qui fait deux croisements Grace Jones/Ozzie pour le prix d’une. Le résultat est un album-monstre, au son caoutchouteux et hirsute, digne des plus grands disques de pop sauvage déjà louangés par votre serviteur, comme Black Sea de XTC. On pourrait également parler de Hidden de These New Puritans, pour la modernité et l’assaut sonore, mais on est plutôt à l’opposé niveau humeur. De Crystalline à Vapourize, nous assistons ici à une véritable "discoïsation" des musiques lourdes, sombres et expérimentales. Et le plus indécent, c’est que la sauce prend, elle prend même très vite ! Nous voici en train de strafer dans une ambiance de péplum sur Sea Hornet, où l’on esquive les tirs croisés de pieuvres mécaniques toutes droit sorties de Megaman X. Mental Peptides fait carrément dans la partie de flipper, des sabres laser en guise de pales… La stupéfaction atteint son comble quand la tension continue de grimper sur le mirifique Bunker’s Paradise, sorte de trip psychotrope ultra-condensé, cocktail gouleyant malgré l’overdose d’acide flashy à la Klaxons (Chrome Hoof a d’ailleurs tourné avec eux), ici sérieusement surboosté par une vraie section rythmique qui se gausse du pro-tools. Et l'on n’a encore rien vu : Towards Zero se propose de franchir un palier supplémentaire dans l’aberration et le délirium tremens : Jean-Pierre Massiera, le niçois le plus sombre et expérimental (la concurrence ne rugit pas, ceci dit), producteur culte et obscur des années 70/80, vient réciter du Lautréamont de sa voix de vieux grigou sur un titre P-Funk qui dévie vers l’Illbient sans crier gare, ni aéroport d’ailleurs. Plus loin, sur le furibard Deadly Pressure, c’est le duo Cluster, groupe de krautrock expérimental cultissime, qui vient faire un featuring ! Beaucoup seront pris de haut-le-cœurs à l’écoute d’un tel monstre polycéphale, dense, ivre, orgiaque, truffé de hits dancefloor et de références… Les amateurs d’excès et de fun à outrance, comme bibi, ne pourront que céder à l’appel franc et massif qui est fait ici ; celui de jouir sans entraves. Crush Deph célèbre le croisement hautement génétiquement modifié de Boney M et de Mr Bungle, violant à tour de bras toutes les conventions de Genève, Kyoto et d’où vous voulez, se foutant éperdument de la demi-mesure et des cloisonnements, qui, force est de le constater, existent encore bel et bien puisque le public ne sait pas vraiment quoi faire de ce "groupuscule". De la grosse artillerie, simultanément défoulatoire, jubilatoire et euphorisant.

note       Publiée le samedi 26 février 2011

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Note moyenne        7 votes

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DesignToKill › lundi 30 mars 2015 - 21:32  message privé !

Putain, ça arrache les oreilles dans le sens du tympan ce truc! groo-groovy!!!

Note donnée au disque :       
Ommnislash › vendredi 4 janvier 2013 - 03:29  message privé !

Sous mon aisselle droite, ya un Caméléooon !

Note donnée au disque :       
Seijitsu › mercredi 9 mars 2011 - 13:40  message privé !

Ah ouais, les passages disco prog avec cette basse de tueur sont assez jouissifs. Idem pour les moments technoïdes. Il y a vraiment que la voix de la chanteuse qui me rebute assez mais alors le reste c'est du tout bon. En tout cas, ce groupe me rappelle furieusement Pop Will Eat Itself avec leur gros bordel haut en couleur, mêlant tout et n'importe quoi tout en restant bien efficace et direct. J'aurais bien vu un de leurs albums en recommandation, donc tu sais ce qu'il te reste à faire Dariev héhé.

Note donnée au disque :       
Eliphas › mardi 8 mars 2011 - 19:15  message privé !

Ce truc groove un max!!!

cglaume › mardi 8 mars 2011 - 13:03  message privé !

Tout d'accord-pareil-itou !