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Tarentel › Ghetto beats on the surface of the sun

cd | 10 titres | 76:40 min

  • 1 1.1 Everybody Fucks With Somebody 4:42
  • 2 1.2 All Things Vibrations 16:10
  • 3 1.3 Dreamtiger 4:28
  • 4 1.4 Ghost Trees 5:20
  • 5 1.5 Le Trash Can 1:23
  • 6 1.6 Ghetto Ghosts 2:48
  • 7 1.7 Sun Place 16:45
  • 8 1.8 Donkey-Bunny 1:04
  • 9 1.9 Tied To A Tree In A Jungle Of Mystery 17:14
  • 10 1.10 Cosmic Dust 4:55

cd | 13 titres | 76:40 min

  • 1 2.1 Stellar Envelope 10:03
  • 2 2.2 A Crystal The Size Of Our Moon In The Heart Of A Pulsating White Dwarf 4:24
  • 3 2.3 Mirrors, Gardens 3:14
  • 4 2.4 As Quiet As Silentifically Possible 2:50
  • 5 2.5 Warm Glass 1:17
  • 6 2.6 Fever Sleep 1:47
  • 7 2.7 Sleep Map 13:35
  • 8 2.8 Whistle In The Wires 4:11
  • 9 2.9 Somebody Fucks With Everybody 16:36
  • 10 2.10 Where Time Forgot 8:35
  • 11 2.11 Isalais Delay 0:34
  • 12 2.12 You Do This. I'll Do That. 6:59
  • 13 2.13 Lake Light 2:29

enregistrement

"Recorded by jeff Byrd that time forgot' and by us at Home and the Space" - Masterisé par John Golden

line up

Danny Grody , Sei Getsu Ledesma , Jim Redd , Tony Cross

remarques

Les deux CDs regroupent une série de EPs vinyles en édition limitée, parus sur le label Music Fellowship.

chronique

Styles
ambient
electro
noise
rock
Styles personnels
experimental

Le mot post-rock est décidément trop souvent collé à tort à travers, parfois à des groupes très hétéroclites… J’en veux pour preuve le récent disque du groupe [bleu] chroniqué en ces pages. Tarentel est un autre exemple criant : le mot rock n’à rien faire ici, et si Ghetto beats on the surface of the sun est « post-quelque chose », on aimerait bien savoir de quoi, car dans le genre non identifié, ce double album homérique se pose-là. Il s’agit certainement de l’un des disques les plus expérimentaux qu’il m’ait été donné d’écouter, sans tomber dans les catégories « connues » du travail sur bandes ou purement éléctronique, ni de l’improvisation. Tarentel semble ici mêler ces 3 techniques (où peut-être n’en utilise-t-il aucune ?) pour créer un son unique, irrémédiablement sali, granuleux voire strident, en rupture totale avec les esthétiques dites post-rock connues. Pas de montées en puissance ni de textures de guitare (s’il y a de la guitare ici, elle est méconnaissable), aucune émotion terrestre à l’horizon, nous sommes vraiment en train de contempler pendant 2 heures des beats de batterie au son Albinesque se calciner, pour vite ne devenir que fréquences et oscillations, qui vont à leur tour se désagréger lentement sous l’effet des rayons surpuissants de l’astre. Une écoute d’une traite est fortement déconseillée par le groupe lui-même, qui a en fait rassemblé ici 4 EPs à tirage limité publiés entre 2004 et 2005, période de malaise profond en Amérique du Nord qui s’est traduite par une recrudescence de disques expérimentaux et sans concession. Si les deux disques démarrent par des parties de batterie brutes, jouissives à écouter à fond (elles reviennent parfois, comme sur You’ll do this, I’ll do that),, la suite donne rapidement envie de baisser le son tant les fréquences aigues sont fréquentes (sans jeu de mots) et éprouvantes. Tout juste discernera-t-on un vieux piano aux yeux vitreux (Warm Glass) et des cloches résonnant dans un vortex lointain (Fever Sleep). Le reste n’est que résidus stellaires déchiquetés après leur longue dérive à travers le système solaire.

note       Publiée le vendredi 18 février 2011

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Wotzenknecht › vendredi 25 février 2011 - 11:24  message privé !

La tarentelle est une danse associée au tarentulisme, ancien exorcisme médical très spectaculaire à l'origine utilisé contre les piqûres de certaines araignées (à chaque espèce correspondait son mouvement)