Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAAdam And The Ants › Dirk wears white sox

Adam And The Ants › Dirk wears white sox

cd • 19 titres

  • 1Cartrouble 1 & 2
  • 2Digital tenderness
  • 3Nine plan failed
  • 4Day I met God
  • 5Tabletalk
  • 6Celopatra
  • 7Catholc day
  • 8Never trust a man (with egg on his face)
  • 9Animals and men
  • 10Family of noise
  • 11The idea
  • 12Zerox
  • 13Whip in my valise
  • 14Kick
  • 15Physical
  • 16Cartrouble 1 & 2
  • 17Friends
  • 18Cartrouble
  • 19Kick !

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

line up

Adam Ant (chant), Dave Barbarossa (batterie), Lee Gorman (basse), Matthew Ashman (guitare, piano)

remarques

Titres 1-11 tirés de l'album original; titres 12 et 13 extraits du single 'Zerox' (1979); titres 14-17 extraits du mini 'The B-Sides' (1982) et titres 18 et 19 du single 'Cartrouble' sorti en 1980.

chronique

Pas un ouvrage sur la new wave ou le post punk qui ne le mentionne et pourtant, Adam and the Ants n'a jamais été un groupe majeur, encore que...De son vrai nom Stuart Goddart, Adam Ant naît à Londres dans une famille (d'ascendance romanichelle du côté de son grand-père) modeste. Il débute sa carrière musicale en 1975 en tenant la basse au sein d'un combo de pub rock baptisé Bazooka Joe qui au cours du mois de novembre de la même année verra une formation encore inconnue ouvrir pour eux, The Sex Pistols. Le jeune homme s'en ira bien vite pour créer son propre groupe, The B-Sides, qui malgré des répétitions régulières ne jouera jamais faute de batteur. Il se fait néanmoins des relations dans la scène punk émergeante mais abandonne provisoirement la musique lorsqu'il se marie. Trop jeune, il vit mal la situation, devient anorexique et même suicidaire. Après une overdose de médicaments, il est envoyé en hôpital psychiatrique. A sa sortie, il se rebaptise Adam Ant sur un jeu de mot ('Adamant' signifiant 'inflexible'), reprend contact avec d'anciens B-Sides et crée Adam and the Ants. Dès le départ, les changements de personnel sont légion et présagent tristement de l'avenir. Un premier album, 'Dirk wears white sox' (allusion à l'acteur Dirk Bogarde) voit néanmoins le jour en 1979. Bien plus éclectique que les disques suivants, il ne connaîtra pas le succès commercial escompté mais pose déjà les bases du style atypique du groupe lui valant une petite troupe de fans dévoués, les 'Ant people'. Caractérisé par un son post punk assez classique, quelques touches glam 'Bowiesques' ('Never trust a man (with egg on his face')), il courtise également timidement le funk ('Cleopatra') et le blues (la rythmique de 'Animals and men', le rapide harmonica de 'Family of noise') mais se distingue surtout par le chant et des thèmes peu orthodoxes (les figures historiques telles que Cléopâtre, John F.Kennedy ou Adolf Hitler, le fétichisme, l'art...). Injustement sous-estimé, ce disque propose donc un pont entre l'aspect sombre de la fin du punk avec une pop barrée, sans doute trop pour gagner les faveurs d'un large public. On y découvre un chanteur charismatique, même si encore retenu dans ses prestations; on y sent l'influence de Bowie mais Adam a le truc en plus, son petit grain de folie à lui, un peu comme John Lydon (une chanson telle que 'Cartrouble' évoquant volontiers P.I.L.) même si de manière moins extrême. A noter que cette réédition propose le single 'Zerox', bombe de post punk goth martelante qui marchera mieux en terme de succès. Soucieux néanmoins de réorienter sa carrière, Adam Ant va engager Malcolm McLaren comme manager. Celui-ci a flairé le potentiel de son groupe, notamment le jeu neuf du batteur tout en toms martelés épaulé par une basse volontiers slappée mais sans excès. Il n'aime guère par contre ce chanteur brillant mais trop indépendant à son goût (Johnny Rotten lui reste encore en travers de la gorge), à tel point qu'il va les débaucher pour créer Bow Wow Wow, laissant le jeune homme seul et effondré. Mais ce dernier n'avait pas dit son dernier mot...

note       Publiée le jeudi 17 février 2011

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Dirk wears white sox".

notes

Note moyenne        6 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Dirk wears white sox".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Dirk wears white sox".

22goingon23 › jeudi 23 octobre 2014 - 23:38  message privé !

beaucoup de classe, d'esprit et de nonchalance burnée ce disque. Me rappelle les 1st Eno. Le guitariste en impose.

Note donnée au disque :       
Harry Dickson › jeudi 4 juillet 2013 - 12:26  message privé !

Super album oublié et négligé de la période.

Note donnée au disque :       
crygor › vendredi 18 février 2011 - 19:41  message privé !

Une compilation du même nom a été sortie un peu plus tard avec des singles plus vieux. Attention donc à acheter la bonne édition

Note donnée au disque :       
Møjo › vendredi 18 février 2011 - 17:53  message privé !

C'est un chouette petit disque, avec lequel j'ai malheureusement un problème : à partir de l'album suivant le chanteur devient tellement imbouffablement antipathique, que par effet rétroactif, j'ai toujours un peu de mal à me convaincre de ressortir ce Dirk Wears White Sox.

Note donnée au disque :       
TribalCrow › vendredi 18 février 2011 - 14:25  message privé !

Merci pour cette chro, un album sous-estimé en effet. Un Post Punk avec pas mal de restes Glam et bien barré, c'est du Bauhaus en plus pop, moins écorché et plus fou, on peut aussi pensé au Tubeway Army des débuts en plus chaud et remuant. De très bon moments ( les menaçants "Physical", "9 Plan failed" , le sombre et roulant "Zerox" par exemple) aucun morceaux faibles en fait. Adam fait déjà bien part de sa folie mais se lâchera plus encore par la suite. A noter aussi, Malcolm McLaren le relookera façon XVIIIè siècle avant de lui piquer son idée d'utiliser des rythmes d'inspiration du Burundi et ses musiciens !

Note donnée au disque :