Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistes[[bleu] › Sincère autopsie de la finesse

[bleu] › Sincère autopsie de la finesse

  • 2010 - Noir (1 cd)

cd | 5 titres | 38 :55 min

  • 1 Temps temps temps temps temps
  • 2 Didaskalia
  • 3 Auto-gerbés
  • 4 Didascalus
  • 5 Brumeuse

enregistrement

Ecrit et produit par [bleu]

line up

Gilles Grimatre & Emmanuel Vion-Dury

Musiciens additionnels : Carole Rey (voix), Emmanuelle Auchlin (saxophone), Adrien Rabbiosi (guitare), Gaël Rabbiosi (basse)

remarques

Artwork par Anne-Choé Jusseau

chronique

Styles
electro
progressif
post rock
Styles personnels
instrumental expé

Voilà un petit groupe français qui passerait volontiers inaperçu, si leur mini-album n’était pas tout simplement excellent. Leur nom, [bleu], semble un substitut pour le petit carré de couleur peint dans un coin de leur pochette, qui semble être leur vrai patronyme. On délaissera le titre un peu repoussant (heureusement que c’est pas "sincère autopsie de la poésie") pour plonger dans ce mini-album aux longs morceaux évolutifs et planants… On pourrait accoler pas mal d’étiquettes à un tel disque : néo classique, électronique, post-rock, expérimental… Le premier morceau est bâti sur un motif de piano hypnotique, légèrement réminiscent de la musique minimaliste, avant un subit plan incliné qui fait bifurquer l’harmonique vers quelque chose de beaucoup plus mystérieux et intéressant. Une réussite. La suite aurait pu insister sur la même formule, relativement originale malgré le son de piano (synthé ?) un peu propret et désuet. Pourtant [bleu] part dans une autre direction, moins accessible, croisant samples de chœurs d’église et de voix qui s’entrecroisent (dont un texte en français chuchoté qui passe étonnamment bien) sur son chemin. La deuxième réussite du disque, c’est cet interminable (d’autant plus avec le morceau caché) Brumeuse, tout en déliquescence cinématographique qui rappellerait presque Coil (évidemment on s’aventure sur terrain glissant dès qu’on a prononcé une telle référence insaisissable). Et ce sample métallique et contorsionné par les effets, humm… Un final plus spacieux, moins clean, ourlé de lourdes frappes de batterie post-rock, provoquant phobie du vide et tétanie chez l’auditeur réceptif, avant une chorale qui rappelle les samples religieux du début, cette fois-ci chantée en studio… D’aucuns trouveront ça pompeux, il faut bien reconnaître que le morceau en prend un élan supplémentaire . Un premier essai qui augure vraiment du bon pour la suite.

note       Publiée le vendredi 11 février 2011

partagez 'Sincère autopsie de la finesse' sur les réseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Sincère autopsie de la finesse"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Sincère autopsie de la finesse".

ajoutez une note sur : "Sincère autopsie de la finesse"

Note moyenne :        3 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Sincère autopsie de la finesse".

ajoutez un commentaire sur : "Sincère autopsie de la finesse"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Sincère autopsie de la finesse".

manulerider › mardi 26 février 2013 - 11:50  message privé !

nouvel album dispo en streaming et téléchargement gratuit ici : http://www.bleubleubleubleu.com

AxEugene › lundi 28 février 2011 - 21:44  message privé !

Même si il y a clairement des influences électro, musique contemporaine (et bien d'autres) ça reste pas mal dans le registre post rock. Sinon d'après leur myspace (bien galère à trouver au passage), ils ont l'air plus suisses que français.

Note donnée au disque :       
sourdicus › vendredi 11 février 2011 - 19:34  message privé !

Les fans de post machin et de philip glass devraient y jeter une oreille.

Note donnée au disque :       
absinthe_frelatée › vendredi 11 février 2011 - 19:20  message privé !

Sur les dates françaises de The Legendary Pink Dots en avril, faites d'une pierre deux coups !!

Note donnée au disque :