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Scary Bitches › The island of the damned

cd • 12 titres

  • 1The island of the damned
  • 2Deathrock baby
  • 3Lung cancer
  • 4Come dance with me
  • 5We must conform
  • 6Fifteen for the bogeyman
  • 7Bats
  • 8My little itch
  • 9Bungalowland
  • 10We were sensible people
  • 11House of misery/house of pain
  • 12Doppleganger

line up

Alma Geddon (chant, guitare, basse, synthé), DEADri (clavier, chant), Bet (percussions

remarques

chronique

Plus en forme que jamais, les Scary Bitches nous reviennent avec leur troisième opus. Cinq ans se sont écoulés depuis 'Creepy crawlies' mais la formule n'a pas changé d'un iota...Un gros chaudron bouillonnant d'où émergent de temps à autre des yeux de chat, de la tripaille d'iguane, une main décharnée qui pourrait bien être humaine mais version plastique car l'important dans tout ça, c'est quand même de se marrer un bon coup; la vie n'est-elle pas trop courte pour être prise au sérieux ? Fidèles à leur habitude, nos trois sorcières s'amusent à traiter de sujets graves (le cancer, la pression sociale, la vieillesse...) sur un mode délirant, ainsi 'Lung Cancer' débutant avec une petite marche funèbre sur orgue à pile, et d'autres plus légers, ainsi 'Bats' où la compagne d'un comte transylvanien déplore son régime exclusivement composé de chauves-souris. A noter que pour l'occasion, le groupe a réenregistré quatre chansons de son premier cdr qui, enregistré à la maison en 1998, ne bénéficiait pas d'une qualité suffisante pour être réellement distribué. Nous trouvons le faux tango de 'Come dance with me', 'We were sensible people', la diabolique musique de foire de 'Doppelganger' et 'House of misery/Hours of pain'. N'ayant jamais entendu les versions originales, il me sera difficile d'esquisser une comparaison mais globalement, le ton général de l'album me semble plus électronique dans la production. L'écriture n'a pas fondamentalement varié mais nos gorgones me semblent avoir profité davantage de la technologie notamment dans les effets de voix, la programmation mise en valeur et quelques sonorités du clavier. S'il ne manque pas d'énergie, 'The island of the damned' dégage également une légère touche mélancolique absente des précédents disques, comme si derrière le délire pointait une petite amertume. Il ne s'agit pas non plus d'intellectualiser ce qui ne doit pas l'être; si nos trois dames refusent d'être considérées comme un 'groupe de comédie', elles ne cherchent pas pour autant à nous faire la morale et leur gothic rock frais, décadent et moderne conserve intact son charme et sa particularité.

note       Publiée le mercredi 9 février 2011

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Twilight › vendredi 11 février 2011 - 22:13  message privé !
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En tous cas, l'an passé, sur scène, elles avaient une sacrée pêche. Et elles recherchaient une nouvelle percussionniste car Bett va quitter le groupe.

Solvant › vendredi 11 février 2011 - 21:41  message privé !

"S'il ne manque pas d'énergie, 'The island..' dégage également une légère touche mélancolique absente des précédents disques, comme si derrière le délire pointait une petite amertume." C'est exactement ce que j'entends aussi, à tel point que je me demande si ce n'est pas le dernier album du groupe. Malgré les tres bonnes surprises que Twili a cité (Doppelganger, Come dance with me, ...) je regrette l' électro omniprésente.

Note donnée au disque :