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Banco de Gaia › Last Train To Lhasa

cd | 7 titres

  • 1 Last Train To Lhasa [11:43]
  • 2 Kuos [6:56]
  • 3 China (Clouds Not Mountains) [7:30]
  • 4 Amber [7:34]
  • 5 Kincajou [6:47]
  • 6 White Paint [6:06]
  • 7 887 (Structure) [14:17]

cd | 3 titres

  • 1 Kuos (Gnomes Mix) [11:19]
  • 2 Kincajou (Duck! Asteroid) [36:09]
  • 3 Eagle (Small Steppa Mix) [12:33]

chronique

Une locomotive qui arrive... des sons vont et viennent, probablement une vieille radio chinoise... un appel, puis un autre... on embarque, et le train part, superbement, sur un rail de de percussions et dans un somptueux paysage oriental montagneux et onirique... En trouvant cette fois un véritable port d'attache pour sa musique – en l'occurence, la lutte tibétaine contre l'oppression chinoise, et, plus précisément ici, la construction très politique d'un train reliant Lhasa, capitale du Tibet, et Xining, permettant ainsi de renforcer le contrôle chinois sur le territoire occupé – Toby Marks transcende ses mauvais tics et nous livre son chef d'oeuvre. Le premier titre vaut à lui seul l'achat de l'album – on croirait le Toxygene de The Orb couplé au Trans-Europa Express de Kraftwerk, dans des tonalités tibétaines (omniprésence des chants populaires oblige). On pourrait s'arrêter à cela mais la suite est, bien que moins percutante, tout aussi réussie : l'ethno-dub de 'Kuos', vif et dépouillé, laisse à entendre que Marks a laissé de côté la world music de supermarché et s'est penchée sur le bidouillage plus subtil, afin de donner au sampling une véritable raison d'être, bien au delà du collage littéral si vite maladroit. Parfois, il se prend au jeu du modelage répétitif onirique comme chez Global Communications ('China (Clouds not Mountains)', '887 (Structure)' ou les remixes du second CD, à l'approche planante, comme sur le positivement interminable 'Kinkajou (Duck! Asteroid)) quant à d'autres il approfondit ses propres formules d'accumulations de percussions et de mélodies orientales, cette fois mieux intégrées, comme sur 'Amber' et 'White Paint'. Malgré l'inévitable aspect esthétisant qui ne donnera au chercheur d'authenticité que des frissons d'horreur, la formule ouvertement assumée (cela reste, avant tout, de la musique électronique anglaise) fonctionne ici à merveille, soigneusement équilibrée entre rêveries innocentes, dub puissant et charge visuelle restée intacte à ce jour. Le meilleur disque de Banco de Gaia sans aucun doute, touchant au sublime, pourtant à deux doigts de l'écueil du kitsch – écueil dans lequel il se plantera allègrement dans d'autres disques dont il ne sera pas nécessaire de parler.

note       Publiée le mercredi 9 février 2011

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Seijitsu › dimanche 20 février 2011 - 19:53  message privé !

Je ne suis pas fan du côté "World Music à outrance" mais c'est un bon complément aux premiers The Orb. Et même si les remix du deuxième disque ne sont pas extraordinaires, ils restent très sympa.

Note donnée au disque :