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Seefeel › Quique

  • 1993 • Too pure pure cd28 • 1 CD digipack
  • 2007 • Too pure PURE 194 CDD • 2 CD digipack

cd • 9 titres

  • 1Climatic Phase #3 8:23
  • 2Polyfusion 6:22
  • 3Industrious 6:38
  • 4Imperial 6:37
  • 5Plainsong 7:40
  • 6Charlotte's Mouth 7:25
  • 7Through You 5:46
  • 8Filter Dub 8:45
  • 9Signals 5:47

line up

Justin Fletcher, Mark Clifford, Daren Seymour, Sarah Peacock (voix)

remarques

Réédité en 2007 sous le nom (Redux Edution) avec un second CD de raretés et versions alternatives

chronique

Styles
ambient
electro
rock
psychédélique
noise rock
shoegaze
Styles personnels
dreamy shoegaze

À ma droite, My Bloody Valentine. Froid, brumeux, dissonnant, nauséeux. Sans amour, puisqu'ils le disent eux-même. Mais de belles textures vaporeuses, compactes, faisant parfois office de filtre translucide transformant une idée noire en un nuage rose. À ma gauche, le Gas de Wolfgang Voigt. Horizontal, "minéral" comme l'a si bien dit mon collègue Dariev Stands, aux textures granitiques faites de strates de boucles, d'échos et de boucles d'échos bouclées sur leurs échos. À la frontière du musical et de l'abstraction, aride, extrêmement répétitif au delà des conventions, étiré, monotone. Et au milieu, transcendant, Seefeel. LE groupe qui aura subi absolument toutes les étiquettes anglaises possibles que l'on colle sur les trucs hype : shoegaze, dream pop, ambient, noise-rock, electronica, post rock, et caetera. Pourtant, Quique est si simple. En 1975, ils auraient appelé cela rock planant, et tout le monde aurait été content. Parce que l'album, c'est une invitation à l'envol, du début à la fin. Ce n'est, formellement parlant, qu'une idée efficace développée sur plusieurs titres : hypnotiser l'auditeur avec des boucles de guitare vaguement instables et superposées à leurs effets, puis ajouter des basses groovy en diable pour la portance, et enfin une rythmique, parfois cassée, parfois purement 4/4, souvent les unes à la suite des autres. Les mélodies se ressentent et se "vibrent" plus qu'elles ne s'écoutent ; c'est que Seefeel récupère la syntaxe électronique dans le contexte shoegaze, ou invite la gratte de Cocteau Twins chez Basic Channel, c'est selon. Quelques vocalises viennent prendre part au jeu, s'invitant dans la composition (gazeuse) pour relever les boucles d'une touche féminine à son tour évaporée dans ses propres échos. Des titres aux textures aussi splendides qu'"Industrious" figureraient en bonne place sur les Selected Ambient Works d'Aphex Twin (cette rythmique, mes amis !). Là où Voigt s'évertue, à l'allemande, à se cloîtrer dans une rigidité sonore qui confine à l'autisme, Seefeel à l'inverse s'ouvre langoureusement aux saveurs érotiques du dub, de la basse funk et au psychédélisme latent de toutes les formations précitées. Quique n'a que vocation de faire planer ; c'est Gas en vapeur d'eau, c'est Boards of Canada en bien, c'est My Bloody Valentine en bleu.

note       Publiée le mercredi 2 février 2011

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Note moyenne        5 votes

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Procrastin › jeudi 6 août 2020 - 19:40  message privé !

Brumisateur.

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Seijitsu › samedi 10 octobre 2015 - 12:54  message privé !

C'est vrai que les deux albums sont sortie la même année en plus. D'où tiens-tu cette info ?

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dariev stands › samedi 10 octobre 2015 - 12:28  message privé !
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Apparemment que le gars de Seefeel était coloc avec le gratteux de Slowdive pendant que ces derniers enregistraient Soulvlaki ... tout s'explique... Beaucoup de rockeux de la scène londonienne ont fait la transition définitive vers l'électronique à cette époque là...

Seijitsu › samedi 14 septembre 2013 - 13:52  message privé !

Même si ce disque est insurpassable, il y a de très belles choses sur Polyfusia si on veut prolonger l'expérience ambient techno shoegaze. Et je le répète, l'album de 2011 est excellent (quoique assez différent dans la forme par rapport à celui-ci).

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Wotzenknecht › samedi 14 septembre 2013 - 10:11  message privé !
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Pas mal réécouté ces derniers temps après l'avoir mis de côté, avec ma soif de musiques immersives. 'Plainsong' est est à tomber par terre, ou plutôt, à s'envoler dans les air de beauté.

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