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Carbon Based Lifeforms › Hydroponic Garden

cd • 11 titres

  • 1Central Plains 8:07
  • 2Tensor 5:43
  • 3MOS 6581 (Album Version) 7:10
  • 4Silent Running 7:04
  • 5Neurotransmitter 7:27
  • 6Hydroponic Garden 9:12
  • 7Exosphere 5:05
  • 8Comsat 7:07
  • 9Epicentre (First Movement) 5:57
  • 10Artificial Island 5:11
  • 11Refraction 1.33 8:18

line up

Daniel Ringström, Johannes Hedberg

remarques

chronique

Styles
ambient
electro
musique électronique atmosphérique
Styles personnels
downtempo / acid / panoramic ambient

"Global Communication avec plus de TB-303", voilà le résumé le plus concis que j'ai pu glaner à propos de Hydroponic Garden. Pourtant, ce qui m'a frappé lorsque j'ai découvert ce disque (au parfait hasard), c'est la puissance visuelle qu'il dégageait ainsi que son âme et son émotion définitivement en phase avec des grands classiques d'une vague par trop oubliée, Solar Quest et Optic Eye en tête ; celle de cet élan onirique qui peut sembler désuet mais qui devrait parler autant aux amateurs d'ambient "à l'anglaise" qu'aux auditeurs doux rêveurs de la musique planante Berlin School. La production, encore imparfaite, donne un cachet un peu troublé et ouateux aux sonorités acid et aux pads dont les gigantesques réverbérations enveloppent l'auditeur dès la superbe ouverture 'Central Plains'. La grande réussite de l'album tient pourtant sur peu de choses ; des séquences soigneusement équilibrées entre dérives légères et irrésistibles moments où les kicks, lents et profonds, viennent former un océan de séquences immersives, qu'il s'agisse du grandiose 'MOS 6591', très réminiscent du Gas 0095 de Mat Jarvis, le nocturne et hypnotique 'Comsat', dont les séquences acid virevoltent en suspension au centre d'un espace sonore profond, agrémenté d'un drone continu et de mélodies proches du Autechre d'Incunabula, ou encore - et c'est bien là mon titre préféré - le grandiose 'Neurotransmitter', qui là encore, au risque de me répéter, sonne comme le meilleur d'Autechre couplé au 'Parasight' de Balil en version downtempo. C'est grandiose, envoûtant, organique, passablement mélancolique et dans la directe lignée d'une ambient foisonnante alors délaissée au profit des variables kilométriques de l'ambient "laptop" à l'allemande. Carbon Based Lifeforms tout comme Aes Dana et Solar Fields vont réinsuffler un second souffle à l'électro-ambient de salon en quelques percutantes sorties qui demandent encore à être surpassées. Vendre du rêve dans un monde artificiel, voilà une image qui sied autant à Philip K.Dick qu'à ces jardins hydroponiques qui n'attendent que de faire pousser les vôtres.

note       Publiée le mercredi 26 janvier 2011

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notes

Note moyenne        8 votes

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mangetout › mardi 25 octobre 2016 - 00:40  message privé !

Ouais tout à fait d'accord pour le "Chill out" de KLF, on pourrait même rajouter les premiers The Orb.

A noter qu'il vient d'être réédité, tout récemment, chez Blood Music (le Carbon Based Lifeforms).

Dioneo › mardi 11 octobre 2016 - 15:11  message privé !
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Tiens, me suis ressorti ça hier soir, et je me le remets là à un volume que l'heure permet de pousser bien plus... Bien cool, ce disque, il "met bien", je trouve. Très en accord avec son titre - dans l'acception Roi Heenok plus bas citée mais pas seulement (il est "vaste comme un espace naturel mais néanmoins un peu étrange, étranger"), pour moi. Et effectivement - question de génération ? (pas sûr) - comme Mangetout, je pense pour ma part au moins autant à Future Sound of London voire à The KLF (le fameux et très trippant album Chillout, bien-sûr, plutôt que leurs trucs dance un peu moisis d'après), ou à d'autres truc ambient-house etc., même 808 State ou des gens comme ça... Mais avec - comme disent la chro et certains com, oui - une "base mé" (au sens Pheadream du truc) qui se serait vue investie, modifiée, mutée par des souches de tous ses trucs là. Et puis Neurotransmitter est une sacrée montée en pente faussement douce, oui, très "paysagière" si on veut mais qui - comme le reste du disque, d'ailleurs - parvient à ne pas tomber dans "l'effet papier peint" platement kitsch, comme peut souvent sonner ce genre d'exercice sonore, je trouve.

mangetout › vendredi 6 novembre 2015 - 09:54  message privé !

Des implants de rêve éveillé ou les pensées vagabondes de neuromantiques cosmiques !

J'avoue que contrairement à Zamolxis, l'aspect baigné dans l'écho participe à la séduction de l'ensemble, la sculpture du son alliée au travail mélodique et rythmique forment un tout terriblement efficace et du coup le rapproche, effectivement beaucoup, de certains musiciens de la Berlin School, le Ashra de la fin des 70's notamment (cf. le superbe "Blackouts"). Mais souvent c'est à Future Sound of London qu'ils me font penser, en moins "télescopage de samples", c'est bizarre qu'ils ne soient jamais cités les concernant.

NevrOp4th › vendredi 4 novembre 2011 - 20:01  message privé !

Tuerie.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › jeudi 10 février 2011 - 08:44  message privé !
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Je vois ce que tu veux dire, mais c'est aussi une des marques de fabrique du style et du label - certains artistes utilisent l'écho comme instrument, en l'exploitant au maximum. peut-être que chez CBL la prépondérence des mélodies le rend d'autant plus visible, mais c'est un des artistes qui s'en sert le mieux (en contre-exemple, je dirais Steve Roach).

Note donnée au disque :