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Tonto's Expanding Head Band › Zero time

  • 1971 • Embryo SD 732 • 1 LP 33 tours

lp • 6 titres • 34 :17 min

  • face a
  • 1Cybernaut 4:30
  • 2Jetsex 4:14
  • 3Timewhys 4:57
  • face b
  • 4Aurora 6:48
  • 5Riversong 8:00
  • 6Tama 5:23

enregistrement

Producteur exécutif : Herbie Mann Produit et écrit par Malcolm Cecil et Robert Margouleff

remarques

chronique

Styles
electro
musique électronique
Styles personnels
électronique analogique

Cet album est irrémédiablement associé à Stevie Wonder. Il en sera traumatisé, et cherchera immédiatement à contacter ses créateurs pour leur proposer une collaboration. Si vous vous demandiez d’où venaient les sons éthérés qui tapissaient Fulfingness, Innervisions, Talking Book, et surtout Music of my mind, ne cherchez plus. Attention cependant, Stevie Wonder n’apparaît nullement sur ce disque (qui n’a d’ailleurs rien de pop), il a simplement décidé d’intégrer les toutes dernières avancées technologiques à sa musique suite à son écoute… Cybernaut est de toute évidence le morceau le plus abouti, évocateur de ces longs plans séquences sur des planètes lointaines des vieux films de sci-fi, voire tel qu’on aurait pu en trouver dans les tout premiers mangas. Et c’est sur cette imagerie et ce ton aujourd’hui délicieusement suranné et "vintage" que va jouer à fond le duo Tonto. La deuxième face est plus ambient et liquide, avec une sorte de muezzin passé à un vocoder bizarre sur Riversong… On pense à My life in the bush of ghosts de Eno/Byrne, 10 ans avant. Pour Stevie Wonder, Zero Time signifie remise des compteurs à zéro, nouveau départ. Non seulement désormais, il va créer sa musique tout seul, comme il l’entend, mais il va en plus se permettre d’utiliser des instruments qu’aucun musicien pop américain n’avait oser approcher. ‘Tonto’ (The Original New Timbral Orchestra), plus grand synthétiseur analogique du monde, composé de deux Moog couplés à une dizaine d’autres modules, sera utilisé plusieurs fois dans les albums des 70’s de Wonder (sur Living for the city notamment), avec l’aide du duo Margouleff et Cecil, systématiquement crédité dans ses albums. On leur doit une bonne partie du "son Wonder" à la chaleur nuageuse si caractéristique. ‘Tonto’ sera également filmé dans Phantom of the Paradise de De Palma en 74, tel une sorte d’autel typique des 70’s. Les Isley Brothers feront également appel à lui pour deux de leurs albums. Cecil et Margouleff enregistreront un 2ème album sous le nom de Tonto, pas encore écouté par votre serviteur…

note       Publiée le mardi 25 janvier 2011

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mangetout › mardi 25 janvier 2011 - 20:08  message privé !

Ah c'était bien ça, de l'électronique détendue et pas prétentieuse pour un sou.

A noter que Margouleff en 1980 a produit le "Freedom of choice" de DEVO, le groupe en a d'ailleurs profité pour utiliser le Tonto, quant à Malcom Cecil c'est avec Steve Hillage qu'il a bossé sur le très bon "Motivation radio" en 1977.