Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesWStevie Wonder › Uptight

Stevie Wonder › Uptight

lp | 12 titres | 00:00 min

  • 1 Love A Go Go
  • 2 Hold Me
  • 3 Blowin'In The Wind
  • 4 Nothing's Too Good For My Baby
  • 5 Teach Me Tonight
  • 6 Up Tight
  • 7 Ain't That Asking For Trouble
  • 8 I Want My Baby Back
  • 9 Pretty Little Angel
  • 10 Music Talk
  • 11 Contract On Love
  • 12 With A Child's Heart

enregistrement

Produit par Henry Cosby, William "Mickey" Stevenson, Clarence Paul, Brian Holland & Lamont Dozier

line up

non renseigné

chronique

Pour beaucoup, c’est là que la carrière de Stevie Wonder démarre vraiment : pour la première fois il n’est plus ‘Little Stevie Wonder’ mais bien Stevie Wonder tout court. Il n’a que 15 ans et sa voix semble avoir déjà mué… Sauf sur un titre comme Contract of Love, où son timbre d’enfant ressurgit soudain : troublant. La chanson titre sera le plus gros carton de Stevie depuis Fingertips. Les autres titres marquants sont Love a Go-Go et son intro reprenant celle de Dancing in the Street, Blowin’ In The Wind, reprise qui ne coulait pas forcément de source pour un jeune black de 15 ans, le très swinguant Music Talk, préfigurant le thème de Sir Duke, avec déjà une propension pour la richesse instrumentale, véritable manifeste du style Motown, avec des chœurs qui semblent assurés par les Supremes. On passera vite sur le reste des albums pré-‘Where I’m Coming From’, vu que la Motown en était encore à concevoir ses 33t comme des collections de chansons sans thème particulier, et surtout sans consulter les artistes… Il faudra attendre la toute fin des années 60 pour que la black music (Hendrix excepté) se mette à suivre les traces des Rubber Soul et autres Pet Sounds… En attendant, il existe une pléthore d’albums du genre ‘Tribute to Uncle Ray’ (oui oui un tribute à Ray Charles par Stevie Wonder, quel bon goût n’est-ce pas) ou ‘Stevie à la plage’ qu’on ne vous fera pas subir, dans notre grande miséricorde. Il faut juste savoir que Wonder, étant mineur pour la plupart de ces albums, n’avait pas son mot à dire, un peu comme Michael Jackson au sein des Jackson 5 quelques années plus tard, et avait probablement envie dès le départ de briser ce carcan. La Motown, maison de disque entièrement gérée par des noirs, s’était à elle-même imposée ces règles rigides afin de toujours passer pour les "gendres idéaux" aux yeux des blancs, clientèle la plus argentée et donc à même d’acheter des millions de disques. Quitte à ce que tous leurs visuels soient ridicules, voire drôles, aujourd’hui. Il y a eu par exemple quatre 33 tours pour la seule année 63. C’est donc une première période à l’image des Bealtes à la même époque… en pire (avec des gros films pourris aussi : Bikini Beach et Muscle Beach Party). Le très coincé et morne début des 60’s niveau musique pop va être une période de stagnation jusqu’à ce Uptight.

note       Publiée le mardi 25 janvier 2011

partagez 'Uptight' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Uptight"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Uptight".

ajoutez une note sur : "Uptight"

Note moyenne : Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Uptight".

ajoutez un commentaire sur : "Uptight"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Uptight".