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Clare Cooper › Hammeriver

cd • 5 titres • 39:59 min

  • 1Second Stabbing (Ohnedaruth)
  • 2First Free
  • 3E
  • 4DD
  • 5Heartbreaker

line up

Clare Cooper (concert harp), Chris Abrahams (grand piano), Tobias Delius (tenor saxophone, clarinet), Werner Dafeldecker (double bass), Clayton Thomas (double bass), Christof Kurzman(laptop), Tony Buck (Drums)

remarques

chronique

Styles
avant garde
free jazz
jazz
Styles personnels
musique improvisée

C’est vrai que l’idée de revenir faire quelques chroniques pour se fendre la gueule m’a un peu dépassé, puisque l’envie ne s’arrête pas. Mais je ne peux pas passer sous silence ce premier enregistrement de Clare Cooper, un de mes disques 2010 haut la main. Question de décence. Je dois bien avouer que j’étais assez sceptique sur le rendu solide d’une musique purement improvisée qui se joue des frottements, pincements délicats et autres frôlements sensuels. J’ai découvert Clare dans un cadre un peu particulier, une espèce de bar bourgeois avec une scène sur laquelle se voyait enchainer des mecs comme Clayton Thomas (le jeune contrebassiste qui monte ; et pas seulement Clare), Axel Dörner, monsieur Schlippenbach, et j’en passe. Ok, c’était à Berlin, un truc un peu spécial quoi (et un super souvenir). Et puis bon, Clare est une fan des Boredoms, qu’est-ce que tu croyais ? J’avais pas trop le choix ; un peu de sérieux, matte le line-up. Parce que l’interêt de Hammeriver, c’est pas vraiment la matière première ; on est habitué au langage des musiciens, ici, tous, ou presque, des pointures, des habitués (Clayton, à Berlin pour quelques jours, a joué… tout les jours. Avec tout le monde), et pour peu qu’on écoute un peu de musique improvisée, on a déjà croisé les gaziers au détour d’un album, obligatoirement. Clare en revanche, elle était plutôt discrète. Et j’vais pas raconter de conneries, ici aussi, elle l’est. Alors qu’elle dispose d’une grammaire bien fournie, sa harpe pas-tout-à-fait-normale n’est point à la virtuosité, mais plutôt à la picore, avec des petits objets, avec pour résultat une approche qui la rapproche des darons de l’electro-acoustique. Et puis j’vais pas non plus m’épancher sur les talents de Clayton Thomas (jamais vu un gars manier une contrebasse comme ça), de Tony Buck (que nos abrutis de lecteurs connaissent bien ; enfin je l’espère), de Dafeldecker (non, il n’est pas noir)… la vraie magie d’Hammeriver, c’est le son. Un son organique (pour une fois que le mot n’est pas.. galvaudé),sans bave aux lèvres, sans abrasion, simplement la pure acoustique minutieuse – sans doute le fruit d’un ingénieur du son complètement maniaque – où chaque détail de chaque instrument est reproduit à une échelle qui dépasserait pour un peu le spectre de la perception. Limite une vision quantique de la musique, qu’on pourrait presque toucher du doigt.

note       Publiée le vendredi 14 janvier 2011

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Note moyenne        3 votes

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Moonloop › dimanche 16 janvier 2011 - 00:03  message privé !

Écouté seulement deux fois pour le moment, j'ai beaucoup apprécié bien qu'incapable de dire pourquoi à l'heure actuelle (sa finesse sans doute, son ambiance...). Par contre tu as "oublié" de préciser que Hammeriver est un hommage à Alice Coltrane! Bon, ça n'a pas d'importance fondamentale mais autant donner un minimum d'intérêt à mon commentaire... Merci pour la découverte en tout cas.

Rendez-Moi › samedi 15 janvier 2011 - 23:50  message privé !

trop de disques géniaux de partout, je passe ma vie à leur courir après en me disant que plus je cours, plus y en a. Tapette de bonne musique

saïmone › samedi 15 janvier 2011 - 23:00  message privé !
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Et là évidemment aucun petit malin pour mettre un commentaire...

Note donnée au disque :