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Bodychoke › Cold River Songs

cd • 9 titres • 54:41 min

  • 1Control
  • 2Cold River Songs
  • 3Your Submission
  • 4Victim
  • 5Ideal Home
  • 6Aftermath
  • 7White Light Killer
  • 8Woman Unkind
  • 9Trial

line up

Kevin Tomkins (Guitare, Voix), Gary Kean (Basse), Mike Alexander (Cello), Manu Ros (Batterie), Paul Taylor (Guitare, Voix)

remarques

La pochette du haut est celle de la réédition Relapse de 2009. Celle du dessous est l'originale sortie chez Purity en 1998.

chronique

Ah qu’il est loin le temps de cette année scolaire 1998-1999, l’année des véritables sorties Relapse, où l’on avait découvert en France le combo Nasum / Soilent Green / Gore Beyond Necropsy / The Dillinger Escape Plan / Unsane / Coalesce / Cephalic Carnage (rien que de l’écrire ça fait drôle). Vous vous souvenez d’un combo pareil sur 2008-2009 ? Aujourd’hui, les gloires susnommées font du neo-metal, et les meilleures Relapseries sont des rééditions – ô tristesse. Le disque dont je vais vous parler, est une réédition de 2009, d’un disque sorti à l’origine en… 1998, bien entendu. Victime du prosélytisme d’un webzine ami (Slow End, pour le nommer) et de son chroniqueur-qui-ne-recule-devant-aucun-name-dropping-outrancier – dont je vous reparlerais tout à l’heure – à la morale bien peu républicaine, cet album de Bodychoke va certainement bénéficier d’un buzz (en tout cas je l’espère), au moins sur ce site c’est sûr, puisqu’ici se cache rien de moins que Kevin Tomkins, le gazier fou de whithouse et aussi mais surtout de Sutcliffe Jügend, projet de power noise, géniteur d’un célèbre "we spit on their graves", sodomie auditive d’une dizaine d’heures, en K7, réalisé avec amour pour chacune des victimes de monsieur Sutcliffe ; mais notre enculeur de service (VL) vous en parle bien mieux que moi sur les liens à droite, là. Bodychoke, donc, n’a rien à voir avec le power electronics, mais bien plutôt, et c’est là que je lâche le copyright, à une rencontre sous haute surveillance du Neurosis de "Enemy of the Sun", d’un early Swans troquant politique contre barbiturique, d’un The Gault troquant sa chimio contre des benzodiazépines, saupoudré d’une douce odeur de Godflesh métallique. En traduction, ça donne du post-punk noise-rock hardcore urbain apocalyptique et métallique. Et le retour à Neurosis si on commence à parler du violon et du violoncelle – la comparaison ici la plus évidente. Un Neurosis rongé par la rouille, attirant les amas d’ordures ferriques et métallurgiques à la manière de ces pauvres Tetsuo (les deux) en pleine crise d’identité. Et on connait les deux résultats possibles : boom ! et boom ! Pas de prisonniers, juste un cratère de la taille d’une ville. Les titres les plus tristes évoqueront l’enterrement des vieux amis morts au front, un trou creusé dans le béton en guise de tombe, surmonté d’une croix de bois sec cloué avec les moyens du bord ; les titres les plus énervés évoqueront quant à eux l’affrontement massif d’une armée de punk échappé de Ken le Survivant, avec pieds de biche, massue, fléau, couteau Bowie ; et les autres, qui hésitent entre prophétie , spleen solitaire et frustration. Le disque pour vous faire la totale des histoires de survivants. Faire succomber le monde et vous-même à la folie du nucléaire. Vos enfants l’appelleront… terre de vers.

note       Publiée le lundi 10 janvier 2011

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Note moyenne        7 votes

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Shelleyan › vendredi 13 août 2021 - 14:42 Envoyez un message privé àShelleyan
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je viens de découvrir avec deux autres albums que celui-ci...C'est intense et jouissif. J'ignorais par contre la filiation avec Sutcliffe Jugend...Ce site est incroyable ! ^^

Aladdin_Sane › dimanche 8 janvier 2012 - 00:55 Envoyez un message privé àAladdin_Sane

J'ai trouvé un exemplaire aujourd'hui qui trainait dans une solderie entre un vieux Carlos et un album de Bezu. Une pepite dans la vase...

Raven › lundi 26 septembre 2011 - 00:31 Envoyez un message privé àRaven
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Très sympa... j'hésite entre Nick Cave sans gomina et Gira pour la voix, mais aucune dimension religieuse ici ; ni apocalyptique. On est plutôt dans un truc très intime et replié sur lui, totalement psychorigide, genre martelage mental (les paroles sont assez... limpides)

Note donnée au disque :       
heirophant › mercredi 12 janvier 2011 - 21:08 Envoyez un message privé àheirophant

Quand il susure comme un lover, on dirait michael gira.

sinical › mercredi 12 janvier 2011 - 08:43 Envoyez un message privé àsinical

j'aime pas le name dropping

Note donnée au disque :