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Vladimir Bozar n Ze Sheraf Orkestär › Universal Sprache

15 titres - 59 :27 min

  • 01/. RSS Master
  • 02/. Super Mythoman
  • 03/. Todomak
  • 04/. Panzoni pasta
  • 05/. Hector ou la défaite de Martin Shin
  • 06/. Guignette
  • 07/. Le grand Rabbi (ou la revanche d’un Juif japonais)
  • 08/. Meglio stasera
  • 09/. Rockabiloose
  • 10/. Gonzales
  • 11/. Toulofi Colum
  • 12/. Cartus
  • 13/. Ocham
  • 14/. GBS
  • 15/. Thermostat 7 (remix d'Igorrr)

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré au studio Lino Ventura à Nice, Alpes-Maritimes, et à Seattle, Washington State.

line up

Mina (basse bio Napolitaine, chant, clavier), Cyro (touché de merdrre, guitare, kazoo, choeur), FraCtAL (Appuyeur de boutons AZERTY, claviers, séquences électroniques, accordéon), Ben’houz (grosse caisse caisse claire), Pedral (chanteur pour goûters d’anniversaire, mandoline, guitare)

Musiciens additionnels : Igorrr (remix de Thermostat 7)

chronique

Styles
electro
jazz
metal
ovni inclassable
world music
Styles personnels
carnaval core / bunglien

Comme quoi ça sert toujours de chroniquer des obscurités : c’est grâce à ma chronique de Jean-Paul Trash, trio de lycéens en pagne Nicois, que le nom de Vladimir Bozar vint d’abord à mes oreilles… Sans cela, jamais je n’aurai entendu parler de ce groupe atypique, sorte de Mr Bungle sudiste assaisonné d’une bonne lichette de franchouillardise. Eh oui, c’est aussi ça, les archives du sombre et de l’expérimental : des groupes blaguesques, dont le nom sonne comme une private joke aux oreilles des initiés, qui donnent naissance à des projets plus sérieux des années après ! Djé et Pédral de Jean-Paul Trash, ont donc fusionné avec les Children of Invention (tiens, tiens !) lors d’une nuit de débauche dont on ne veut même pas savoir les tenants et les aboutissants, tant cela nous dégoûte. Mais si leur projet est né sous le double patronage du délire Bunglien et de la virtuosité Zappaesque (car malgré leur esprit potache qui ne s’arrête jamais, ces gens là jouent comme des malades), c’est à un autre moustachu qu’ils rendent hommage sur la pochette de leur premier album : Brassens, ici réduit en Tatayet de fortune d’une petite fille digne du After School Special de Bungle… à croire que le nuage de Tchernobyl est au moins allé jusqu’à Nice… Pourtant, à part Jean-Pierre Massiera, pas grand-chose de bien expérimental n’était jusqu’alors sorti de la 2ème ville de la région PACA. C’est désormais chose faite, et pour un début, ils ont mis les bouchées doubles, jusqu’à réaliser une partie du skeud à Seattle sous la houlette de Trey Spruance et de ses cintrés des Secret Chiefs 3 ! Après tout, la cote d’azur n’est-elle pas une sorte de version « Damart » de la Californie ? C’est un sacré coup de jeune qu’elle reçoit ici, avec ce déluge de metal Bunglien et de changements de tempo furibards, émaillé d’ambiances feutrées à la Peeping Tom (Gonzales, le classe et cinématographique GBS). Quoi de plus normal pour un groupe de la riviera qui carbure surement à l’EPO (eau-pastis-olives) durant les longues et éreintantes journées d’été ? Si l’album peut paraître trop chargé, surtout avec les 2 premiers titres souffrant du syndrome Mars Volta, il dévoile sa véritable nature dès le tour de force Panzoni Pasta : déconnade permanente. On remarquera au passage un pont instrumental que je soupçonne être une subtile référence à un thème musical de l'intro d’FF7. Plus évidente est l’hommage à Vladimir Cosma que le groupe semble vénérer avec une reprise de la musique de Rabbi Jacob ! Pour ceux qui ont toujours pensé à Louis de Funès dansant en crabe en écoutant Ars Moriendi, c’est du caviar ! Mais Universal Sprache ne se contente pas d’être un très bon album pour nostalgiques de Bungle, ce qui serait déjà pas mal vu tous les mauvais copieurs du style. Il apporte aussi une certaine touche vieillotte sudiste, voire italienne lors de certains titres (le très très dense Super Mythoman, qui se termine pourtant dans un électro-metal déjanté), comme un bon plat de pâtes agrémenté de drum’n’bass épileptique, d’orchestrations Elfmaniennes (Toulofi Colum), de plans manouches, d’interludes napolitains dignes d’un album d’Akhnenaton, de plans surf à la B-52’s (Rockabiloose), voire d'une ritournelle ritale chantée avec une voix mutine digne de Babet de Dionysos (Meglio Strasera). Ceux qui pleuraient la fin de Carnival In Coal peuvent s’y essayer, les autres aussi, il est si rare de voir un groupe français qui parvient à garder sa franchouillardise avec des références aussi américaines...

note       Publiée le mardi 28 décembre 2010

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

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wlad_Sebkha-Chott › jeudi 8 décembre 2011 - 13:56  message privé !

Pour sûr qu'on se sent proche des Vladimir, ne serait-ce que par le prénom.

Après, je pense que si la même envie nous pousse à l'origine, chacun a choisi un chemin assez différent pour le réaliser, sans doute plus "bunglesque" pour Vladimir, et une orientation plus "gorillesque" pour Sebkha-Chott ces derniers temps (en toute prétention, par ailleurs).

Nous aurons à coeur de trancher cela avec notre prochain opus, soyez en sûrs ! ;)

sergent_BUCK › jeudi 6 janvier 2011 - 05:07  message privé !
avatar

ah bah j'en suis seulement à la deuxième écoute, donc pour le moment c'est clair que c'est sympa... et j'espère bien qu'il me durera plus longtemps que ça.

Sinon Dariev, as tu jeté une oreille sur Sebkha Chott ? je suis étonné qu'il n'y ait pas de recommandation en bas... C'est vrai que le rapprochement est un peu facile du fait de l'origine des groupes, mais y'a bien cette déconne permanente, la virtuosité des zicos et cette humeur colorée qu'on retrouve chez les deux.

Note donnée au disque :       
Solvant › mercredi 5 janvier 2011 - 23:23  message privé !

C'est tres sympa une ou deux fois .. après ...

Le clip animé de "Ocham" vaut le coup d'oeil :

http://www.youtube.com/watch?v=JC-rKmovLY4&feature=related

edit = je viens de voir "Regardez ces extraits vidéo sur GOD TV ...", ce qui rend inutile mon lien sur youtube

Note donnée au disque :       
absinthe_frelatée › mardi 28 décembre 2010 - 11:24  message privé !

Vus en première partie de Secret Chiefs 3, ça restait du domaine de la bonne blague bien branlée mais guère plus. Curieux de voir ce que ça donne sur galette (sur socca ouais en effet).