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Dj Spooky › Optometry

cd • 13 titres

  • 1Ibid, Désmarches, Ibid
  • 2Reactive Switching Strategies For The Control Of Uninhabited Air
  • 3Variation Cybernétique: Rhythmic Pataphysic
  • 4Asphalt (Tome II)
  • 5Optometry
  • 6Sequentia Absentia (Dialectical Triangulation I)
  • 7Rosemary
  • 8Dementia Absentia (Dialectical Triangulation II)
  • 9Parachutes
  • 10Absentia Absentia (Dialectical Triangulation III)
  • 11Variation Cybernétique: Rhythmic Pataphysic
  • 12Périphique
  • 13It's A Mad, Mad, Mad, World

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Paul D. Miller – Enregistré à Sorcerer Sound, NYC et Mindswerve, NYC – Mixé et masterisé à Mindswerve, NYC

line up

Guillermo E. Brown (batterie), William Parker (basse), Matthew Shipp (piano), Joe McPhee (saxophone ténor, trompette), Dj Spooky ‘That Subliminal Kid’ (laptop, kalimba, platines, contrebasse)

Musiciens additionnels : Pauline Oliveros (1932-2016) (piste 4), Daniel Bernard Roumain (violon sur 3, 5, 11), Carl Hancock Rux (vocaux sur la 4), High Priest d’Antipop Consortium (piste 10), Daniel Carter (piste 9), Groupe IsWhat ?! sur ‘Parachutes’ : Matthew Anderson (basse), Napoleon (beatboxing et vocaux), Jack Walker (flûte), Billy Martin de Medeski, Martin & Wood (beats de batterie sur la 5)

remarques

‘The Blue Series Continuum’ – Directeur artistique de la série : Matthew Shipp Design & photos : Cynthia Fatty & Paul D. Miller

chronique

Styles
black music
hip-hop
jazz
Styles personnels
'cybernetic jazz'

Voilà, enfin, DJ Spooky, dit ‘That Subliminal Kid’ fait son entrée sur ce site. Il aura mis le temps, mais vous saviez tous qu’il y figurerait un jour en bonne place, non ? Ce musicien transgenre peu connu sous nos latitudes est probablement l’électro libre le plus hyperactif de la scène de Washington DC. Optometry est l’un de ses albums les plus accessibles et riches, bien que s’agissant à la base d’un travail de groupe. Le groupe composé pour l’occasion est mené par Matthew Shipp, pianiste jazz aventureux habitué des collaborations avec les musiques urbaines (on connaît son album avec Antipop Consortium, chroniqué ici). Avec une aisance transparente, le quintette colore son jazz (car c’est avant tout de jazz dont il s’agit) d’élements disparates de slam, de hip-hop, de beatbox, d’électronique, voire du violon de Daniel Bernard Roumain… La batterie est délicieuse, à la fois subtile et bien calée sur une syncope qui sera familière aux fans de hip-hop. Les titres les plus dynamiques (Optometry, Ibid, Périphérique), très cinématographiques et réussis, sont menés par le piano nerveux de Shipp, qui construit une trame qui éclaire à merveille le long texte assez abscons du livret. Il y est question du ‘Manifeste pour une Nouvelle Babylone’, un texte de 1960 comparant jazz et urbanisme, que Dj Spooky, docteur en philo, illustre en incluant un texte totalement freestyle de John Cage autour du concept d’’Optometry’… Rassurez-vous, on peut ne rien n’y comprendre et apprécier tout simplement ce jazz mutant qui sort des enceintes, tout en manipulant le bel objet concocté par Thirty Ear. Entre interludes ambient, quelques pincées de rap, juste ce qu’il faut, et descentes en territoire expérimental, voire contemporain (Absentia Absentia), Optometry navigue avec une souplesse que seul le jazz peut apporter. Future jazz, nu-jazz ou jazz urbain, puisse-t-il être toujours aussi varié et foisonnant dans ses rythmiques.

note       Publiée le samedi 18 décembre 2010

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Coltranophile › mercredi 22 décembre 2010 - 11:01  message privé !

Une éternité que je ne l'ai pas ressorti. J'avais accueilli dubitativement le projet à l'époque mais j'avais été vite conquis. ThistyEar sortait perle sur perle à l'époque et ce disque est probablement encore la plus belle réussite du label dans ce type d'exercice.

Note donnée au disque :       
Noohmsul › dimanche 19 décembre 2010 - 14:10  message privé !

Ce truc m'a l'air très intéressant, merci pour la découverte!

A.Z.O.T › dimanche 19 décembre 2010 - 02:43  message privé !

Ah DJ Spooky, les sorties qu'il a faites imposent le respect autant ses travaux illbient des débuts (songs of a dead dreamer) que ses gros mixs (notamment du repertoire de sub rosa toujours aussi drole d'entendre du hip hop etre mélangé à du artaud, cocteau etc)