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Opium Dream Estate › Estranged memories

cd • 12 titres

  • 1Old books and the muse
  • 2Wishful thinking
  • 3Fire guided light
  • 4A raven in the snow
  • 5Nanda
  • 6Learning to fly
  • 7Kneel to the cross
  • 8The moon
  • 9Der Finsternis
  • 10Rainbow
  • 11The Dark Lady
  • 12Seven thousand years

enregistrement

Seventh Crow Studios, Chevilly-Larue, France, 2010

line up

Sébastyen D. (chant, musique, programmation, production, mixage)

remarques

chronique

Styles
gothique
cold wave
Styles personnels
dark folk

Son précédent opus nous invitait à la rêverie sous le firmament d'une nuit d'été (ou d'hiver selon l'humeur) étoilée, celui-ci nous convie dans le charme cosy d'une
vieille demeure, un grenier éventuellement, mais en tous les cas un endroit chargé en souvenirs où les odeurs, les teintes, les images, objets, se muent en autant de fantômes que l'on se plaît à écouter chuchoter...Craquements d'un vieux disque qui tourne, petite mélodie cristalline, quelques nappes, Sébastyen D. nous met à l'aise avant de lancer ses percussions un brin rituelles. Une fois encore je suis impressionné par l'efficacité des ambiances car malgré un artwork funèbre (gisants, ruines), je trouve qu'il fait bon évoluer dans ce disque. Certes la mélancolie, en bonne maîtresse de maison, y supervise tout mais multiplie les attentions pour notre confort: quelques notes de piano pluvieuses pour 'Wishful thinking', des cris de corbeau perdus dans la campagne hivernale pour 'A raven in the snow', quelques effluves orientales pour élargir la rêverie sur un 'Learning to fly' évoluant sur les terres de Dead can Dance...Mais l'influence principale de ce disque reste le dark folk; elle baignait certes également 'Anamorphosis' mais de manière moins marquée. L'héritage de Death in June et Sol Invictus est évident (à commencer par la superbe
reprise de 'Kneel to the cross'), notamment dans le jeu de percussions souvent martial, la tristesse simple des mélodies à la guitare sèche, mais Sébastyen D. parvient pourtant à le personnaliser. Pas de copie stérile, les compositions sont mûres, personnelles, empreintes d'une rondeur leur conférant cette beauté cotonneuse; je n'ai pour ma part nulle difficulté à m'immerger dans ces climats un
peu amers où le temps, les saisons semblent avoir moins de prise. A l'heure où le genre néofolk s'essouffle, étranglé dans ses poncifs, des formations telles que Opium Dream Estate offrent une alternative intéressante en restituant une essence nullement trahie mais épurée de son décorum martial, enrichie, amplifiée, laissant plus de place aux pensées et songes de chacun...à l'image du splendide 'Rainbow' qui s'écoule aussi fluidement qu'un ruisseau lorsque vient le dégel et que la nature revient à la vie.

note       Publiée le jeudi 16 décembre 2010

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