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Ennio Morricone › Crime and dissonance

cd • 18 titres • 00:00 min

  • 1Giorno Di Notte Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Una Lucertola Con La Pelle Di Donna) 1971
  • 2Astratto 3 (From the film Veruschka [Poesia Di Una Donna]) 1971
  • 3Corsa Sui Tetti Conducted by Bruno Nicolai. (From the film L’Uccello Con Le Piume Di Cristallo) 1969
  • 4Ric Happening Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Metti Una, Sera A Cena) 1969
  • 5Memento (From the film L’Istruttoria E’ Chiusa: Dimentichi) 1971
  • 6Ricreazione Divertita Conducted by Bruno Nicolai (From the film Cuore Di Mamma) 1969
  • 7Studio Di Colore Conducted by Bruno Nicolai (From the film L’Assoluto Naturale) 1970
  • 8Forza G (Quella Donna) Conducted by Bruno Nicolai (From the film Forza G) 1972
  • 9Placcaggio Conducted by Bruno Nicolai (From the film Il Gatto A Nove Code) 1971
  • 10Seguita Performed by Gruppo Di Improvvisazione Nuova Consonanza. (From the film Gli Occhi Freddi Della Paura) 1971
  • 11Postludio Alla Terza Moglie Conducted by Franco Tamponi (From the film Barbablu’) 1972
  • 12L’Uccello Con Le Piume Di Cristallo (Titoli) Conducted by Bruno Nicolai. (From the film L’Uccello Con Le Piume Di Cristallo) 1969
  • 13Il Buio Conducted by Bruno Nicolai. (From the film L’Anticristo) 1974
  • 14Rapimento In Campo Aperto Conducted by Bruno Nicolai. (From the film La Moglie Piu’ Bella) 1970
  • 15Le Fotografie (From the film Veruschka [Poesia Di Una Donna]) 1971
  • 16Spiriti Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Una Lucertola, Con La Pelle Di Donna) 1971
  • 17Ninna Nanna Per Adulteri Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Cuore Di Mamma) 1969
  • 18Astrazione Con Ritmo (From the film Il Serpente) 1973

cd • 12 titres • 00:00 min

  • 1Trafelato (From the film Giornata Nera Per L’Ariete) 1971
  • 2Sensi (From the film Un Bellissimo Novembre) 1969
  • 3Gli Intoccabili (Titoli) Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Gli Intoccabili) 1968
  • 4Fondate Paure Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Una Lucertola Con La Pelle Di Donna) 1971
  • 5L’Attentato (alternate version 1) Conducted by Nicola Samale. (From the film L’Attentato) 1972
  • 6Fumeria D’Oppio Conducted by Franco Tamponi (From the film La Storia Vera Della Signora Dalle Camelie) 1981
  • 71970 Conducted by Bruno Nicolai. (From the film Il Gatto A Nove Code) 1971
  • 8Esplicitamente Sospeso (From the film Il Serpente) 1973
  • 9Sequenza 10 (From the film Sesso In Confessionale) 1974
  • 10Paura E Aggressione (short version) (From the film Giornata Nera Per L’Ariete) 1971
  • 11Folle Folle Performed by Gruppo Di Improvvisazione Nuova Consonanza. (From the film Gli Occhi Freddi Della Paura) 1971
  • 12Un Uomo Da Rispettare (Titoli) Conducted by Nicola Samale. (From the film Un Uomo Da Rispettare) 1973

enregistrement

Compilé par Alan Bishop - Recherche Musicale : Roberto Zamori - Produit par Filippo Salvadori - Producteurs associés : Mike Patton & Greg Werckman - Masterisé par Gary Hobish

remarques

Design par Nathaniel Russell

chronique

Styles
jazz
avant garde
musique classique
contemporain
musique de film
Styles personnels
osts de giallos et films 60's/early 70's

Il existe tant de compilations de l’œuvre de Morricone. Non, je rectifie, il existe tant de ‘meilleure compilation’ de l’œuvre de Morricone… Qu’il en devient difficile de juger, à la fin, où se situe le suc, si suc il y a (j’y reviendrai) de l’interminable production de l’Italien. Qui peut se vanter d’avoir tout entendu, fût-ce Morricone lui-même, qui compose mais ne supervise pas tout ? Alan Bishop est probablement l’un des rares humains sur terre assez tarés pour avoir peut-être essayé, lui qui en connaît un rayon niveau production pléthorique et casse-tête pour les fans, vu qu’il n’est autre qu’un membre du trio d’agités californien Sun City Girls. Le voici donc qui compile pour nous une sélection des titres les plus classieux, dissonants et obscurs de Morricone sur Ipecac… Vu la superbe pochette, tirée d’un des films dont Morricone à fait la BO, difficile de ne pas se sentir tenté. Ces titres, tous assez courts à l’exception du tout dernier, sont presque tous excellents, allant souvent droit au but, se focalisant sur une seule idée, mais menée à son terme, sans aucune peur du vide ni d’aller dans le mur. Silences, fulgurances, cordes dissonnantes, jerks de percus en fond, échos lugubres, suppurations électriques… Tout s’enchaîne très rapidement à nos oreilles, dans une atmosphère plus proche de la musique contemporaine de l’époque que de la musique de film ‘classique’, même Morriconnienne. Ce n’est ni le versant le plus accessible (loin de là) ni le plus hermétique de sa production, même si on relève quelques morceaux du Gruppo di Improvvisazione Nuova Consonanza, trio 100% expérimental à la AMM dans lequel Morricone n’était qu’un musicien comme les 2 autres, et qui devrait ravir les fans d’improvisation sans filet (Saïmone – que je vois d’ici lire ces lignes - qui d’autre pourrait chroniquer ces trucs-là, même en une ligne et demi ?). Tous les morceaux proviennent d’une période bien spécifique, l’age d’or du giallo et des films Nouvelle Vague à la pelle, les années 68-74, et tous dégagent incontestablement cette atmosphère de crime et de sensualité (érotisme et mort sont ici aussi complices que Bonnie et Clyde), la plupart du temps orchestrée par Bruno Nicolai. Le CD 1, à ce titre, joue avec nos nerfs, avec ses nombreux soupirs volés, bruits de femmes qu’on étrangle, sursauts multiples… On y trouve – surprise – des extraits des BO de la ‘trilogie animalière’ de Dario Argento, giallos purs et durs dans sa période pré-Goblin. Après toutes ces chausse-trappes, ces dérapages et ces terminaisons abruptes, anguleuses, Ninna Nanna Per Adulteri, la 17ème piste, sonne comme une récompense, adoucissant nos sens agités par tant de poil à gratter auditif méthodique. Mais le cadeau ultime, c’est le long Un Uomo Di Respettare, thème principal du film du même nom, une merveille absolue, à déguster religieusement, et je pèse mes mots, du genre qui donne probablement envie à Air de se lever tous les matins, une sorte de relâchement de toute la tension orchestrale accumulée au cours des 2cd, mais enfin libérée de ces espaces exigus… Comme si Icare s’envolait du Labyrinthe au son d’un jazz atmosphérique à faire pâlir d’envie tous les plus grands noms du label ECM… Cuivres baignés dans l’echo, thème superbe de mélancolie matinale au saxophone, solitude sublimée, stop, n’en jetez plus. Il est clair, après un tel morceau évolutif et luxueux, que ce que nous avons entendu avant n’était qu’une petite facette de Morricone, et certainement pas son ‘meilleur’. Une fin en forme d’ouverture, d’incitation maligne à creuser plus loin… Le voyageur aventureux découvrira ainsi une chose comme ‘Come Maddalena’, autre odyssée de 9 minutes hélas absente de cette rétrospective. Saluons le travail d’Alan Bishop, homme de l’ombre défendant une approche résolument "gutsienne" de la musique (Sublime Frequencies, quelqu’un ?), que cet escroc patenté de Zorn essaie de faire passer pour le travail de Patton dans les scandaleuses notes de pochette, en comparant ce dernier à Morricone… Bishop, dans l’ombre, ricane sûrement, et nous aussi.

note       Publiée le dimanche 28 novembre 2010

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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R.I.P Maestro...:0(

(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Non mais cette compilation est quand même une tuerie, on va pas non plus se taper toutes ces BO dans leur intégralité, d'autant que j'imagine que la plupart doivent être introuvables, alors en tant que tel, c'est une plongée dans la face la plus sombre de Morricone (et la plus inattendue, Fumeria D’Oppio c'est oriental à mort) complètement fascinante. Super boulot de Mike Pat… ouais de Alan Bishop, roooh ça va.

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(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Ouh la la, comme on entend l'influence sur SC3 dès la piste numéro 3. C'est sûr que c'est pas le Morricone du film du Dimanche soir tout ça, où alors en deuxième voir troisième partie de soirée. Une bonne plongée du côté obscur.

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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Imbitable oui, au sens Zornien / Pattonien du style ; d'ailleurs, ces deux gars ont jamais caché leur admiration sans bornes à l'Italien (le disque tribute de John est d'ailleurs pas si mal...). Après, y'a-t-il un intérêt autre que l'anecdotique à une telle compilation éclatée en mode Zapping-Naked-City-Fantomas-mes couilles... je pense que l'oeuvre d'Ennio se savoure dans son contexte ; c'est à dire, avec le film ; ou alors, dans son entier

ericbaisons Envoyez un message privé àericbaisons

C'est imbitable comme musique au premier abord. Je connais mal Morricone mais ce n'est pas un disque à recommander aux débutants.