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Airsculpture › Before The Moon

cd • 4 titres • 66:14 min

  • 1La Gomera Pt 1 22:55
  • 2La Gomera Pt 2 13:23
  • 3La Gomera Pt 3 17:51
  • 4La Gomera Pt 4 12:01

enregistrement

Remastering et extraits du concert D’Air Sculpture aux Îles Canaries le 14 Octobre 2005

line up

Adrian Beasley (Mellotron, Elka Rhapsody et synthé) John Christian (Synthé analogue et Digital Modular) Pete Ruczynski (Synthé analogue et Digital Modular)

remarques

Pour en savoir plus sur Air Sculpture et entendre des échantillons sonores, visitez leur site web; http://www.airsculpture.com/

chronique

Légèrement différent de l’édition double CD-R de Ricochet Dream (RD020-P2), Before The Moon fait sonorité neuve en étant remasterisé et éditer dans un nouveau format Digipack, et disponible qu’en 300 exemplaires, par le label de Vic Reck. Quoiqu’il s’agisse du même concert, le résultat final est légèrement différent avec ce nouveau mastering réalisé par Pete Ruczynski. Assez que par moments j’ai l’impression d’entendre le même concert mais joué en deux intervalles différents. Amputé de près de 45 minutes de sa version CD-R, Before The Moon offre une chaleureuse sonorité où les sons et subtilités des croisements entre les rythmes ainsi que les différentes effluves des synthés prennent une profondeur tout à fait nouvelle. Comme un bijou bien poli de son état brut.
L’intro de La Gomera I reste toujours aussi lugubre. Une lente intro où la richesse des sonorités hétéroclites surprend par rapport à l’œuvre originale. On y entend clairement toutes les petites subtilités et le découpage des ondes réverbérantes apportent une nouvelle dimension à l’écoute car elles scintillent dans cet univers aux frontières halieutiques, comme des souffles spectraux aux boucles irrégulières. Enfouies dans cette riche structure abstraite les percussions séquencées émergent des cerceaux de réverbérations caustiques et des limbes océaniques pour sautiller en alternance sur une belle nappe brumeuse d’un mellotron enchanteur. Les frappes deviennent irrégulières alors que le mellotron ondoie avec charme et que les nappes de synthé deviennent plus denses et intenses sur des séquences aux tambourinements de bongos africains qui moulent une cadence légèrement frénétique, en contraste avec la douceur des nappes. Je vous le dits; un croisement entre Ashra et Tangerine Dream, surtout lorsque de fins solos s’échappent d’un synthé pour siffler dans une brume enchanteresse. Une superbe ouverture qui atteint son paroxysme hypnotique avec un puissant mouvement de crescendo vers la 19ième minute. Une avalanche de séquences aux frappes de xylophones africains ouvre La Gomera II. Une batterie électronique pilonne cette rythmique, structurant une cadence à tendance techno avec une belle ligne de basse qui ondule sous les nappes d’un synthé aux douces orchestrations et aux fins solos. Une structure rythmique minimaliste qui servira de canevas à un splendide et audacieux carnaval sonore avec des notes de claviers qui hésitent entre le jazz et la pure mélodie. Le rythme danse et transe avec une légère frénésie et le clavier croise une lourde ligne de basse qui serpente en rugissant alors que des synthés agressifs hurlent des sonorités audacieuses dans un brouhaha sonore tout à fait délirant. Une kermesse de bonheur sur une cadence déchaînée où les souffles de synthés spectraux ululent à la lune sous une rêveuse brume mellotronnée. Un imposant morceau que l’on voudrait perpétuel et qui étonne encore avec ses flûtes mellotronnées qui suivent une cadence débridée sous de tortueux solos. Un des titres extrêmement puissants d’Air Sculpture.
La Gomera III débute avec une lourde ligne de basse qui galope dans les plaines brumeuses. Des accords de clavier y dandinent en boucles, alors que la structure prend une forme légèrement syncopée. L’intro de La Gomera III est un puissant tourbillon sonore sans direction. Un lourd mouvement atonal où les solos sont indistincts et d’où émerge une séquence aux martèlements cristallins. Hypnotiques et psychédéliques, Air Sculpture s’égare dans les chemins de RMI avec un synthé qui souffle comme une guitare sur une lourde structure où l’effusion sonore est si dense que l’on s’y perd. Un peu après la 9ième minute, le mouvement s’assagit tranquillement, offrant une douce structure qui oscille comme un carrousel hypnotique où les notes de claviers se mêlent aux accords de séquences et à des solos de synthé tortueux. De frénétiques bongos africains ouvrent La Gomera IV qui explose de violents solos de synthés aux arômes de guitares résonnantes. Un superbe mouvement séquentiel sur des percussions frénétiques qui offrent une liberté de transe infinie, comme La Gomera II. Ici, les solos de synthé sont plus virulents et sont transportés par une dense brume mellotronnée, entouré d’un fin mouvement syncopé. Doucement La Gomera IV dévie sur des rythmes plus mélodieuses, moins transes avec de belles orchestrations et une finale empreinte d’une quiétude qui s’entoure d’une mystique aura aux superbes arrangements. Des violons qui effleurent la brume mystique des fins de soirées carnavalesques et qui conclut ce très bon remastering d’un superbe concert qui étale toute sa folie sur la version du double CD-R Before the (Full) Moon.

note       Publiée le mardi 9 novembre 2010

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