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Konrad Kucz › Railroad Paths

cd • 6 titres • 55:07 min

  • 1Path I 10:05
  • 2Path II 5:23
  • 3Path III 7:00
  • 4Path IV 14:46
  • 5Path V 13:26
  • 6Robotic Missions 4:24

line up

Konrad Kucz (Synthé, mellotron, claviers et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur Konrad Kucz et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.kucz.net/

chronique

Après un album lourd, syncrétique et ténébreusement ambiant en Via Contemplativa Litania, Konrad Kucz frappe de plein fouet en offrant un splendide album aux sonorités d’antan. Railroad Paths est à la croisée d’un monde analogue où des effluves de Jean Michel Jarre et Tangerine Dream marinent sur des structures animées de rythmes en constant mouvements de dualité. Des structures interchangeables où l’ambiant épouse à merveille les rythmes et sonorités d’une MÉ française des années 70 (Jarre, Space Art, Heldon et Fervant) qui croisent les préceptes d’une Berlin School à la Schulze et Tangerine Dream.
Une belle flûte harmonise sa mélodie sur un ruisselet qui scintille en ouverture de Path I. Les notes sont hautes et dessinent des arques de poésies sur un fond sonore de forêt enchantée. Un synthé enveloppe de ses ondes sinueuses cette ode de centaure, l’amenant dans des antres souterrains. Là où de beaux cerceaux sonores ondulent, oubliant le rythme et coulant gracieusement sur un mouvement linéaire. Un mouvement qui transpire de lourdes ondes synthétisées. Elles fourmillent dans un puissant canevas musical où de fortes nappes d’un orgue ténébreux moulent ses mouvements dans un maelström empli de chœurs baroques et sinistres, avant de conclure dans un tapage sonore aux remous analogues. Une longue intro noire, ambiante et sinueuse qui décharge sa colère cadencée sur Path II avec un synthé aux ourlets qui roulent en boucles saccadés, dont le maillage des viroles moule une séquence ondulante sous un ciel couvert de sonorités aussi analogues que bariolées. Ce train de séquences entremêlées suit sa course sous de belles strates ondoyantes, terminant sa course dans une quiétude mielleuse, où chœurs et pépiements forment un nectar de sérénité. Path III est plus percutant avec ses accords qui vrillent en cascade aux spirales zigzagantes. Un étrange ballet syncrétique sur un mouvement lourd qui embrasse une tangente plus aérée et nettement plus progressive, rappelant l’univers d’Heldon avec ses percussions qui martèlent un beat très rock cosmique et son vocodeur aux effluves très East-West de Richard Pinhas. Un bon titre qui rajoute à la multi dimensionnalité de Railroad Paths.
Path IV offre une superbe structure séquencée qui roule comme un train sous de superbes solos de synthé. Des solos qui ondoient et zigzaguent avec une très belle dextérité, qui rappelle le synchronisme séquence et synthé de Klaus Schulze. En constante progression, le rythme plonge dans de scintillantes douceurs mellotronnées avant de reprendre une ascension rythmique identique à l’intro de Path III, afin de replonger dans des nappes d’un dense et noir mellotron aux strates pleureuses. Un merveilleux morceau qui éveillera une foule de souvenirs dans les oreilles des mélomanes des années 70. Path V ouvre avec une belle nappe mellotronnée qui étend son manteau jusqu’aux 3 premières minutes. Par la suite, un rythme ondulant serpente une structure emplie de brume. Une brume qui se dissipe, laissant entrevoir une anarchie rythmique qui gondole sous des flûtes d’un mellotron hybride. Un titre où le rythme peine à percer la densité d’un mellotron à la brume épaisse et à la flûte ensorcelante avant de conclure dans les pénombres d’un train déraillant sous les effluves brumeuses de Tangerine Dream. Avec son rythme mécanique et son vocodeur archi mélodieux, un peu à la Kraftwerk, Robotic Missions détonne de cet univers enchanteur qui encercle Railroad Paths. Mais encore là, Konrad Kucz tergiverse entre la simple mélodie et les complexités rythmiques qui pullulent sur ce brillant opus qu’ Railroad Paths. Un album tout simplement génial du synthésiste Polonais dont le seul défaut est d’avoir passé inaperçu. Chose que, j’espère, cette chronique va tenter de remédier. Je sais qu'un 5 boules 1/2 ça ne se peut, mais....

note       Publiée le samedi 16 octobre 2010

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