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Pollard / Daniel / Booth › Vol. 3 (Eindhoven 2009)

cd • 3 titres • 77:22 min

  • 1Eindhoven I 23:06
  • 2Eindhoven II 29:01
  • 3Eindhoven III 25:16

enregistrement

Enregistré au E-Live Festival, Théâtre De Enke aux Netherlands, le 17 Octobre 2009

line up

Brendan Pollard (Synthétiseur Modular, Mellotron et piano Rhodes) Michael Daniel (Guitares, synthétiseur, mellotron et Piano Rhodes) Phil Booth: (Synthétiseur et Synthé FX)

remarques

Pour en découvrir davantage sur Pollard/Daniel/Booth, visitez le site web suivant; http://wn.com/Pollard_Daniel_Booth L'édition des cd-r étant écoulé, l'album est disponible en téléchargement sur le site de MusicZeit

chronique

Explorer l’univers musical de Pollard/Daniel/Booth c’est inexorablement effectuer un voyage musical temporel qui nous amène aux racines de la Berlin School. Même avec les technologies et les équipements d’aujourd’hui, le trio Anglais est continuellement attiré par les longs envoûtements des synthés analogues dont les doux parfums d’une brume mellotronnée voyagent sur de merveilleuses séquences aux rythmes aléatoires. Enregistré 2 semaines avant le fameux Hampshire Jam 8, ce spectacle dans les terres du Netherlands School présente 3 longs titres aux ambiances éthérées dont les rythmes séquentiels nerveux traversent les brumes et flûtes de Mellotron enveloppant sur des synthés aux solos aiguisés et aux effets sonores d’un monde analogue oublié.
Le concert débute avec un Mellotron aux souffles gothiques et mystiques dont les émanations éthérées foulent une bruine d’effets sonores analogues, gracieuseté de Phil Boot qui ajoute une dimension unique au style Berlin School de Pollard/Daniel/Booth. Des ululements spectraux et stridents qui entourent lascivement un Mellotron dont les denses nappes et les sonorités flûtées flottent tels des nuages morphiques enjolivés d’accords de piano égarés, ajoutant encore plus de mysticisme à l’intro d’Eindhoven I. Vers la 6ième minute une séquence aux accords hachurés moule une cadence nerveuse qui galope une structure cadencée aux subtiles permutations. Constant, le tempo s’acharne sur un mouvement saisi d’un synthé truffé d’effets sonores cosmiques et de lourdes réverbérations, empruntant une apparence rythmique de Jarre sur les Concerts en Chine. Alourdit par les lourdes résonnances qui s’échappent de partout, le rythme traverse une route minimalisme qu’une guitare aux agressives solos embrase vers la 12ième minute, suivie d’un synthé aux solos torsadés. Sur une cadence hypnotique Eindhoven I devient lourd et métallique. Un violent Berlin School qui modère lentement sa cadence pour pénétrer les doux parfums auditifs d’un rock cosmique noyé d’une approche aussi céleste que spatiale. Eindhoven II présente une mirifique intro où les accords de piano embrassent une douce flûte céleste. Une intro tendre qu’une fulminante séquence éveille les sens vers la 7ième minute. S’ensuit un rythme lourd et agressif qui ondule sous le poids des synthés aux souffles symphoniques et la légèreté des accords de piano qui épousent une ligne séquentielle totalement imprévue, ajoutant plus de poids à une lourde structure cadencée qui chevauche sous une belle ligne de basse. Eindhoven II devient lourd, voire violent, avec un puissant mouvement rythmé, animé par de lourdes sphères synthétisées qui crachent des stries fuyantes dans une lourde immersion sonore teintée de synthés symphoniques et apocalyptiques. Un violent mouvement qui chevauche les plaines cosmiques avant de s’échouer sur les rives d’un monde galactique à la flûte enchantée, comme son introduction. Une lente intro aux lourds effets sonores d’un monde syncrétique et galactique ouvre Eindhoven III. Un monde artificiel et d’arcades qui graduellement fait place à des effluves morphique où chœurs monastiques, flûtes mellotronnées et ondoyantes strates de synthé zigzaguent faiblement dans un cosmos étoilé d’effets sonores cosmiques. Une douce flûte s’échappe annonçant la venue d’une séquence aux lourdes notes résonnantes qui martèlent un puissant tempo hypnotique, entouré d’un synthé aux ondes sinueuses. Le mouvement séquentiel se fractionne, égarant des accords formant une cadence libérée de son approche minimalisme. Une cadence qui pilonne un rythme ondulant, traversé par de brefs solos d’une guitare incisive et des solos de synthés dont les strates s’entrecroisent dans une lourdeur spatiale digne des bons Berlin School des années analogues.
C’est vrai que Pollard/Daniel/Booth n’invente rien. Prétendre le contraire serait faire preuve de fanatisme borné. Par contre le trio Anglais excelle dans l’art de nous faire revivre la Berlin School rétro tout en y ajoutant une touche de contemporanéité qui ne peut aussi se nier. Une touche contemporaine nourrie par de furieuses séquences aux doublons hoquetant. Des séquences qui moulent d’audacieuses cadences aux multiples fragmentations rythmiques, transcendant les rythmes hypnotiques et minimalismes des années vintages. En résumé Pollard/Daniel/Booth offre du solide Berlin School rétro, comme à la belle époque, mais avec un maillage parfait des équipements et des visions innovatrices des preux chevaliers de la MÉ toutes époques confondues.

note       Publiée le vendredi 8 octobre 2010

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