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Yazoo › Upstairs at Eric's

cd • 11 titres

  • 1Don't go
  • 2Too pieces
  • 3Bad connection
  • 4I before E except after C
  • 5Midnight
  • 6In my room
  • 7Only you
  • 8Goodbye 70's
  • 9Tuesday
  • 10Winter kills
  • 11Bring your love down (didn't I)

enregistrement

Blackwing Studios

remarques

chronique

Styles
pop
Styles personnels
cold pop / new wave

Vince Clark ou l'art de filer d'un projet à l'autre (il lui faudra attendre Erasure pour rester plus de deux ans dans un même groupe)...Ayant participé à la fondation et au premier album de Depeche Mode, le jeune homme les quitte aussitôt pour lancer une nouvelle idée avec une jeune punkette croisée dans un pub qui l'a impressionné par sa voix soul. Yazoo naît officiellement en 1982 pour splitter un an et demi et deux disques plus tard...Le premier, de loin le plus intéressant, fera un carton; qui, en effet, n'a pas dansé sur les rythmes de 'Don't go' ? Le duo oeuvre dans une pop qui repose sur le contraste entre le timbre chaud mais puissant de Alison Moyet et la musique froide, synthétique, composée à base de claviers et de programmation. Il y a bien sûr le cultissime 'Don't go', dansant en diable, mais avec un beat sec, tranchant, presque agressif (il m'est déjà arrivé de fantasmer sur une reprise de ce titre par le Nitzer Ebb des débuts), ses sonorités dépouillés, glacées...Dans le même esprit, 'Goodbye 70's' qui aurait pu être écrit pour Depeche Mode, sauf qu'il est hanté par le chant si particulier, presque masculin, de la jeune femme. Viennent ensuite quelques pièces plus lentes comme l'excellent 'Tuesday' mélancolique, gris, à l'image de la pochette, une forme de mal-être urbain sur fond synthétique, 'Winter kills' plus froid encore...Le parallèle avec Depeche Mode est flagrant, on aurait pu imaginer Martin Gore la chanter, sauf que cette gravité, Martin et sa bande ne l'ont pas encore développée (eux qui ne sont encore considérés que comme une formation pour les filles) et que malgré tout son talent, ce dernier n'a pas la flamme de Alison dans la voix. Parmi les moments forts, il convient de citer 'In my room' débutant par une voix masculine récitant d'une voix monocorde, presque robotique, une partie du 'Notre Père' tandis que le chant féminin s'installe et qu'un beat sec, martelant, haché, se met en place, ainsi que 'I before E except after C' composé d'un collage de bribes de conversation, de rires, d'étranges notes de clavier...Un peu à l'image de Soft Cell, Yazoo parvient à exprimer au travers de sa musique le sentiment de solitude, d'isolement, l'incapacité à communiquer d'une foule de destins brisés égarés dans une jungle urbaine où ils ne se sentent ni étrangers ni indigènes. Si ce premier essai ne connaît pas de véritable raté, une poignée de chansons se révèlent moins indispensables parmi lesquelles je retiendrais 'Bad connection' dont la base est de par trop piquée à 'Just can't get enough' de Depeche Mode, et 'Bring your love down on it', parfait (un peu trop) pour danser mais moins glacial que 'Don't go' par exemple, même si une fois encore Alison amène un plus non négligeable. Comme bien des groupes classés pop, Yazoo a été réduit à une étiquette 'variété' injustifiée, du moins sur ce 'Upstairs at Eric's'...Pourquoi ne pas profiter de la réédition masterisée de 2008 pour le (re)découvrir en profondeur ? 4,5/6

note       Publiée le mercredi 29 septembre 2010

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ericbaisons › jeudi 30 septembre 2010 - 12:33  message privé !

1 euro, prix max conseillé pour lp et singles carrément

Wotzenknecht › mercredi 29 septembre 2010 - 18:31  message privé !
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oui, j'ai récupéré l'intégrale des singles en 7" à Emmaüs soit 0,5 € pièce... abordable en effet

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ericbaisons › mercredi 29 septembre 2010 - 18:23  message privé !

ça se trouve pour une bouchée de pain en lp en plus... et par camions. Comme les Stranglers

Wotzenknecht › mercredi 29 septembre 2010 - 17:09  message privé !
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je savais pas qu'il y avait un remaster ; je trouve que ca sonne beaucoup plus chaud en vinyle (surtout les singles pressés plus profondément dans la matière) ; mais argh, Only You, Winter Kills et tout ca... quelle voix !

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Wotzenknecht › mercredi 29 septembre 2010 - 17:06  message privé !
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boucherie incommensurable

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