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Sodom › Persecution Mania
- 1987 • Steamhammer 1 CD
cd • 13 titres • 45:50 min
- 1Nuclear Winter5:22
- 2Electrocution3:11
- 3Iron Fist2:42 [reprise de Motörhead]
- 4Persecution Mania3:36
- 5Enchanted Land3:56
- 6Procession To Golgotha2:00
- 7Christ Passion6:10
- 8Conjuration3:40
- 9Bombenhagel5:04
- 10Outbreak Of Evil (bonus)3:29
- 11Sodomy And Lust (bonus)5:10
- 12The Conqueror (bonus)3:28
- 13My Atonement(bonus)6:01
informations
Une réédition en 2000, comprend en bonus l'EP "Expurse of sodomy"
line up
Tom Angelripper (chant, basse), Chris Witchunter (batterie), Franck Blackfire (guitare)
chronique
Après un "Obsessed by cruelty" pour le moins approximatif, Sodom embauche un nouveau guitariste en remplacement de Destructor et cela inaugure une stabilisation de la musique du trio allemand. Le coté punk du précédent album est évacué, idem pour le coté black primitif à la Celtic Frost / Venom. Sodom pratique désormais un thrash rapide et agressif, toujours minimaliste, mais plus lourd qu’avant, plus posé aussi, plus sérieux d’une certaine manière. Cette stabilisation du style s’accompagne d’une utilisation sans réserve des soli. Ils étaient quasi absents sur "Obsessed by cruelty", ils sont omniprésents sur "Persecution mania" et parfois très acrobatiques comme sur "nuclear winter" ou "persecution mania". Sodom se permet aussi quelques innovations comme le passage "ambiant" (en quelque sorte) sur "nuclear winter" et même l’instrumental "procession to Golgotha", lourd et lent, précédant le très prenant "christ passion". Un album culte qui marquera son temps et marque encore les mémoires des vieux thrasheurs. Plus encore, un album de référence du genre, qui s’écoute d’une traite et sans éprouver le moindre sentiment de longueur.
chronique
Vous savez qui c'est, ce soldat sur la pochette ? C'est moi, quand j'écoute le disque qui est sous la pochette. Je suis dans ce monde, tracé au crayon de couleur post-apocalyptique. Quelle ambiance fabuleuse dégagée par cette image enfantine, y a pas à chier ! Ce ciel horror-crayola, ce troufion aux proportions foireuses et au masque à gaz fascinant (difficile de ne pas penser au Retaliation de Carnivore sorti un peu plus tôt la même année !) : il y a déjà une solide proposition d'entrée. Et la musique, délicieusement rudimentaire, ne démérite pas. Elle est un peu comme son emballage, oui : basique et magnétique. Rugueuse et énergique. Et elle enchaîne des déchaînements de premier ordre : "Nuclear Winter" dont le groove éthylique carbure à pleins tubes, et dont la vitesse de la rythmique semble dépasser le groupe lui-même (un des trucs géniaux du thrash old school si vous voulez mon avis : les mecs jouent comme s'ils roulaient sur une bécane trop puissante pour eux mais ils foncent quand même sans regarder derrière !) Le solo ressemble à un grincement-couinement foireux, ultra-métallique, et c'est con comme la Lune, et c'est génial. Intro de loubard suivie d'une "Electrocution" qui lui ressemble comme deux gouttes de Karlsbräu. La suite appartient à l'histoire... et à nos esgourdes de petits bâtards. On y glane du "Christ Passion" furibard, qui ne vaut certes pas Mel Gibson mais savate sévère, du "Conjuration" de catacombes rock'n'ollesques (meilleur morceau de l'album pour mézigue), et de la "Procession to Golgatha" qu'on peut qualifier de gothique sans orangir. Du titre épo qui la joue guttural et cavalcade de guerrier ivrogne comme sait si bien le faire notre Angelripper, avec un solo qui illumine tout ça comme une flatulence thermonucléaire, suivi d'un passage à tabac occulte maison. Et bien sûr cette reprise de Tonton Lemmy, raide à l'allemande, mais qui n'a pas à rougir face à l'originale - bravo Angelripper ! Pas aussi grandiose que le premier E.P. mais tout de même sévèrement burné de l'ambiance et du raclement de gorge, et des à-coups de puceaux longue durée, et du solo halluciné. Le vieux thrash, c'est moche, mais c'est la vie. C'est le sans-plomb des grincheux, des contrariés, des losers vainqueurs. Des connards qui veulent avoir raison contre vent et marées (noires). Aucune prise de tête, de l'énergie organique qui fuse, une sensation de liquides plein de clous mais qui vous désaltère, et vous rassasie avec la violence des matins qui chantent (faux). Le vieux thrash, c'est comme un alcool musical très simple, qui désinhibe et fait un peu mal à la tête, mais fait du bien par où il passe. C'est archaïque ? Peut-être. Mais le logo du groupe est beige, d'accord ? BEIGE !
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notes
Note moyenne 19 votes
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- Cinabre › Envoyez un message privé àCinabre

De bons souvenirs de celui-là en format vinyl.
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- metalgrave › Envoyez un message privé àmetalgrave
l'album de thrash par excellence , pas l'ombre d'une note a jeter jusqu'au 9é titre
- Note donnée au disque :
- vigilante › Envoyez un message privé àvigilante
Vous faites chier avec vos soirées Thrash. Me voilà embringué. C'est le bon moment pour dépoussiérer un autre classique de la vieille artillerie. Et je commande du Sadus illico (merci Rastignac)
- fallon › Envoyez un message privé àfallon
Ce pesecution mania est un est massacre jubilatoire mais desservi par une production préhistorique: Agent Orange fait plus mal :)
- Note donnée au disque :
- zugal21 › Envoyez un message privé àzugal21

Celui-ci est plus âpre, et plus homogène ( ? ). Par chez moi, il y a deux morceaux qui passent pas trop bien sur Agent Orange, ceux où il " chante " .
- Note donnée au disque :
