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Arecibo › Trans plutonian transmissions

cd • 6 titres

  • 1Receiving station alignment
  • 2Beyond the heart of space
  • 3The four second timing discrepancy
  • 4Unified field modulation
  • 5Anomalous intermittent source
  • 6Pulse burst decryption

enregistrement

Scientific Electric, Los Angeles, USA, août 1994

line up

Lustmord (musique, manipulations, production)

remarques

chronique

C'est donc cela l'espace...Comment imaginer en effet plus grande source d'inspiration pour un artiste que cette étendue infinie et sombre où les notions de limites, de frontières, de propriété n'existent que par les efforts ridicules et artificiels d'une poignée d'humains s'agitant sur leur petite planète ? Le cosmos, formidable miroir aux fantasmes, fascinante inconnue, source d'imaginaire intarissable, angoisse de l'éternité aussi, Brian Lustmord s'en est inspiré (souvenez-vous de l'excellent 'The place where the black stars hang') mais le temps d'un side-project, il a souhaité adopter une approche plus conceptuelle en récoltant auprès de la NASA un certain nombre de sons tirés de l'espace: radiations thermiques, restes d'explosion de supernova, quasars, radio spatiale et autres interactions moléculaires qu'il a assemblés pour un projet qu'il a baptisé du nom du plus grand télescope jamais construit. La démarche musicale ne diffère pas grandement de Lustmord, notre Gallois n'a décidément pas son pareil pour nous tisser le ciel à coup de nappes, d'infrabasses, de pulsions organiques, pour des créations nocturnes, amples, apaisantes, bien que parfois légèrement angoissantes. A l'écoute, l'image qui me vient est celle d'un océan tranquille, tant les variations des morceaux paraissent évoluer comme des vagues. Ce qui est intéressant, c'est qu'il ne s'est pas contenté de mettre l'espace en musique mais qu'il y a placé l'être humain...C'est ainsi que, noyées dans l'amplitude des sons, quelques bribes de conversation semblent dériver, se diluer dans le sentiment d'infini, de même que quelques sonorités 'techniques'. Sorti une première fois en 1994, 'Trans plutonian transmissions' se voit aujourd'hui réédité en digipack masterisé, une bonne occasion de se pencher sur cette oeuvre magnifique, subtilement construite, émouvante, presque à l'image de sa pochette. Plus qu'un simple disque, c'est un questionnement philosophique, et le seul élément m'empêchant la note maximale est 'Anomalous intermittent radio source' qui me semble casser l'ambiance générale de par une touche électronique un brin artificielle et un rythme trop régulier. Il n'empêche, c'est du grand Lustmord mais n'est-ce pas un pléonasme ?

note       Publiée le samedi 18 septembre 2010

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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J'ai lu...ça fait bizarre quand même...

Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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RIP Arecibo.

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

On est de vieux amis, avec mangetout. Enfin, surtout lui.

Dead26 Envoyez un message privé àDead26

" Dans l'espace personne ne vous entendra crier "

Reçu la semaine dernière. Album vraiment exceptionnel de très grande qualité. Écouté très fort c'est juste exceptionnel.

  • Il se passe quoi Gulo ?
Note donnée au disque :       
born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

non, mon anus tient tout seul