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Schulze / Gerrard › Dziekuje Bardzo DVD

cd • 6 titres • 130:00 min

  • 11 Shoreless Two 28:23
  • 22 Bazylika NSJ 41:34
  • 33 Godspell 20:25
  • 4Bonus Feature:
  • 5Documentation 'In The Moog For Love' 32:00
  • 6Trailer pour Rheingold

enregistrement

Enregistré le 13 Novembre 2008 à Warsaw

line up

Lisa Gerrard (voix sur Bazylika NSJ et Godspell), Klaus Schulze, (EMU K4 Masterkeyboard & Sampler, Roland JD 800, EMS Synth A, Minimoog (Bj 1968) (w/ Moog Filterpedal + TC Electronic distortion Stompbox), Moog Voyager, Waldorf Wave, Roland Digital Mixing Desk, Mackie 19" Mixing Desk, Reverbs, Roland RSP 550 Delays, Quasimidi Polymorph Synths, Quasimidi Rave-o-lution 309 Drummachines, Access Virus A)

remarques

chronique

Ce n’est pas avec un concert de MÉ, même avec le Grand Schulze, que je vais attirer du monde dans mon salon, même si la boisson coulerait à flots. Et pour cause! Voir Schulze en concert c’est comme regarder un grand mec d’un certain âge jouer sur ses ordis et multiples claviers. Remarquez que ce soit Schulze ou Vangelis, le résultat serait le même. Et ce même si la musique est divine. Lorsque l’on assiste à un concert, on aime ça quand ça bouge. On aime ça sentir la vie et la communication entre artistes sur scène. Jean Michel Jarre et Tangerine Dream l’ont compris et c’est pour cette raison que leurs concerts sont nettement plus prisés par une clientèle plus jeune qui cherche les étincelles et du rythme sur des échanges furtifs de regards ou de sourires. Un concert de MÉ qui ne comprend qu’un homme et ses équipements est l’équivalent d’un concert où un pianiste et autres instrumentalistes en solo se produisent devant une légion de fans conquis d’avance. Il faut aimer l’artiste et voyager avec son art pour en apprécier cette invisible communion. À ce niveau, Klaus Schulze réussit pleinement. Le voir s’installer en levée de rideau et agencer ses appareils afin qu’ils forment un orchestre fantôme où le rythme apparait comme par magie est quelque chose à voir. Par la suite, enrober ses cadences par de suaves solos de synthé, c’est la grande messe musicale où tout devient permit, même les voyages astraux sans influences quelconques. Et la salle, tout comme moi, sommes sidérés par la présence de ce bonhomme qui inspire encore tellement le rêve, la fantaisie et la quiétude. À lui seul, Schulze magnétise et envoûte par son aisance à multiplier ses harmonies dans une parfaite cohésion que l’on est tout étonné qu’il se lève pour introduire Lisa Gerrard pour Bazylika NSJ. Un trente minutes que l’on n,a pas vu filer! Une grande dame, une belle voix et une superbe cohésion entre l’artifice et le naturel. Bazylika NSJ, tout comme Godspell, sont 2 titres aux ambiances éthérées et déchirées où la voix de Gerrard épouse les audaces et improvisions d’un Schulze qui démontre qu’il n’y a pas d’âge pour surdimensionner ses symphonies électroniques où les anges se chamaillent les derniers souffles sataniques. Un beau concert avec un jeu d’éclairage sobre, pour ne pas dire rudimentaire, avec 2 artistes qui n’ont pas peur de pousser l’art électronique assez loin pour être difficile à rattraper.
In the Moog for Love est un documentaire d’une trentaine de minutes montrant le jeu de coulisse pour la préparation du concert. Les sous-titres en français (l’allemand y est aussi disponible) rendent son visionnement plus attrayant, notamment pour ces brides d’entrevues données par Lisa Gerrard sur sa relation avec Schulze et de la façon dont il a fait les premiers pas afin de l’attirer dans ses toiles synthétisées, car voir des «roadies» monter une scène est l’un des plus vieux métiers du monde. Donc un beau petit documentaire qui démontre que le vieux Schulze est en bonne santé, qu’il aime encore ce qu’il fait et par-dessus tout, qu’il a encore le feu sacré.
Dziekuje Bardzo est un superbe document audiovisuel. Côté audio, nous avons un excellent concert avec une musique des plus novatrice dont les nombreux rebondissements sont l’essence même de la créativité de Schulze, alors que le côté visuel est sobre et bien détaillé. On y voit parfaitement tout ce que Schulze manipule et programme afin de présenter un concert digne de la complexité et la fantaisie de l’art de la MÉ. Et j’ajouterais que de regarder et entendre ce joyau musical sur un gros écran ACL et un cinéma maison avec ampli Cambridge et enceintes B&W, c’est l’apothéose. Et si je dis que c’est un chef d’œuvre, il y en a qui vont dire ‘‘ Le Phae sur les Dilos est trop sensible’’. Si je dis seulement que c’est très bon, d’autres vont dire que ‘‘ Le Phae sur les Dilos est dans les vapes et qu’il a manqué un foutu bon concert, surtout la 2ième portion du sublime Spanish Ballerina’’. Vous constatez? Peu importe ce que j’écris je suis à la loupe. Donc un 7 boules pour la musique et un 5 boules pour l’approche vidéo. Ça fait 12 boules divisées par 2….Donc 6 boules! Mais c’est un chef d’œuvre!? Eh oui….Il résistera au temps, encore bien plus que Dziekuje Poland qui, 25 ans plus tard, n’as pas encore pris un sillon de travers.

note       Publiée le jeudi 16 septembre 2010

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docteur.justice › mardi 21 septembre 2010 - 15:28  message privé !

t'as des cd a 5 boules ? moi j'ai regretté de ne pas aller a son dernier concert et tu sais tangerine dream avec deux superbes créatures dont une qui fait du play back, un guitariste de métal, et un pop pourri avec beat binaire bas de gamme de leur morceaux les moins avantureux, je suis pas sur que ce soit bien mieux