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Discharge › Hear nothing see nothing say nothing

cd • 23 titres

  • 1Hear nothing see nothing say nothing
  • 2The nightmare continues
  • 3The final blood bath
  • 4Protest and survive
  • 5I won't suscribe
  • 6Drunk with power
  • 7Meanwhile
  • 8A hell on earth
  • 9Cries of help
  • 10The possibility of life's destruction
  • 11Q:and children A:and children
  • 12The blood runs red
  • 13Free speech for the dumb
  • 14The end
  • 15Never again
  • 16Death dealers
  • 17Two monstrous nuclear stockpiles
  • 18State violence state control
  • 19Dooms day
  • 20Warning
  • 21Where there is a will there is a way
  • 22In defence of our future
  • 23Anger burning

line up

Cal Morris (chant), Bones (guitare), Rainy (basse), Tez (batterie), Bambi (batterie), Gary Maloney (batterie)

remarques

Les titres 15-23 sont des bonus

chronique

Styles
punk
crust

Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai tant tardé à parler de Discharge ? Parce que je n'aime pas leur musique...Heu...En fait, si, mais pas tout...Le problème pour qui comme moi la découvre sur le tard est son manque d'originalité...Et pour cause, Discharge a inspiré tant de monde ! En se replaçant dans le contexte, en étudiant l'histoire du punk, on réalise à quel point leur démarche a fait école (on en est même venu à parler de 'D-Beat' pour les formations héritières) et du coup, on ne peut qu'apprécier ce premier album. Le son Discharge pourrait se résumer ainsi: vitesse, saturation, efficacité...De manière plus scientifique, la rythmique est ultra rapide, très binaire dans la frappe de batterie; la guitare, et c'est là, la révolution, utilise une distorsion extrême, créant un mur saturé directement inspiré de formations telles que Motörhead. La manière de chanter est particulière elle aussi; plutôt que de débiter de longs textes comme le faisait Conflict, le chanteur Cal Morris hurle des phrases, comme des slogans, évitant soigneusement toute forme de mélodie, n'hésitant pas à les répéter plusieurs fois comme pour bien enfoncer le message dans les oreilles de l'auditeur; les textes focalisés sur des thèmes anarchistes et pacifistes, en parfaite fraternité avec la scène anarcho-punk, sont donc plutôt courts et axés sur la récurrence des mots ou des phrases. Tant de groupes, de Celtic Frost à Anthrax, en passant par Crucifix, Final Conflict, sans oublier Metallica, se sont réclamés de ce style qu'il sonne de manière quasi naturelle à nos oreilles aujourd'hui. Le revers de la médaille, car il y en a un, est l'absence de variation, les morceaux se composant pratiquement tous sur le même axe sans la moindre fioriture...Tout ce que Discharge a sorti de bon me semble tenir sur ce premier album, ici enrichi d'indispensables singles comme 'Never again', 'Death dealers' ou 'State violence state control'...C'est un déferlement de décibels sans le moindre répit qui vous capte dès les premières mesures de 'Hear nothing see nothing say nothing', une violence quasi hypnotique fonçant tel un rouleau compresseur, secouant l'adrénaline et débouchant sur une envie folle de sauter partout...S'il ne devait en rester qu'un, celui-ci me parait le mieux; impossible de ne pas sentir à quel point Discharge aura influencé la scène crust...Le virage de plus en plus metal, des changements incessants de personnel auront finalement raison du groupe en 1986, avant diverses reformations. 4,5/6

note       Publiée le mercredi 8 septembre 2010

Dans le même esprit, Shelleyan aka Twilight vous recommande...

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Note moyenne        21 votes

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Demonaz Vikernes › mardi 23 juin 2020 - 11:30  message privé !

Grosse tuerie celui là ! Enchaînement de mandales sans prendre le temps de respirer. Indispensable.

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Cinabre › mercredi 2 avril 2014 - 00:37  message privé !

Pierre angulaire. Mais pour ce qui est de l'atmosphère, penchez vous plutôt sur le 12' de Disclose. Plus sombre, plus violent, plus bordélique. Du poison, je vous dis.

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DesignToKill › dimanche 12 janvier 2014 - 00:12  message privé !

ça bute, ça te bute et ça te rebute. Y'a que ça que je demande

Note donnée au disque :       
MaxwellsDemon › jeudi 12 avril 2012 - 21:46  message privé !

ske sa bute meanwhile, The nightmare continues, Where There Is A Will There Is A Way et Q:And Children A:And Children sont bueno aussi.

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Ratiate › mardi 14 septembre 2010 - 18:41  message privé !

Le punk dans sa forme la plus glauque. Cet album respire la saleté. Excellent.

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