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Swell Maps › Read about Seymour

45t • 3 titres • 5:05 min

  • 1Read About Seymour
  • 2Ripped & Torn
  • 3Black Velvet

remarques

chronique

Vous vous souvenez du single des Raincoats produit par Mayo Thompson dont je vous avais parlé il y a quelques mois ? Eh bien il s’agissait en fait d’un avant goût de la série de disques dont je m’apprête à vous parler maintenant. Une série de disques représentant pour la plupart le genèse de Rough Trade, tous produits par ce Mayo Thompson, drôle d’olibrius qui a commencé sa carrière comme leader du collectif underground texan Red Crayola, aux côtés des dangereux 13th floor elevators, et qui atterit donc à Londres vers la fin des années 70, pile au moment de l’explosion punk ! L’homme, faisant preuve d’une curiosité et d’un flair dont bien peu des ex-acteurs de la scène psychédélique peuvent se targuer 10 ans après, va faire profiter plusieurs groupes de son expérience dans le happening sonore, qu’il va mettre au service de cette scène DIY naissante. Et les Swell Maps de Birmingham en sont de bons représentants, aux côtés des Subway Sect et autres Desperate Bicycles… Souvent classés en post-punk, vu leur son aigrelet et leur distanciation, voire sophistication (tout en restant brut et sale), le groupe a pourtant commencé à enregistrer en 1976, avec ce premier single ! L’année par laquelle le punk est arrivé, via les pionniers Sex Pistols, Clash et Damned… En gros, les Swell Maps, que ça plaise ou non, font partie de la première vague du punk anglais ! C’est donc la première production du genre de Thompson, et la plus proche de l’esprit originel des Red Crayola, incontestablement. Lyrics séniles, rythmes binaires bien rock’n’roll, simplicité mongoloïde… Là ou ça change c’est que l’impro organisée pour des non-musiciens est remplaçée par 2 frères incapables de jouer ou de chanter droit, sortant quelques accords ultra grésillants sur un format d’une minute et quelques… Rude, mais indispensable pour laver les oreilles de trop d’années de ELP et Genesis, paraît-il. J’en connais qui feraient bien l’inverse… Pas que je leur donne tort, ici. Ce qu’ont fait les deux frangins chacun de leur côté est beaucoup plus intéressant (Epic Soundtracks rejoignant carrément Red Crayola, le groupe culte de Thompson, à l'époque une sorte d'auberge espagnole pour toute une smala, dont Pere Ubu au complet), surtout les albums de Nikki Sudden avec Rowland S. Howard.

note       Publiée le samedi 4 septembre 2010

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Dioneo › jeudi 6 août 2015 - 18:30  message privé !
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Un jour.

(Et Jeanne l'Occupée en est une sacrée tranche, aussi).

zen › jeudi 6 août 2015 - 16:30  message privé !

"A trip to marineville" est un chef-d'oeuvre méconnu de post-punk... A quand la chro ? Je dois encore découvrir tout ce qu'a fait Nikki Sudden ensuite...

Dioneo › vendredi 14 mars 2014 - 21:36  message privé !
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"Ni actionnaires ni dictionnaire".

(Non mais oui... tmtc).

eric burden › vendredi 14 mars 2014 - 21:30  message privé !

Le seul planning, c'est qu'il n'y a pas de planning? on nous ment donc sur les chros que vous allez faire, mais aussi sur les délais exagérés. Heureusement que vous avez pas d'actionnaires.

Note donnée au disque :       
Dioneo › vendredi 14 mars 2014 - 19:07  message privé !
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(Quoi qu'il en soit... Ça change queud' à quoi que ce soit question planning ou quoi).