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Persephone › Atma Gyan

  • 2004 • Trisol Tri 203CD • 1 CD digipack

cd • 12 titres

  • 1My music is gone
  • 2Facing the ruins
  • 3Lost
  • 4Sweetest pain
  • 5Secret garden
  • 6Eternal grief
  • 7Black widow
  • 8Our dream
  • 9Shadow dance
  • 10The end of the world
  • 11Lullaby
  • 12Atma Gyan

enregistrement

Nachtsicht Studio, Rödermark, Allemagne. Enregistré par Matt Howden et Martin Höfert

line up

Sonja Kraushofer (chant)

Musiciens additionnels : Matt Howden (violon), Martin Höfert (violoncelle, piano), Holger Wilhelmi (violoncelle), Katrin Ebert (violon, viole), Johannes Kramer (contrebasse), Wim Leydes (guitare), Robert Beyer (basse), David Distelmann (cithare), Lothar Weise (batterie), John Abdel Sayed (didgeridoo, percussions, tambura)

remarques

chronique

Styles
heavenly

Vous n'avez sans doute pas trop l'habitude de lire des chroniques heavenly de ma plume, rien d'étonnant, il ne s'agit pas de mon genre de prédilection; en dehors de grands classiques tels que Dead can Dance, Cocteau Twins, Ataraxia ou Jack or Jive demeurent malgré tout certains artistes pour lesquels je garde une profonde sympathie. Persephone fait partie de ces projets. Après un premier essai très réussi ('Home'), une compilation de titres en direct ou retravaillés ('Still'), Sonja Kraushofer nous livre le premier de ses deux albums 'noirs'. L'esthétique de 'Atma Gyan' est résolument funèbre bien que son atmosphère musicale prenne des teintes plus 'exotiques' (je n'ai pas dit joyeuses), notamment de par le mélange équilibré d'instruments classiques traditionnels (violons, violoncelles, piano) avec la cithare, le didgeridoo et nombre de percussions. Exit en effet les dernières traces de programmation, la jeune femme se libère définitivement de tout lien avec l'Âme Immortelle et s'offre même pour l'occasion les services du génial Matt Howden dans son orchestre. Ce disque apaisant mais mélancolique est propice à la rêverie ou, devrais-je dire plutôt, à la réflexion car il ne se départit jamais totalement de son voile funèbre ; même 'Secret garden' murmuré comme un conte se termine de manière tragique et la musique déclinée comme une forme serpentine de dark ambient dégage quelque chose de quasi vénéneux. En apparence, les compositions de Persephone sonnent plutôt innocentes et l'on pourrait imaginer que le nom est usurpé mais à y mieux tendre l'oreille, les écoutes successives développent une sorte de trouble. Pulsions de vie ? De mort ? Laquelle est la plus terrible ? Les choses ne sont plus si claires comme en témoigne le chœur céleste de 'The end of the world' et même le tranquille (et un brin ennuyeux) 'Lullaby' avec ses accords cristallins nocturnes cultive le doute ('J'aurais voulu partir avec toi, je ne te connais pas mais nous sommes si proches malgré tout. Il y a des sentiments que je croyais disparus depuis longtemps; je t'ai trouvé mais tu est parti et bientôt je te suivrai... quand je m'endormirai')... Rêve ? Décès ? Beau disque, (un brin calibré 'gothico-romantique' certes) 'Atma Gyan' témoigne une fois encore du talent de Sonja pour le chant (bien que son timbre ne soit pas des plus originaux) et à s'entourer de collaborateurs de qualité pour tisser un univers personnel et séduisant.

note       Publiée le mardi 31 août 2010

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