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Peter Gabriel › Us

10 titres - 57:49 min

  • 1/ Come talk to me
  • 2/ Love to be loved -3/ Blood of eden
  • 4/ Steam
  • 5/ Only us -6/ Washing of the water
  • 7/ Digging in the dirt
  • 8/ Fourteen black Paintings
  • 9/ Kiss that frog
  • 10/ Secret world

enregistrement

Produit par Daniel Lanois et Peter Gabriel. Enregistré et mixé par David Bottrill. Enregistré et mixé aux studios Real World, sauf une semaine enregistrée aux studios Kingsway, Nouvelle-Orléans et une session de percussion au studio 2000, Dakar. «Some additional source

line up

Peter Gabriel (Programmations, trinagle, basse sythnétique, claviers, percussions, valiha, harmonica, flûte mexicaine)

Musiciens additionnels : David Botrill (programmations), Manny Elias (shakers sénégalais), Brian Eno (claviers additionnels), Kudsi Erguner (ney), Richard Evans (uk) (mandoline), John Paul Jones (Surdu, basse, et claviers), Manu Katché (batteries acoustiques et électroniques), Daniel Lanois (guitares, Shaker, charleston, chœurs), Tony Levin (basses, stick), Doudou N’diaye Rose (drum loop), Sinéad O'connor (voix et chœurs), Hossam Ramzy (tabla, surdu), David Rhodes (guitare 12 cordes), Lakshminarayana Shankar (Shankar) (violon), The Babacar Faye drummers (Sabar drums) ; Chris Ormston (Cornemuse), Levon Minassian (Doudouk) ; Daryl Jonhson (Hand drum) ; William Orbit (programmations) ; Bill Dillon (guitares) ; Gus Isidore (Bridge guitar) ; Leo Nocentelli (Guitare) ; Tim Greene (Saxophone alto) ; Reggie Houston (saxophone baryton) ; Renard Poche (Trombone) ; Ayub Ogada (voix) ; Babacar Faye (Djembe) ; Caroline Lavelle (violoncelle) ; Assane Thiam (Tama, Talking drum) ; Marilyn McFarlane (voix) ; Malcolm Burn (violoncelle synthétique additionnel) ; Richard Blair (programmations additionnelles) ; Dmitri Pokrovsky Ensemble.

remarques

chronique

Bof… voilà la première chose qui me vient à l’esprit. Dommage est la deuxième. A la croisée de son nouveau travail funk-groove-pop entamé avec «So» et de son approche d’ambiances et de textures world musique si magnifiquement exprimée dans «Passion», Peter Gabriel livre un album plutôt raté. Mais par contre : tout le monde est là, les anciens (Levin, Rhodes, Eno…), les nouveaux alliés du monde (Shankar, Doudou N’Diaye Rose, Hossam Ramzy…), il y a même William Orbit ou encore le joueur de ney cosmopolite Kudsi Ergunner ! Passons sur «Steam» ou «Kiss that frog» qui lorgnent vers les «Big time» et «Sledgehammer» de l’album précédent sans aboutir à autre chose que provoquer l’agacement. «Love to be loved» et «Blood of eden» sont de belles pièces à la fois tendues par une basse constante mais très souple, Levin dans toute sa splendeur, et lentes, douces. C’est au tour de Sinnead O’Connor, après Kate Bush dans l’équivalent «Don’t give up», d’alliée sa voix légère à celle du vieux Peter. C’est assez beau certes, séduisant et relaxant, mais quelque part, c’est aussi rapidement ennuyeux. Quand «Only us» arrive, similaire et par endroit franchement incongrue, on est vraiment lassé. «Washing of the water» est une petite ballade blues, un morceau de genre, aucun intérêt. «Digging in the dirt» fût le premier single, une tentative intéressante de retrouver le rock et la guitare, tout en conservant ces nouveaux instruments de partout dont il ne peut plus se passer, un peu comme «Shock the monkey». C’est pas mal, mais sans plus. La production, techniquement irréprochable, est assez décevante. A la recherche de l’authentique, Lanois et Gabriel ont imprégné des sécheresses des instruments world le reste des musiciens. La batterie est assez laide, les guitares sans intérêt, seule la basse de Levin continue de séduire, mais elle ne trouve pas la modernité européenne de «So» dans ses proches acolytes pour la servir en force. Avec tout ça, «Fourteen black paintings» directement issu du «We do what we’re told» et des équivalents angoissants de «Passion» sonne trop à l’arrivée comme une caution sombre et expérimentale à laquelle on ne croit pas. Restent «Come talk to me», sœur directe de «Biko» mais qui trouve dans ses différences une justification à son existence, un excellent morceau puissant et aérien, où la voix est soutenue par la force des cornemuses, et «Secret world», qui clôture l’album, une autre réussite qui rappelle de vieux chef-d’œuvre : «Wallflower», «Family Snapshot», toutes ces mélodies douces et pop Gabrielliennes qui s’incarnent ici dans une pièce nostalgique et sophistiquée, fine comme l’onde. Note sévère car l’album fût longtemps attendu, et pour un résultat trop mi-figue mi-raisin. Et puis, il va se réveiller…

note       Publiée le mercredi 1 mai 2002

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Note moyenne        6 votes

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Ramon › dimanche 7 juillet 2013 - 14:30  message privé !

Peter gabriel est devenu mainstream, c'est un homme respectable et bankable à la fois, du coup on s'emmerde grave avec ce disque. Non pas qu'il soit mauvais, Digging in the Dirt, ça reste du très haut niveau même, mais l'embourgeoisement a fini par avoir raison de ce qui faisait le charme de la musique du Gab également acclamé pour son soutien à divers oeuvres caritatives et autant j'approuve la solidarité autant la charité me fait ch....

Note donnée au disque :