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Lustmord › The Dark Places Of The Earth

cd • 6 titres

  • 1Fallen 16:00
  • 2Atom 13:37
  • 3Ashen 13:43
  • 4Eon 8:34
  • 5Primal 9:56
  • 6The Last Days 6:37

remarques

Below, between, beyond and unseen. Extended ambient remixes from [Other].

chronique

Styles
ambient
dark ambient
Styles personnels
the dark places of the earth

Au jour d'aujourd'hui je n'ai toujours pas posé une oreille sur [Other] et je le vis très bien. Ayant été moyennement convaincu de ses collaborations avec Metal Beast, Adam Jones et les Melvins, j'ai préféré sauter directement à ses excursions en solo dans les profondeurs de la terre – bien m'en a pris. Ce disque est donc composé de remixes de titres que je n'ai guère entendu et je m'en réjouis, car c'est le Lustmord le plus monstrueusement opaque et dense depuis The Place Where The Black Stars Hang. Oubliez un instant tout ce que Brian Williams a pu mettre dans sa soupe pour tenter d'en renouveler la recette ; adieu guitares, percussions, chœurs, cris, cors. Il ne restera au final qu'une masse compacte au fond de la cuve, sorte de materia prima faite de souffles et de drones telluriques à déferrer les chevaux : vous tenez là l'essence de The Dark Places of the Earth. Un no man's land hors proportions où rien, absolument rien ne viendra à votre rencontre. Le seul rythme est celui, primal, de la Terre en mouvement et de ses paysages sinistrés sur lequel le vent ne rencontre aucun obstacle. Mais le sol meuble aura vite fait de vous emporter dans son lent écoulement souterrain où quelques léviathans de terre et de lave sommeillent au milieu de fumerolles. On se sent peu à peu pris dans le magma refroidissant comme coincé entre deux serpents géants – à moins qu'il ne s'agisse du même Jormungandr dont les anneaux s'entremêlent. On finit étouffé puis aplati sous des infrabasses d'une profondeur inimaginable, le tout dans une tension sourde mêlée d'un calme olympien. Assurément, voilà le disque le plus intense, essentiel et le moins tape-à-l'œil que monsieur Williams a sorti depuis bien longtemps ; dégageant une poétique du Vide que l'on osait plus espérer dans ce genre musical.

note       Publiée le mercredi 25 août 2010

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Note moyenne        9 votes

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GrahamBondSwing › mercredi 14 juillet 2021 - 15:42 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Beaucoup d'éruptions de lave et une cloche de plusieurs tonnes qui vient conclure cet opus dans la bonne moyenne, mais sans fioriture. J'irai ensuite me replonger dans les premiers albums (Paradised Downed et le début des 90's) qui m'avaient tant impressionnés... on verra bien si c'est toujours le cas ou pas.

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MaxwellsDemon › mardi 7 mai 2013 - 22:02 Envoyez un message privé àMaxwellsDemon

ces commentaires de soundcloud.... on commence à bien les connaître.

Wotzenknecht › mardi 7 mai 2013 - 20:59 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Nouvel album de Lustmord, premier véritable en cinq ans. Les extraits sont un peu gnangnan, on dirait qu'il a invité Lisa Gerrard et Maynard à éructer au ralenti... https://soundcloud.com/blackest-ever-black/lustmord-the-word-as-power

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Eas › vendredi 14 janvier 2011 - 06:53 Envoyez un message privé àEas

Le petit dernier, Heretic, est sorti l'année dernière, il présente des mixs des pistes d'Heresy. Quelqu'un sait ce qu'il vaut ?

Wotzenknecht › mardi 21 septembre 2010 - 14:14 Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Jamais entendu parler de Mystery Sea, et généralement les labels qui pondent vingt CDr par mois je m'en cogne un peu. Metavoid je le trouve franchement bancal à vouloir s'aventurer là où il ne sait pas trop y faire. Après, on peut être d'accord sur certaines oeuvres qui sont présentés ouvertement comme du remplissage (Carbon/Core et Zoetrope notamment) mais pour une fois sur celui-ci, le minimalisme terrible prend une forme irréductible qui la rend parfaite. On peut s'emmerder dessus comme on peut s'emmerder dans le désert du Nevada, je le concois bien - ca ne rend pas moins les deux places puissamment chargées de sens.

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