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Screaming Lord Sutch and the Savages › Screaming Lord Sutch and the Savages

cd • 18 titres

  • 1'Til the following night
  • 2Jack the Ripper
  • 3She's fallen in love with the monsterman
  • 4Dracula's daughter
  • 5Monster in black tights
  • 6Purple people eater
  • 7Good golly miss Molly
  • 8Don't you just know it
  • 9I'm a hog for you baby
  • 10Come back baby
  • 11The train kept a rollin'
  • 12Honey Hush
  • 13bye bye baby
  • 14You don't care
  • 15All black and hairy
  • 16Murder in the graveyard
  • 17London rocker
  • 18Loony rock

extraits vidéo

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enregistrement

Grande-Bretagne, 1961-66

line up

Jeff Beck (guitare), Ritchie Blackmore (guitare), Nicky Hopkins (piano), Screaming Lord Sutch (chant), Carlo Little (batterie), Matthew Fisher (clavier, piano), Tony Dangerfield (basse), Bernie Watson (guitare), Ricky Fensen Brown (basse)...

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
horror rock circus

Si Screaming Lord Sutch mérite de figurer en ces pages, c'est peut-être avant tout pour sa personnalité. Excentrique au plus haut point, adulé de son vivant par des formations comme les Damned, les Cramps ou les Meteors, David Edward Sutch né en 1940 dans la région de Londres découvre le rock'n'roll de Chuck Berry, Jerry Lee Lewis mais surtout Screaming Jay Hawkins dont l'univers le fascine tellement qu'il se rebaptise aussitôt. Accompagné par son groupe, les Savages (au sein duquel jouera notamment un certain Ritchie Blackmore), il va développer un show basé sur l'horreur, le sang, avec des mises en scène spectaculaires préfigurant celles à venir de Alice Cooper: déguisement de Jack l'Eventreur, cercueil sur scène dont surgissait le Lord, squelettes...mais aussi, avec moins de succès, tenues de légionnaires, d'hommes des cavernes...La musique, elle, n'avait rien de particulièrement révolutionnaire; très rock'n'roll dans ses lignes, avec un petit feeling garage, elle se distingue surtout par les thèmes macabres (cimetières, monstres, vampires, martiens...) de son chanteur. Cette excellente compilation nous présente ce qui représente l'âge d'or de l'étrange Anglais, soit la période 1961-66 (année où Ritchie Blackmore s'en ira créer Deep Purple et où le pianiste rejoindra un orchestre de blues, précipitant la fin des Savages), celle où le Lord sortira ses meilleurs morceaux. Vous aimez 'Monster Mash' ? Vous allez raffoler. Si toutes les compositions démarrent sur fond de rock garage, parfois dans un registre ultra classique ('Good golly miss molly' très inspiré par Jerry Lee Lewis, 'Don't you just know it'), les plus réussies sont clairement celles où Sutch se laisse à écrire sur ses sujets préférés, soit des rencontres de monstres dans des cimetières...Lui qui déclarait n'avoir aucun talent vocal dévoile sur ces chansons-là un timbre fluide ponctué de quelques rires démoniaques à la Screaming Jay Hawkins (sans oublier les cris des introductions). On citera son hit 'Jack the Ripper' qui restera dans toutes les mémoires mais ce n'est pas de mon point de vue la meilleure pièce, 'Til the following night', 'All black and Hairy', 'Dracula's daughter', 'She's fallen in love with the monsterman' (avec ses choeurs féminins de potiches) la talonnent de près...C'est rythmé, dément, ça file la patate et l'on sent quand le Lord s'éclate dans son univers de film d'horreur. Parallèlement à la musique, l'homme poursuivra une carrière politique en se présentant à plusieurs élections, d'abord pour le 'Parti de la Jeunesse' puis en 1983 pour le 'Parti officiel du monstre dingo' (ou quelque chose de similaire). S'il n'inquiétera pas grand monde, il récoltera assez de votes sur la circonscription de Margaret Thatcher pour que la taxe d'inscription des candidats soit augmentée, ce qui n'arrêtera nullement notre trublion qui donnera pas mal de concerts pour financer ses campagnes. C'est en 1990 qu'il remporte son plus beau succès en obtenant plus de voix que le candidat du nouvellement crée 'Continuing Social Democratic Party' (qui se dissoudra peu après). Après la fin des Savages, le Lord se fera connaître par deux albums enregistré avec ses 'Heavy Friends' (parmi lesquels Keith Moon, Ritchie Blackmore, Jimmy Page...) dont un live, 'Hand of Jack the Ripper', sorti malgré un mauvais mixage sans le dire aux musiciens qui ignoraient qu'ils étaient enregistrés...Malgré son côté loufoque et excentrique, son goût pour l'humour noir, Sutch souffrait de dépression. Un an après la mort de sa mère, soit en 1999, il se donnera la mort par pendaison...Triste fin...Cette compilation reste un must et un magnifique hommage à ce personnage culte dont l'ombre n'a de cesse de planer sur l'univers de la musique puisque récemment le groupe The Horrors reprenait 'Jack the Ripper'...4,5/6

note       Publiée le samedi 21 août 2010

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michel rocard › jeudi 26 août 2010 - 04:54  message privé !

Je trouve que ce que dit Dariev est intéressant mais j'ai du mal à assimiler ses 2 noms par ligne. Manque de culture et tactique forcément.

Shelleyan aka Twilight › lundi 23 août 2010 - 00:18  message privé !
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Sauf erreur, non...le morceau est crédité 'Stacey-Haggin-Simmonds'; par contre les arrangements sont de lui...J'ignore qui a écrit les textes.

Grandgousier › dimanche 22 août 2010 - 23:51  message privé !

'Tain le line-up ! Jamais entendu parler de ce type mais ça me tente bien. Le morceau Jack The Ripper, c'est de lui à l'origine ?

Shelleyan aka Twilight › dimanche 22 août 2010 - 14:27  message privé !
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@dariev, ah oui, tu as raison pour Jeff Beck, je ne l'avais pas mis, je l'ai rajouté...

dariev stands › samedi 21 août 2010 - 17:33  message privé !
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"La musique, elle, n'avait rien de particulièrement révolutionnaire." tu as raison de le souligner mon bon twilight, mais ce mec était quand même un putain de visionnaire, derrière son côté grand guignol cheap : il a quasiment préfiguré le Garage Rock à l'arrache et crade qu'on peut entendre sur Nuggets, dès 61, avec des influences surf et rock'n'roll certes, mais bon il n'y a guère que Link Wray et Hasil Hadkins pour avoir commencé plus tôt... Et il n'y a pas que Ritchie Blackmore et Nicky Hopkins (futur pianiste de tout le monde dans les 60's, des stones à l'airplane) qui ont commencé chez lui, il y a surtout Jeff Beck qui joue sur le single Dracula's daughter/come back baby en 64, avant d'intégrer les Yardbirds... Sans oublier que tout ça est produit par Joe Meek, aujourd'hui reconnu comme un fou visionnaire (et il faut reconnaitre que c'est vraiment crade et barré pour son époque, même si 66 a vite balayé tout ça...). Quant au look du mec (il avait ces cheveux-là sur les pochettes en 63) et son attitude scénique, n'en parlons-pas, ce qu'il faisait était 1000 fois pire que du Keiji Haino pour son époque... Aujourd'hui, ça a surtout un délicieux charme rétro pour vos soirées Rocky Horror, haha...

Note donnée au disque :