Vous êtes ici › Les groupes / artistesRRush › Rush

Rush › Rush

  • 1974 • Mercury 9100 011 • 1 LP 33 tours

lp • 8 titres • 40:07 min

  • face a
  • 1Finding My Way
  • 2Need Some Love
  • 3Take a Friend
  • 4Here Again
  • face b
  • 5What You're Doing
  • 6In the Mood
  • 7Before and After
  • 8Working Man

enregistrement

Enregistré en 1973 aux Toronto Sound Studios et à Eastern Sound - Remixed at Toronto Sound. - Produit par Rush - Masterisé par Gilbert Kong - Producteurs executifs : Robin McBride , SRO

line up

Geddy Lee (vocaux lead et basse), Alex Lifeson (guitares et vocaux), John Rutsey (batterie et voix)

remarques

Design par Paul Weldon

chronique

Styles
rock
hard rock
Styles personnels
zeppelinien plombé

Rush, ça veut dire empressement, ruée, et c'est exactement ce à quoi je vais me livrer sous vos yeux ébahis. N'y allons pas par quatre chemins : ce premier album est de ceux qui transcendent leur somme toute minces qualités par leur coolitude absolue. De ceux qui donnent envie de monter les potards à onze illico presto, peu importe le contexte, que vos voisins dorment, que votre copine vienne de vous plaquer, ou que votre copine vous aime et que votre voisin le plus proche soit un paysan dur d'oreille habitant à 3 kilomètres, c'est pas grave. Les guitares sont ici d'une lourdeur que seul Black Sabbath égalait en 74, à ma connaissance, mais utilisées différemment. Point de riffs proto-doomy ici, non, tout va vite, s'imbrique avec fluidité dans une poursuite effrénée dont le Dieu vivant Jimmy Page semble être l'objet... Ecoutez les solos au milieu de Working Man pour voir. Alors oui, pour la poésie, les intermèdes acoustiques chers aux Zep, les nuances, la maturité artistique, on repassera. Mais diantre que tout cela est jouissif !!! Tout ce que les Rush, en bons canadiens, ne peuvent pas avoir en terme de groove inhérent aux racines bluesy du hard rock US, ils le réinvestissent en brutalité, en dextérité technique aussi. Résultat, Rush aura une influence immense sur tout le continent américain, de King's X à Faith No More en passant par les Melvins... A peu près tout les groupes qui ont tenté de subvertir leur propre statut de groupe "lourd" ou "bourrin" en s'attaquant à la technologie, aux structures progressives, en refusant toutes les poses associées au style. Car si pour l'heure, le power trio est encore pétri de fougue juvénile, ils vont très vite prendre leur distance avec l'attitude "rock'n'roll"... Ce qu'ils font déjà, quelque part, en dédiant ce fameux Working Man à tous les rudes bâtisseurs comme eux, ce qui ne manquera pas de plaire à cette frange middle class qui accède au rock durant les 70's, loin des tensions des 60's. Ceux qui finiront pas devenir fans d'AC/DC et de Queen... à ceux-là, Rush parle, tout en s'assurant une réputation de cérébraux au passage. C'est quand même le seul groupe à avoir publié un opéra rock de droite (j'y viendrai). Trêve de bla-blateries, ce premier Rush d'adrénaline est pas loin d'être un indispensable... Tout au plus lui manque-t-il une identité plus affirmée par rapport au maître Led Zeppelin, dont Rush ne garde que la virilité. In The Mood, par exemple, est une bonne vieille ode au sexe chantée façon Robert Plant, avec volonté de décontracter la cible féminine : "Hey baby il est 8h moins quart, j'crois que j'suis d'humeur, là"... Il ne manque plus que Wayne de Wayne's World et sa casquette qui fait de l'air guitar, et vous avez le tableau. Principal attrait du truc : les guitares empilées par couches, à la truelle, et la voix de crécelle de Geddy Lee qui foutrait la banane à n'importe qui une fois l'effet de surprise passé. Très peu de temps après ce disque, Neil Peart, futur parolier du groupe, remplacera John Rutsey aux fûts, tuant ainsi dans l'œuf une bonne partie de la naïveté qui faisait alors le charme du groupe (Here Again, Take A Friend... la banane, on vous dit). Si la vaste majorité dédaigne cet éponyme à cause de son manque flagrant d'ambition, je le préfère largement à sa suite immédiate, qui tend déjà vers le son clinique qui fera la gloire du groupe. Pour l'heure, les décibels fusent généreusement comme chez Boris. Pas celui chez qui c'est soirée disco ce soir, non, l'autre.

note       Publiée le dimanche 1 août 2010

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Rush" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Rush".

notes

Note moyenne        8 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Rush".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Rush".

Ramon Envoyez un message privé àRamon

Un premier essai sous influence du Zep, ce qui leur vaudra l'appellation Canadian Zeppelin et causera le buzz outre Atlantique. Jimmy Page finira par s'enticher du groupe d'ailleurs, mais plutôt de la période "Permanent Waves", toujours inspirée du dirigeable mais dans sa version "Houses of the Holy", avec le côté épique et alambiqué des structures musicales qu'il gardera jusqu'à l'album Presence. Celui-ci se réfère clairement au Led Zep II, c'est sympathique mais sutout très anecdotique.

Note donnée au disque :       
zeuhl30 Envoyez un message privé àzeuhl30

C'est pas mon préféré de RUSH, mais ça envoie du bois quand même.

NevrOp4th Envoyez un message privé àNevrOp4th

Un début de carrière (sans neil peart) franchement pas mal avec des très bonnes idées et un Hard Rock bien joué et sans concessions. Tout çà est pas si mal, mais le meilleur reste à suivre. Un gros 4.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th Envoyez un message privé àNevrOp4th

Chronique qui donne envie dit donc ainsi que les commentaires qui vont avec, j'adore les deux disques en recommandation en plus, faut que je l'écoute un de ces 4 ce Rush.

Note donnée au disque :       
COLDSTAR Envoyez un message privé àCOLDSTAR

@Torquemada > toi tu avais leur album de reprises de 2004 je crois. Tu n'as donc absolument aucune crainte à avoir avec ce premier album, il te plaira.

Note donnée au disque :