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Dazibao › Réédition complète

cd 1 | 17 titres | 56:01 min

  • 1 Azores
  • 2 Cône blanc
  • 3 Anaconda
  • 4 Habitek
  • 5 Rdem
  • 6 Rdem Dazibao mix
  • 7 Waltz
  • 8 Caméléon
  • 9 Allah el watan el malik
  • 10 Rosy
  • 11 Sans silence
  • 12 Wonder why
  • 13 Central
  • 14 220 days
  • 15 Hit kat choufi
  • 16 Huuruu guuruu
  • 17 Shergui

cd 2 | 18 titres | 62:44 min

  • 1 Can ya ma can
  • 2 Sayf
  • 3 Atfali
  • 4 Ou hat
  • 5 Baykher
  • 6 Choufi fia
  • 7 Boléro
  • 8 Hendi
  • 9 Hayat
  • 10 Jugement
  • 11 Parade
  • 12 Fe sem
  • 13 Nod
  • 14 Leïla
  • 15 Djazair
  • 16 Ach hadi trekh la
  • 17 Bahdi meni
  • 18 Sbar ha bel khel

cd 3 | 25 titres | 72:52 min

  • 1 Les tambours lointains
  • 2 Frah
  • 3 Raison
  • 4 Comptine
  • 5 Le train des roses
  • 6 Galsin
  • 7 L'Bent
  • 8 Les tambours lointains
  • 9 Four hours
  • 10 Rainmaker
  • 11 Dans ses bras
  • 12 The fire of love
  • 13 Azores
  • 14 La prisonnière
  • 15 Meknes blues
  • 16 Ses nuits
  • 17 Dog brain
  • 18 Huuruu guuruu
  • 19 The fire of love
  • 20 Hit kat choufi
  • 21 El habeb
  • 22 Hendi (acoustique)
  • 23 Ya leila
  • 24 Mezel
  • 25 Hendi (jzu mix)

cd 4 | 16 titres | 49:49 min

  • 1 Somethig must break
  • 2 Anaconda
  • 3 L'Bent
  • 4 Four hours
  • 5 Les tambours lointains
  • 6 Sbar ha bel kel
  • 7 Take it as it comes
  • 8 The fire of love
  • 9 Cône blanc
  • 10 R'Dem
  • 11 Caméléon
  • 12 Ou hal
  • 13 Choufi fia
  • 14 Hit kat choufi
  • 15 Baykher
  • 16 Hendi

enregistrement

CD 1: Titres 1-6, Studio Garage, Paris, France, avril 1986. Titres 7-17, Studios Garage, Paris, France, septembre 1987. CD 2: Titres 1-7, Studio Mix, paris, France, mai 1988. Titres 8-18, Studio Mix, Paris, France, février 1991. CD 3: Titres 1-4, Studio Magenta, Paris, France, septembre 1983. Titres 5 et 6, Studio HBS, Paris, France, avril 1984. Titres 11-18, Studio de la Madeleine, Paris, France, 1985/86. Titres 19 et 20 enregistrés live au Studio Mix, Paris, France, 1988. Titre 21, Studio Campus, Paris, France, 1992. Titres 23 et 24, Studio campus, paris, France, 1992. CD 4: Titre 1 enregistré live au Gibus Club, Paris, France, 1983. Titres 2-5, enregistrés live au Théâtre du Forum des Halles, Paris, France, le 14 décembre 1985 durant le festival 'Nuisances sonores'. Titres 6-9, enregistrés live à La Traverse, Genève, Suisse, le 28 novembre 1986 durant le festival 'Rock autonome'. Titres 10 et 11 enregistrés live au Metropol, Berlin, Allemagne, le 15 février 1987. Titres 12 et 13 enregistrés live aux Foufounes Electriques, Montréal, Canada, le 2 octobre 1990. Les titres 14-16 enregistrés live au festival Emmetrop, Bourges, France, février 1990.

line up

Jamil Saïarh (chant), Pierre Bidallier (synthé, fuzz, pédales), Paul Dufayet de la Tour (batterie, percussions, boîtes en métal), jean Zundel (basse), Lucas Zabojnik (guitare), Thierry Bertomeu (synthé, guitare)

Musiciens additionnels : Maurice Drapier (cythare hongroise, bombarde)

remarques

CD 1: Titres 1-6 (album 'Sahd'), titres 7-17 (album 'Les musiques de la honte'). CD 2: Titres 1-7 (album 'Amok'), titres 8-18 (album 'Shems'). CD 3: Titres 1- 4 (EP 'Les tambours lointains), titres 5 et 6 (single 'Dah kni'), titres 7 et 8 (compilation 'Le cimetière des passions'), titre 9 (compilation K7 'Out of nowhere'), titre 10 (split single 'Out of nowhere'), titres 11-18 (démos), titres 19 et 20 (compilation 'Lemming'), titres 20 (compilation 'Très hors'), titre 22 (compilation 'Beaucoup'), titre 23 et 24 (démos), titre 25 (compilation 'Echo location').
Box en métal.

chronique

Foncez casser votre tirelire, voilà un objet indispensable ! Infrastition vient en effet de rééditer sous forme d'un magnifique coffret métallique l'intégralité d'une formation française originale et culte, j'ai nommé Dazibao. Notre époque aime les rangements nets et précis, elle apprécie que chacun reste à sa place...Tu es Africain ? Bien, tu fera du hip hop à moins que tu ne préfères le funk ou la world music. Et toi ? Tu es originaire du Maghreb ? Du rap, du raï éventuellement. Quant à toi petit blanc, il te reste toutes les déclinaisons du rock, du metal, et si tu es de ton temps, frotte toi à l'électronique, quant à ton pote asiatique, qu'il se débrouille dans son coin, il aime la musique au moins ? Il fut un temps où ce genre de considération (volontairement réductrice et schématique de ma part) n'était pas si importante et Dazibao en est le parfait exemple. Ce groupe crée en 1983 n'hésitait pas en effet à adjoindre à son rock gothique post punk écorché du chant en arabe (le chanteur, Jamil, étant à moitié Marocain) ainsi que quelques discrètes touches ethniques, sans jamais tomber dans le cliché de la formation qui adjoint de plus en plus d'instruments acoustiques dans ses compositions. Rien de tout ça, Dazibao a toujours proposé une musique électrique, intense, sombre, torturée, en y intégrant de manière presque imperceptible et pourtant incontournable une forme de mystique orientale. Le premier cd compile le EP, 'Sahd' et l'album 'Les musiques de la honte', deux travaux intenses et variés. Des ambiances tribales de 'Anaconda' au rock gothique de 'Azores', en passant par 'Rdem' (mêlant instruments traditionnels, des guitares m'évoquant curieusement Rosa Crux) ou le beau 'Habitek' qui après un début vocal oriental à souhait éclate en une mélodie toute en roulement puissant. 'Les musiques de la honte' poursuit dans une veine similaire en ouvrant avec un 'Waltz' pas si éloigné de certains travaux de Tuxedomoon, en poursuivant avec des titres goths noirs, âpres, emplis d'une rage et d'une puissance impressionnante avant 'Rosy' payant son tribut au Velvet Underground, sans oublier quelques essais plus grinçants ('Huuruu guuruu'). Jamil varie les langues usant aussi bien du marocain que du français et de l'anglais, passant de la douceur au cri rauque, renforçant cette impression de liberté créatrice que s'accorde le groupe. Sur le second cd, nous trouvons les albums 'Amok' et 'Shems'. Première constatation, le chant est désormais exclusivement en arabe; musicalement, au lieu de calmer le jeu, les musiciens témoignent d'une rage plus marquée, les guitares développent des sonorités plus grinçantes, les climats sont très glauques (l'excellent 'Attali' avec ses vocaux déclamés), la fureur explose ('Baykher', presque punk dans son feeling) et même sur le final du pourtant progressif 'Choufi fia' qui en arrive à flirter avec un rock industriel dans la veine des Swans. 'Boléro' fait figure d'ovni avec ses ambiances mesurées mais il annonce une forme moins saturée qui caractérise 'Shems', l'ultime opus. L'adjonction d'un violon synthétique dans nombre de compositions permet au combo de diversifier sa démarche sans pour autant marquer de rupture avec le passé. Plus apaisé tout en restant noir et mystique, ce disque permet au groupe de chanter les démons exorcisés ('Jugement'), d'affirmer son côté 'rock arabisant' sans jamais tomber dans le côté Carte de séjour comme le rappellent 'Fe sem' (pas si éloigné du Killing Joke de 'Pandaimonium' en moins lourd et violent) ou leur étonnante reprise du 'Paint it black' des Stones ('Sbar ha bel khel'). Belle manière de conclure cette carrière unique et originale sans la moindre faiblesse. Le troisième cd rassemble les singles, raretés et démos, notamment le EP 'Les Tambours lointains' (dommage que la qualité sonore soit si moyenne car musicalement, c'est du bon), parfois proche de Bauhaus ('Frah') mais également marqué par le gothic rock ('Raison'); sur le single 'Le train des roses' ou la chanson 'L'Bent' c'est même du côté de la cold wave que louchent les musiciens. Ces éléments prouvent que dès ses débuts Dazibao a fait montre d'une grand grande maturité quant à ses arrangements, ses mélodies et les ambiances dégagées. Le quatrième volet est là pour témoigner de la puissance du groupe en concert et nous faire pénétrer un peu plus son univers notamment au travers des reprises (Joy Division, The Doors, Jody Reynolds, Clock DVA); dommage que la qualité du son ne soit pas toujours excellente car la sélection des titres est plutôt pertinente. Par moment, on note une certaine proximité artistique avec leurs compatriotes de Clair Obscur ('L'Bent') mais avec Dazibao, ce ne sont pas tant les comparaisons qui comptent mais bien plutôt le parcours d'une formation indépendante qui ne se revendique d'aucune communauté (leur nom désignant un journal chinois écrit à la main et affiché sur les murs), d'aucune mode et qui jusqu'au bout aura mené un voyage musical riche, diversifié, intense et unique.

note       Publiée le lundi 19 juillet 2010

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Hazincourt › samedi 28 mai 2016 - 11:40  message privé !

Ce que j'adorais chez ce groupe c'est effectivement leur Punch, leur rage, leur passion (encore une fois) et ce chant en arabe sur certains titres qui magnifie le tout. Un goupe comme ça serait il encore possible de nos jours ? Ils ont fait la première partie de The Fall pendant une tournée allemande.

Kagoul › vendredi 27 mai 2016 - 20:10  message privé !

Quel groupe ! je me réécoute les 4 CD à la suite et ça fait un bien fou :-) dire que dans les années 80, je ne connaissais que joy division, sisters, cure, fields, siousxie, téléphone et noire désir. tant de groupes m"échappaient alors .. Vieux motard japonais, oups mieux vaut tard que jamais ^^ et grâce à infrastition je découvre des groupe uniques et tellement bons. Bon là ça fait 6 ans que je suis fan de dazibao ! quelle voix :-) et un son sur album comme si on était en Live, et ça c'est rare et trop bon.

Note donnée au disque :       
Dioneo › samedi 10 décembre 2011 - 17:27  message privé !
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Ouais... Il prononce le dialectal un peu trop comme à Belleville.

(Bon, et en vrai l'anglais souvent pas mal à la française ; qu'on trouve ça gênant ou pas, ça s'entend).

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › samedi 10 décembre 2011 - 17:18  message privé !

On peut l'attaquer sur son accent ?

Dioneo › samedi 10 décembre 2011 - 16:30  message privé !
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(Français Marocain, oui).

Note donnée au disque :