Vous êtes ici › Les groupes / artistesEEditors › In this light and on this evening

Editors › In this light and on this evening

cd • 9 titres

  • 1In this light and on this evening
  • 2Bricks and mortar
  • 3Papillon
  • 4You don't know love
  • 5The big exit
  • 6The boxer
  • 7Like treasure
  • 8Eat raw meat = blood drool
  • 9Walk the fleet road

informations

Miloco Studio, Assault Studio, Battery Studio, Londres, Angleterre

Existe en version limitée deux cds

line up

Chris Urbanowicz, Ed Lay, Russell Leetch, Tom Smith

chronique

Bon, il est temps de vous parler enfin de ce troisième Editors...Je confesse qu'il m'a fallu du temps...Pour l'acheter, pour l'apprécier. Avant d'aller plus loin, je me hasarde à une recommandation, écoutez-le d'une traite, voilà me semble-t-il la meilleure manière de l'aborder. Si vous avez lu mon enthousiaste chronique de 'The back room' (sur lequel je n'ai pas changé d'avis), vous vous demanderez peut-être pourquoi tant de chichis ? Tout d'abord, je n'aime guère quand les promos mettent en avant le nom du producteur (en l'occurence l'impeccable Flood) au même titre (voir plus) que celui du groupe, ce n'est pas toujours bon signe et l'on pourrait presque y déceler un aveu de faiblesse, ensuite après écoutes des premiers extraits, j'en suis venu à me dire que les Editors étaient décidément un groupe qui bouffait à tous les râteliers: après avoir plagié avec brio le style Interpol, les voilà qui flirtaient l'air de rien avec Coldplay (sans trop exagérer non plus) et là, bonjour l'électronique dancefloor mode revival 80's...Ces musiciens ont-ils donc si peu de personnalité ? D'un autre côté, le problème peut être abordé d'un angle positif. Voilà un combo qui refuse de se répéter et n'hésite pas à se lancer de vrais défis. Juste. Je m'en tiendrai donc à cette logique. Première constatation (ou mise en garde, selon le point de vue), ce troisième album n'a plus rien de rock (les guitares en étant presque totalement absentes); les Editors ont en effet opté pour une approche évoquant une new wave électronique héritée directement des eighties. Les arrangements sont plus dépouillées, la production sonne synthétique, un brin froide...Les ambiances ne sont pas joyeuses pour autant et puis, bon, ces types ont quand même du talent, leur écriture si puissante ne pouvait s'évaporer d'un seul coup. En témoignent le bouleversant et intimiste titre éponyme et le non moins magnifique 'The boxer'. Je suis même d'accord de reconnaître que le hit 'Papillon' a quelque chose d'ultra sexy (mais également d'éphémère et jetable) dans son habillage dancefloor. Pour le reste, c'est moins évident, 'The big exit' est tout simplement insupportable tant dans sa mélodie que sa ligne vocale, 'Walk the fleet road' pompe encore à Coldplay, quant à 'Eat raw meat = blood drool', il me laisse perplexe...Fluide ou atroce ? Je n'arrive pas à trancher. On me rétorquera que je manque d'ouverture d'esprit. Peut-être bien mais même en suivant la logique du groupe, nous en arrivons au plus grave selon moi. 'In this light and on this evening' fait partie de ces disques qui séduisent très volontiers à la première écoute mais dont on se lasse au final assez rapidement, la faute à une production certes impeccable mais tellement banale...Editors, mais peut-on encore parler de groupe, n'existe alors plus que par la voix de son chanteur. Il faut reconnaître que ce timbre profond garde son efficacité mais la question qui se pose alors est la suivante: les musiciens servent-ils encore à quelque chose ? Pour moi, la réponse est clairement non, cet opus pourrait aussi bien être l'oeuvre solo de Tom Smith, personne n'y remarquerait rien. Tout est dit, non ? Loin d'être raté émotionnellement, ce disque n'en est pas pour autant une réussite totale, on reste mitigé. Editors s'est jeté dans le vide sans filet, attitude respectable, mais n'ont-ils pas ainsi signé leur arrêt de mort ? L'avenir le dira.

note       Publiée le jeudi 8 juillet 2010

dernières écoutes

    Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "In this light and on this evening" en ce moment.

    tags

    Connectez-vous pour ajouter un tag sur "In this light and on this evening".

    notes

    Note moyenne        6 votes

    Connectez-vous ajouter une note sur "In this light and on this evening".

    commentaires

    Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "In this light and on this evening".

    No background Envoyez un message privé àNo background

    Ils ont perdu les musiciens sur celui-là, et le chanteur s'est perdu sur le dernier album... Pour répondre à la question posée en fin de chronique : R.I.P. Editors.

    born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

    mon dieu que c'est pute ! je sais pas encore si c'est monstrueux ou monstrueux, mais on pense fort à covenant et u2

    Rosarius Envoyez un message privé àRosarius

    Un de mes albums de l'année dernière. J'adore l'orientation purement New Wave et synthétique, et les morceaux me plaisent tous, surtout "In This Light...", "Brick And Mortar" et "You Don't Know Love". Editors adopte la froideur d'une aurore urbaine; le temps d'un album, ou plus durablement? Peu importe : pour l'heure, le cocktail est concluant, surtout pour les fans des musiques froides des années 80. Belle prise de risque.

    Note donnée au disque :       
    Marti Envoyez un message privé àMarti

    A mon avis, cet album est inégal, même si dans l'ensemble il se laisse écouter; de très bons morceaux portés par une voix magnifique et quelques erreurs de casting, qui me laissent une impression désagrable de ratage complet( musique , et voix comprise...) "eat raw meat" et "papillon" entre autres..

    necromoonutopia666 Envoyez un message privé ànecromoonutopia666

    Je lui met aussi 5 boules. Je ne connaissais que les singles des albums précédents et j'ai acheté celui là surtout pour le titre "Papillon" que je trouve absluement dément si l'on met de coté le synthé un peu raccoleur(mais joussif quand même). Les autres morceaux demandent un peu plus de patience mais sont aussi pour la plupart d'excellents titres.

    Note donnée au disque :