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Rogue Element › Storm Passage

cd • 3 titres • 55:13 min

  • 11 Infinite Imagery 41:46
  • 22 Encounter At Stormwater Crossing 7:00
  • 33 Elements 6:26

informations

Initialement enregistré en une seule piste sur DAT, au studio RMS à Putnes, Londres les 9 et 10 Septembre 1999 et distribué en 200 copies. Remasterisé en Janvier 2010

Pour en savoir plus sur Rogue Element et entendre des échantillons sonores, visitez le site web; http://www.rogue-element.uk.com/

line up

Jerome Ramsey & Brendan Pollard: Synthé, mellotron et séquenceur analogues

chronique

Rogue Element est le parfait exemple qu’une musique peut survivre et évoluer tant à ses auteurs que ceux qu’ils ont influencés. Fortement inspiré par le style séquentiel de la Berlin School et plus particulièrement par la musique de Tangerine Dream, Rogue Element refait surface après plus de 6 ans d’absence afin de poursuivre la quête musicale du Dream et de la Berlin School. Initialement composé (et réalisé en quelques 200 exemplaires) en 2000, Storm Passage est le tout premier album de Rogue Element et il s’est écoulé aussi vite qu’un orage peut passer en coup de vents. Un album qui porte bien son appellation où Brendan Pollard et Jerome Ramsey proposent 3 titres bouillonnants de séquences alternantes qui baignent dans un maelstrom rythmique aussi intense qu’imprévisibles. Des structures musicales très près des racines de Tangerine Dream, mais avec des évolutions déroutantes et progressives, démontrant que le duo Anglais est plus qu’un pâle reflet d’un groupe qui a fasciné tant d’amateurs de MÉ et progressive.
Émergeant des profondeurs aquatiques Infinite Imagery prend un envol plutôt timide avec ses flottantes strates aux sonorités déviantes et spectrales. De lourdes strates morphiques qui ondulent tel un monde d’éther sur les ondes d’un synthé aux souffles flutés, un peu comme sur Underwater Sunlight de TD. Et les références ne peuvent qu’abonder de ce brillant opus qui se veut un véritable voyage musical au cœur des sonorités du Dream. Une séquence zigzagante façonne une rythmique au débit sec et hachuré qui titube avec solidité parmi une panoplie de souffles synthétisés aux multiples saveurs musicales et de douces couches d’un discret mellotron. Le rythme est pur et dur, et se réfugie dans d’ondoyantes vapes éthérées, histoire de reprendre son souffle. Le calme avant la tempête, car vers la 13ième minute, une autre séquence initie une cadence hoquetante avant qu’elle n’en croise une autre, plus lourde et plus incisive, subdivisant un tempo qui devient de plus en plus anarchique. Un superbe passage où tout s’entrechoque sur une rythmique chaotique qui se drape de doux souffles mellotronnés et qui se terrera dans un énorme trou noir sonore, croisant les effluves psychédéliques d’un Pink Floyd hasardeux et complexe des années 60. Il reste encore 15 minutes d’une musique aux innombrables affluents sonores qui se jettent dans nos oreilles, tel un festin sonore. Un doux synthé erre ses souffles dans une brumeuse mellotronnée, avant qu’un dernier coup de semonce séquentiel ne moule une rythmique endiablée et agrémentée de quelques accords de clavier qui se pointent tels des artifices solitaires. Flûtes mellotronnées, chœurs errants, claviers chancelant aux accords qui serpentent tels les éclats d’une mer à peine agitée accompagnent ce titre épique dont le mouvement séquentiel ourle tel une vague sous-marine insufflant un souffle hybride à un titre où la dualité des rythmes et des harmonies est la pierre angulaire de cet étonnant voyage musical.
Après ce long titre aux étonnantes déviances musicales, Rogue Element propose 2 titres plus brefs. Après une intro morphique, Encounter at Stormwater Crossing éclate avec une approche séquentielle endiablée, rivalisant d’adresse avec l’art que Franke implanta avec Poland. Ici, la rythmique séquentielle explose d’une férocité inouïe multipliant les doublons dans un écho suggestif torrentiel, sous les vapes d’une doux mellotron aux souffles flûtés et éthérés. Imaginé un croisement entre Epsilon In Malaysian Pale, Poland et Exit et vous avez Encounter at Stormwater Crossing. Un très bon titre plein d’une énergie séquentielle à décoiffer la tapisserie des murs! Nettement plus clame, avec sa lente intro morphique où les souffles mellotronnées pullulent, Elements croise le fer du rythme vers la 4ième minute avec une belle séquence qui sautille et bondit sous les ailes d’un synthé à la fois symphonique et mellotronné. Un beau titre, empreint d’une cadence sobre qui conclût cette réédition oh combien attendue de Storm Passage.

note       Publiée le mardi 29 juin 2010

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    ericbaisons Envoyez un message privé àericbaisons

    D'apres leur nom on les verrait plutot faire du bon Power Elec