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Taint (USA) › Whoredom

cd • 1 titre • 55:13 min

  • 1Untitled55:13

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Keith Brewer

remarques

Edition limitée à 500 copies

chronique

Styles
noise
power electronics
Styles personnels
plus misogyne tu meurs

Tu as tout de suite attiré mon attention, tes yeux hagards, ta bouche béante, cette plaie édentée qui te sert à essuyer les queues, tes 90 kilos de barbaque nourris au cheeseburger, ton regard depuis longtemps éteint, ton désespoir souillé par la vie, pute à crack, ma race préférée, tu me prends pour un simple client, sous-conne, j'aime tes lèvres, tremblantes derrière ton vernis tapageur, tu pues le déni à plein nez, j'aime ta face boursouflée, tuméfiée, ta peau flasque, tes pupilles hagardes, tes veines noirâtres, ta laideur est un délice, je ne suis pas client, tu veux bavarder ? Un morceau de caillou si tu bavardes avec moi, regarde, tu vois, je ne suis pas un menteur, vas-y parle, laisse-toi aller, parle-moi lentement, avec des semblants de phrases titubantes, parle-moi de ta vie, de ta fille de six ans qui t'attend dans ton taudis, qui attend de faire comme sa mère, qui se maquille seule, devant le miroir, qui joue à la pute, qui joue à maman, elle porte ça en elle, la bâtarde, c'est génétique, instinctif, parle-moi de tes clients, ceux qui reviennent, parce que tu es la plus docile, la plus soumise, la plus salope, sac à foutre, ils tassent ta chair, ils la meurtrissent, tu encaisses, tu chiales, alors ça les excite encore plus, tu gueules, et eux ils gueulent encore plus fort, parle-moi du crack, sous-merde, de ta copine la seringue, ton soleil à toi, parle-moi de ta raison de vivre, de la morale, de ta fierté, de tes espoirs, de tes carapaces fictives, pour ne pas te flinguer, j'aime quand tu tousses, bon sang, tu pues, tu sens comme ça pue ? On dirait comme une odeur rance de foutre oxydé, j'en perds pas une miette, trésor, je me régale, tu me plais, j'aime ta langue qui détale entre tes gencives rabougries, tes vaines tentatives pour nier ton malheur, j'aime quand tu chiales, laisse-toi aller, tu as une sorte de sifflement à chaque inspiration, j'aime, tu ne vaux rien, ta vie ne vaut rien, pas même le prix d'une passe, je voudrais te violenter jusqu'à la mort, tu serais libérée de la médiocrité, personne ne ferait d'enquête, rien pour une sous-merde comme toi, hein ? Tu n'existes pas, hein ? tu veux ton caillou, c'est ça ? T'auras rien, sous-chienne, tu ne mérites rien, reste tranquille, ou je te tabasse, t'entends, je te brise, tire-toi vite fait, semblant de vie, semblant de merde, ta vie est là, sur le trottoir, à terre, c'est là qu'est ta place, t'es née pour ça, on ne vit qu'une fois, profite, t'es née pour ça.

note       Publiée le vendredi 14 mai 2010

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Karamazov › vendredi 4 novembre 2011 - 03:57  message privé !

Une très belle chronique. Je contacte Caroline Fourest immédiatement.

zbr › samedi 15 mai 2010 - 00:17  message privé !

c'est bien ça oui. Froid, viscéral, un des meilleurs Taint avec "just meat".

Note donnée au disque :