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Eberhard Weber › Endless Days

  • 2001 - Ecm, 1748 (1 cd)

cd | 8 titres | 47:58 min

  • 1 Concerto for bass [6:15]
  • 2 French diary [6:50]
  • 3 Solo for bass [3:45]
  • 4 Nuit blanche [4:49]
  • 5 A walk in the Garrigue [3:28]
  • 6 Concerto for piano [4:51]
  • 7 Endless days [8:40]
  • 8 The last stage of a long journey [9:20]

enregistrement

Rainbow Studio, Oslo, Norvège, avril 2000

line up

Eberhard Weber (basse), Paul McCandless (saxophone soprano, clarinette basse), Rainer Brüninghaus (piano, claviers), Michael DiPasqua (batterie, percussions)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
minimal

Le long voyage de Eberhard Weber l'a transbahuté des lointains rivages de la fusion jusqu'à une forme de solipsisme au goût d'absolu. Ces dernières années, le langage de Weber avait été à ce point débarrassé du superflu qu'il s'était comme évaporé après la sortie de "Pendulum". Envolé le bassiste ! Disparaître pour mieux revenir ; le bougre sait comment s'y prendre pour se faire attendre. Il nous revient en mai 2001 avec "Endless Days" qui, par la force des choses, ne pouvait pas pousser plus loin l'esprit de synthèse qui avait animé ses tous derniers travaux. La présence conjointe de Paul McCandless et Michael DiPasqua nous ramène intuitivement aux sessions abstraites de "Later That Evening", mais c'est le grand retour du pianiste Rainer Brüninghaus qui, pour l'occasion, fait office de valeur ajoutée. Avec un McCandless, moins incandescent que Mariano, et un Brüninghaus, évoquant, par son ascèse, l'immense Bill Evans, tous les éléments sont en place afin que "Endless Days" puisse ajouter son nom à la liste déjà conséquente d'albums d'Eberhard Weber qui tendent ouvertement vers la méditation. En ouverture, "Concerto for Bass" se décline comme un jazz modal, à la fois élégant et mélancolique. Ce sont d'ailleurs deux traits qui vont pouvoir s'appliquer à la toute grande majorité des titres de ce nouvel album, excepté les escapades en solitaire que sont "Solo for Bass" et "A Walk in the Garrigue", exercices visiblement devenus nécessaires mais toujours aussi dispensables. La clarinette basse, soulignée par un clavier qui en double la voix, est quant à elle pour beaucoup dans l'aspect léché qui donne à l'album cette aura particulière, lorgnant vers une certaine idée de la musique de chambre ("The Last Stage of a Long Journey" en est l'exemple le plus éloquent). Plus conventionnel dans la forme, très abordable grâce à ses mélodies à l'aisance gracile, "Endless Days" correspond en tous points à ce que nous serions en droit d'attendre du compositeur allemand à l'aube de ce vingt-et-unième siècle naissant.

note       Publiée le samedi 1 mai 2010

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