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Flowers In The Dustbin › It's ok to be ugly

cd | 20 titres

  • 1 Stuck on a stick
  • 2 Pocketful of gold
  • 3 True courage
  • 4 Aim for the sky
  • 5 The journey's end
  • 6 Last tango in Vietnam
  • 7 Vethixo disco
  • 8 Temples
  • 9 Covent garden
  • 10 Cowboys and indians
  • 11 Nails of the heart
  • 12 All fools day/the reason why
  • 13 November's song
  • 14 Outlaws in the woods
  • 15 Lick my crazy colours
  • 16 The continuing tragedy of Mr Smith
  • 17 The web
  • 18 Wouldn't that be fine
  • 19 South London
  • 20 Anarchy panky

line up

Gerard Evans (chant), Chas Loft (basse), Si Barry (guitare), Antje Klaeh (guitare), Bill Mahony (batterie), Chris (batterie), Jon Howells (clavier), Anna Caswell (choeurs)

chronique

Styles
gothique
post punk goth
punk
rock
Styles personnels
anarcho-punk

De tous les groupes de la tribu anarcho-punk britannique des 80's, Flowers in the Dustbin n'étaient de loin pas les plus doués. Leur musique permet néanmoins, à l'instar de celle des Poison Girls, Zounds, de jeter un regard plus complet sur cette fameuse étiquette et sur l'idée même de 'punk'. Si l'on ne devait y voir qu'aggression et furie, Flowers in the dustbin ne seraient pas un combo punk. Leur ligne de conduite était claire dès le début, écrire quelque chose de plus mélodique, moins violent, sans pour autant renoncer à leurs idéaux. Leur chanteur, Gerard Evans, n'a jamais dissimulé son admiration pour Patti Smith et souhaitait s'en inspirer pour casser l'image traditionnelle du groupe punk, trop rigide à son goût; cette compilation groupant la maigre discographie permet de mieux saisir ce qu'il entendait par là. Ce qui rend le groupe attachant, c'est sa sincérité; pas d'intégrisme mais des convictions profondes exprimées au travers de textes inspirés, intelligents, évitant la grossièreté. Parce qu'il faut bien l'admettre, musicalement, nos Britanniques ne sont pas des champions, Gerard Evans est loin d'être juste dans la voix, certaines pièces tirent en longueur et les structures sont parfois maladroites (la basse en décalage avec la cymbale sur l'intro de 'Covent garden', les deux chants se superposant de manière bancale du pourtant bon 'Journey's end')...Mais qu'importe, le punk, le vrai, c'était cela aussi...Alors que nombre de simulateurs prétendaient ne pas savoir jouer pour faire plus 'true' en 77, bien des suiveurs ont repris le slogan à la lettre: l'important est de crier ce que l'on à dire, la musique viendra après ! Et Flowers in the dustbin furent de ceux-ci, n'hésitant pas lors d'un de leurs premiers shows à présenter un titre de près de quinze minutes; quant à Gerard Evans, il choquera tant l'audience que ses propres acolytes en se mutilant au rasoir sur scène (d'où changement de personnel rapide, deux membres refusant de cautionner ce genre d'effusion)...Bref, si la musique des Flowers n'avaient rien de foncièrement extrême, les convictions des ses crétaeurs n'étaient nullement à prendre à la légère. Qu'en est-il d'ailleurs de cette musique ? Elle se rapproche beaucoup des premières formations post punk goth, Siouxsie and the Banshees, The Cure à leurs débuts, sans oublier quelques tentations plus 'folk' à la Patti Smith ('Pocketful of gold', 'Aim for the sky', maladroit a capella capturé sur scène ou 'Wouldn't that be fine') ou, c'est surprenant, cold wave ('South London'). La voix de Gerard Evans, relativement fausse à ses débuts, m'évoque même celle de Dav-Id Busaras des Virgin Prunes, sur les premiers morceaux. Progressivement, elle prendra de l'assurance et les compositions se révéleront plus ambitieuses, ainsi les excellents 'Nails of the heart', 'November's song', témoins privilégiés de cette optique mélodique souhaitée par le groupe. Signalons encore 'The journey's end', 'Last tango in Vietnam' ou 'The continuing tragedy of Mr Smith' avec ses claviers bizarres. Ces pièces-là, bien que variables dans la qualité de l'enregistrement, valent clairement l'achat. Hélas, sur vingt titres, un certain nombre se profile comme nettement plus dispensables: 'Pocketful of gold', très ennuyeux, 'Aim for the sky' trop long, 'All fools day/the reason why' ou le technoïde 'Anarchy panky' (certes enregistré avant tout pour s'éclater, un peu comme une blague, mais tout de même, c'est horrible). Vous saisissez le problème ? Le bon côtoie le pénible. Tout le problème de Flowers in the Dustbin vient peut-être de là; à tant fuir les carcans, vouloir briser les conventions, faire l'inverse des autres, le groupe y a perdu de sa crédibilité par une carrière aux allures de patchwork débridé où tout n'est pas bon à prendre. Reste une sincérité jamais reniée et quelques éclats vraiment jouissifs...pas assez pour se profiler au premier plan malgré tout.

note       Publiée le dimanche 25 avril 2010

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