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GBH › City baby attacked by rats

cd • 18 titres • 45:43 min

  • 1Time Bomb
  • 2Sick Boy
  • 3Wardogs
  • 4Slut
  • 5Maniac
  • 6Gunned Down
  • 7I Am The Hunted
  • 8City Baby Attacked By Rats
  • 9The Prayer Of A Realist
  • 10Passenger On The Menu
  • 11Heavy Discipline
  • 12Boston Babies
  • 13Bellend Bop
  • No Survivors
  • 14No Survivors
  • 15Self Destruct
  • 16Big Women
  • Sick Boy
  • 17Slit Your Own Throat
  • 18Sick Boy (Single Version)

enregistrement

Enregistré à FSR Studio, Birmingham - Produit par Mike "Clay" Stone - Ingé-son : Frank Skarth - Masterisé par Tim Turan

line up

Ross (basse), Wilf (batterie), Jock (guitare), Col (voix)

remarques

Artwork par Tina Simmons

chronique

Styles
hardcore
old school
punk
crust
Styles personnels
street punk > uk82

Je vous ai parlé d’Amebix, et bien dans le genre crossover punk/metal précoce, il y avait ce GBH ou Charged GBH (pour grievous bodily harm, coups et blessures graves), fleuron du hardcore anglais, qu’on a jamais appelé "old-school" là bas, mais tout simplement… UK82. Une forme de street punk (à la Exploited dont les GBH imitent la foi capillaire et le côté speed et gros bras) qui débouchera sur le crust et le d-beat, sous l’effet de Motorhead, qui bousculait pas mal les mentalités à l’époque avec son mélange de rythmiques résolument punk et de grosses guitares, renonçant à l’emphase excessive du Heavy naissant sans pour autant se cantonner au son moins profond et puissant traditionnellement réservé au punk. On le sait, les GBH ont eu une influence déterminante sur tout le hardcore voir le stoner à venir (dont Josh Homme qui était fan lors de ses boutonneuses années). Il s’agit donc d’un genre hybride où toutes les compos se ressemblent, tendant toutes vers une certaine idée de l’agression franche et craspec. Ce City Baby Attacked By Rats ne déroge pas à la règle, même s’il apporte un soupçon de variété, comme par exemple sur les breaks amusants de la chanson-titre. Ça commence toujours plus ou moins par un roulement de batterie, une attaque à la guitare qui donne le ton pour tout le morceau, et cette voix gueularde qui ne cherche aucunement la mélodie (c’était encore nouveau à l’époque !), seulement à heurter les consciences avec des textes en prise directe avec la dure réalité de la rue. Le tempo est binaire et beaucoup plus rapide que le punk anglais qui avait existé jusque là… Sans être les Bad Brains, les GBH était assurément des pionniers en leur pays, un peu en retard au niveau du hardcore comparé aux USA ou ce style allait tout simplement prendre plus d’importance que le punk lui-même. Ici, la batterie est assourdissante, les guitares, escarpées, particulièrement crades et malmenées, froissées par le jeu sans pitié de ces squatteurs impénitents… Chaque titre est un défouloir de 2 minutes et quelques, identique dans sa construction (couplets balancés très vite, refrains à 2 mots), efficace quoique beaucoup moins impressionnant aujourd’hui qu’à l’époque (où ça devait juste faire peur, sauf si on connaissait les Bad Brains).
Cette édition de 18 titres contient les excellents singles No Survivors et Sick Boy. L’album original, lui, se terminait sur Bellend Bop, un titre rock’n’roll et bien speed qui est un peu le Blietzkrieg Bop de GBH, et qui achève l’album dans un grand sprint alcoolisé qui n’en finit plus d’exploser, sur 5 minutes pour le moins jouissives…Tout ça, au final, ne fait pas forcément de City Baby Attacked By Rats un indispensable, sauf pour qui veut posséder un jalon de l’histoire du punk et du hardcore… L’album lasse rapidement, tous les titres se ressemblent dans leur rapidité et leur absence totale de nuance, bref, ça reste un disque de street punk classique. Ne parlons pas des paroles, qui, si elles sont en générales bien écrites (Passenger on the menu, histoire de cannibalisme necessaire qui contraste avec le reste) et d’une agressivité bien sentie, puent parfois la misogynie la plus crasse… (l’inénarrable Slut au refrain éloquent : "Slut ! Dirty bitch !"). Il est stupéfiant de constater à quel point ces lyrics sont parfois identiques à ceux qu’on peut trouver dans le gangsta rap… Alors, évidemment, d’aucuns diront que c’est précisément ce qu’on attend d’un tel genre bas du front. On leur répondra par ces 5 lettres : CRASS. Mais bon, ça reste toujours mieux que du Madbreed ou du Hateball pour se défouler…

note       Publiée le lundi 19 avril 2010

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    L’équivalent américain, mais beaucoup plus marquant et influent… Ce qui en dit long…

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Note moyenne        10 votes

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Klarinetthor › mercredi 28 janvier 2015 - 00:46 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Amis français (si, si) et espagnols, GBH va tourner du 7 au 15 mai sous vos ciels dégagés, à Nantes, Montbeliard, le Cateau-cambresis, Roissy en brie, Montpellier, Bordeaux, Burgos, Madrid et Bilbao

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Solvant › mardi 7 septembre 2010 - 19:00 Envoyez un message privé àSolvant

Discharge ! Discharge ! Discharge !

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Shelleyan › mardi 7 septembre 2010 - 18:30 Envoyez un message privé àShelleyan
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D'ici très peu :0)

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Ratiate › mardi 7 septembre 2010 - 17:56 Envoyez un message privé àRatiate

A quand Discharge sur Guts?

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Bernard › mardi 20 avril 2010 - 13:31 Envoyez un message privé àBernard

Acheté l'année qui a suivi sa parution (83) dans une version vinyle d'un sombre label allemand (version pirate? je ne sais pas), avec une pochette différente (photo du groupe) qui hantait mon jeune esprit déjà en quête de rébellion. Le summum de la coolitude à mes yeux. Je considère encore aujourd'hui cet album comme étant l'un des meilleurs de GBH (aux côtés du plus "épais" Midnight, Madness & Beyond). Et je ne trouve pas du tout que les morceaux sonnent semblables, mais faut dire qu'à force de l'écouter en boucle à l'époque, j'ai bien eu le temps de m'en imprégner. Quelle joie aussi de voir, quelques temps plus tard, les gars d'un jeune groupe prometteur, Metallica, que je commençais à adorer sur la base deux leurs deux premiers albums, porter des t-shirts GBH et citer cet album dans leur play-lists d'alors (Enfer magazine quelqu'un?..). Ceci dit GBH à également fait une tripotée d'albums super médiocres, pour rester gentil, et c'est une de mes plus grosses déceptions live (vu à la fin des 90) pour cause d'éthylisme avancée du chanteur, une vraie catastrophe... "City Baby, City Baby, City Baby Attacked By Rats!"

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