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Eberhard Weber › The Following Morning

  • 1977 - Ecm, 1084 (1 cd)

cd | 4 titres | 40:57 min

  • 1 T. on a white horse [10:13]
  • 2 Moana I [10:55]
  • 3 The following morning [12:05]
  • 4 Moana II [7:44]

enregistrement

Talent Studio, Oslo, Norvège, août 1976

line up

Eberhard Weber (basse), Rainer Brüninghaus (claviers) et le Oslo Philharmonic Orchestra

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
minimal

C'est bien simple : dans le cas qui nous occupe, deux écoles s'affrontent. Ceux qui voient en "The Following Morning" un enregistrement insipide et plat. Et ceux qui, au contraire, y voient une formidable mise en abîme du temps suspendu tel qu'enseigné par Erik Satie. Nu, sans batterie, sans saxophone, Weber, toujours accompagné du fidèle Rainer Brüninghaus au piano ou au synthétiseur, érige quatre superbes poésies musicales où contemplation et recueillement semblent être le maître mot. C'est avec des disques comme celui-ci, comme le fameux concert de Cologne de Keith Jarrett, que le label allemand a pu forger son image ; celle d'une esthétique glacée, méditative, emboitant le pas aux essais du déjà résident Terje Rypdal. Sur "The Following Morning", Eberhard Weber va peut-être encore plus loin que le norvégien par sa recherche d'économie de moyen, et sa vertigineuse conception du vide. "T. On A White Horse", bien que répondant à cette définition, a pour mérite de mettre tout de suite dans le bain : l'étonnante souplesse de la basse dessine sa mélodie sur des accords au clavier, comme un faux air de Bach, bientôt rejoint par le vague à l'âme d'un ensemble de cordes. Des deux "Moana", le premier est sans doute le plus émouvant, développant son thème après une longue introduction dramatique de l'orchestre. La plage titre enfin met bien une minute avant de sortir de sa torpeur, cantonnée dans un silence lourd de sens. La tension est une nouvelle fois amenée par les cordes qui prolongent la note avant que le piano n'annoncent la venue de la basse qui, du haut de son phrasé langoureux, vient dénouer tout cela en d'interminables spirales virevoltantes jusqu'à leur évaporation pure et simple. Perdu dans le rayon jazz chez le disquaire du coin, "The Following Morning" partage en réalité de nombreux points communs avec une certaine vision de la musique contemporaine, celle de Gavin Bryars par exemple, voire une certaine forme de post rock, proche parent des essais post "Spirit of Eden" de Mark Hollis.

note       Publiée le samedi 17 avril 2010

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saïmone › dimanche 4 septembre 2016 - 16:30  message privé !
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On n'est pas loin de la musique spectrale sur certains chapitres