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Eberhard Weber › The Colours of Chloé

  • 1974 - Ecm, 1042 (1 cd)

cd | 4 titres | 39:59 min

  • 1 More colours [6:45]
  • 2 The colours of Chloé [7:50]
  • 3 An evening with Vincent Van Ritz [5:52]
  • 4 No motion picture [19:32]

enregistrement

Tonstudio Bauer, Ludwigsburg, Allemagne, décembre 1973

line up

Südfunk Symphony Orchestra, Eberhard Weber (basse, violoncelle, ocarina), Ack van Rooyen (flugelhorn), Rainer Brüninghaus (piano, synthétiseur), Ralf Hübner (batterie), Peter Giger (batterie)

chronique

On le sait maintenant : avec ECM plus qu'avec n'importe quel autre label en rapport avec le jazz, tout est question de son. Si d'illustres autres labels comme Impulse! ou Blue Note ont réussi à se faire un nom, c'est parce que, à un moment clef de leur existence, ils ont été le fer de lance d'un style en particulier, redoublé d'une image forte distillée par un visuel graphiquement imparable. Manfred Eicher a bien compris la leçon et s'est donné les moyens d'en faire de même en respectant les mêmes consignes. Seulement, avec des artistes de la trempe de Jan Garbarek, Terje Rypdal, John Surman, Ralph Towner, John Abercrombie ou Eberhard Weber, c'est plus qu'un style qu'il a mis en avant : il a mis la production, les arrangements et les divers traitements des sons au coeur même du processus créatif en redessinant celui-ci de l'intérieur. Eberhard Weber ; ce nom vous êtes peut-être familier si vous vous êtes attardés sur les notes de pochettes des albums de Kate Bush pendant sa glorieuse décennie ; c'est ce bassiste au son voluptueux et inimitable qui, ici, signe un premier disque qui ne manque pas d'ambition sans pour autant parvenir à développer d'emblée cette identité sonore particulière. Comme le démontre les titres de sa première face, les compositions de "The Colours of Chloe" tentent de bâtir un pont entre la sophistication de la musique classique et le swing jazz, fort de la participation intensive du Südfunk Symphony Orchestra de Stuttgart d'une part, et le groupe solide constitué autour du bassiste avec, notamment, l'exemplaire Rainer Brüninghaus. Le fait marquant de cette session d'enregistrement reste cependant le rocambolesque "No Motion Picture" qui emprunte ses développements à la musique progressive d'alors, entre le Soft Machine de "Third" et le Mike Oldfield de "Tubular Bells". Déjà quelque chose de tout à fait unique en soi donc, mais ce n'est pas encore ici que le fringuant bassiste qu'est Eberhard Weber donnera la pleine mesure de son talent en terme d'arrangements et de composition.

note       Publiée le samedi 17 avril 2010

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Thierry Marie › jeudi 19 août 2010 - 11:38  message privé !

Seulement 3, juste un album moyen? Cher Homme de l'Enfer, je te trouve bien sévère. "The Colours of Chloë" fut mon premier vinil d'Eberhard Weber, et il me fit traquer tous ceux qui suivirent. Sans être mon préféré (là, il y a de la concurrence: serait-ce "Fluid Rustle", "Later That Evening" ou "Pendulum"?), sans être aussi abouti que "Silent Feet", il affirme d'emblée une belle personnalité, un bel équilibre entre jazz et occidentalité. Bref, j'aime ce disque, surtout la première face. En ce qui concerne Rainer Bruninghaus, je confirme: un pianiste exemplaire.

Note donnée au disque :