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Broekhuis, Keller & Schonwalder › Repelen 3

cd • 7 titres • 71:33 min

  • 11 Storm Chaser 12:29
  • 22 Sunset Café 13:23
  • 33 Sunrise 11:53
  • 44 Madrigal 5:26
  • 55 Old Kids on the Stick 6:36
  • 66 Babylon Road 13:50
  • 77 Skinner's Run 7:56

enregistrement

Enregistré dans les studios de Detlev Keller entre Octobre et Novembre 2009

line up

Broekhuis, Keller & Schönwälder: Séquenceur Schrittmacher, Manikin Electronic Memotron, Virus TI d’Access Music et VST-Instruments d’H.G.Fortune. Raughi Ebert: Guitares Thomas Kagermann : Violons et voix sur Chœur d’Höseler Madrigalchor sur 4

remarques

Pour en savoir plus sur Broekhuis, Keller & Schonwalder et entendre des échantillons sonores, visitez le site web;http://www.manikin.de/en/main.html

chronique

La musique de Broekhuis, Keller & Schönwälder a connu un second souffle avec l’addition de Raughi Ebert aux guitares et de Thomas Kagermann aux violons et aux voix, lors du tout premier Repelen en 2006. Ce faisant l’approche minimalisme du trio Berlinois s’est enrichi de plusieurs autres couches musicales, ajoutant une profondeur harmonieuse à une musique déjà inspirante et très hypnotique. Enregistré dans les studios de Detlef Keller, Repelen III est le premier album studio du quintet Allemand. Album reproduit en concert au Dorfkirche Repelen le 7 Février 2010. Un album à l’image de ce que Broekhuis, Keller & Schönwälder à l’habitude d’offrir, soit une musique minimalisme de style Berlin School aux douces harmonies progressives.
De fins accords évoluent à pas de loup en ouverture de Storm Chaser. Une douce ouverture avec des séquences légèrement sautillantes, emprisonnées d’un mellotron discret, qui croisent d’autres séquences aussi limpides que nerveuses. Un léger violon apaise l’éveil du mouvement séquentiel entrecroisé, qui croît sur une cadence plus soutenue, où accords de guitare acoustique et de piano parfument la mélodie d’une tendresse brumeuse. Languissant et superbe, Sunset Café est la pierre angulaire de Repelen III et l’un des beaux morceaux de style Berlin School moderne à charmer mes oreilles ses dernières années. Du pur Broekhuis, Keller & Schönwälder! Une douce progression minimalisme qui hypnotise et envoûte avec un délicat tempo teinté d’une approche un peu mélodramatique qui s’amorce avec un mellotron brumeux. Doucement il se dégage de son embrun, libérant une fine ligne de basse et une pulsation d’un bass-drum qui introduisent une cadence hypnotisante sous les strates hésitantes d’un synthé délicieusement rêveur. Cette harmonieuse procession se vêt de beaux accords d’un piano solitaire, de notes d’un xylophone inattendu et d’accords d’une guitare romanesque qui traînent un peu partout dans ce parcours brumeux qu’est Sunset Café. Ces soubresauts minimalismes, qui moulent cette cadence hypnotique, se poursuivent sur Sunrise. Un titre grouillant d’une activité rythmique plus animée et qui se déploie sous de lancinants coups d’archet, étirant ses sonorités sous les chœurs d’un mellotron égaré et d’une bonne ligne de basse pulsative. Un autre beau Berlin School qui trouve ses assises sous des percussions croassântes, un violon aux lamentations érodées et des séquences hybrides. Madrigal est une belle berceuse que le trio Berlinois nous gratifie une fois de temps en temps. Un piano romanesque et un synthé mellotronné, dont les souffles d’une flûte d’une contrée imaginaire, croisent une chorale angélique où de sobres percussions, un doux violon et une guitare aux solos suaves bercent notre sommeil jusqu’à l’orée de nos rêves. Plus animé, Old Kids on the Stick s’agite sur une cadence nerveuse avec un synthé aux étranges sonorités spectrales, ajoutant une touche spectrale à une structure qui se dandine sur des soubresauts séquentiels et une chaleureuse ligne de basse. Ouverture percussionnée jazzy, accords de claviers flottant et une guitare aux lamentations déchirantes, Babylon Road nous plonge dans un univers de Berlin School minimalisme sur un rythme sobre qui accroit subtilement sa cadence, échappant de doux passages de brume mellotronnée, mais priorisant un échange entre un violon ciselé et une guitare aux brefs solos mordants. Skinner's Run conclût avec une approche très rock. Du nouveau pour Broekhuis, Keller & Schönwälder qui étonne par ce rythme soutenu où Bras Broekhuis martèle la cadence, accompagné d’une guitare aux solos fumant et un synthé aux solos torsadés et fantomatiques qui cachent la légère brume d’un mellotron éthéré. De la dynamite électronique compressée en 8 minutes.
On ne peut avoir le meilleur des deux mondes! Ce faisant Repelen 3 est un solide album de MÉ de style Berlin School. Différent certes car enregistré en studio, donc sans improvisations aucune, et c’est le grand paradoxe de Repelen 3. Avec une musique plus structurée, et en priorisant le jeu de Kangermann ainsi que d’Ebert, Detlev Keller et Mario Schonwalder en oublient leurs approches des synthés aux solos torsadés et aux strates morphiques. Mais ils restent toujours concentrés sur leurs visions rythmiques aussi envoûtants et leurs mouvements séquentiels aussi progressifs. Quant à Broekhuis, son jeu de percussions est toujours aussi savoureux. En ce qui a trait à Kangermann et Ebert, ils apportent certes une nouvelle dimension au Berlin School minimalisme du trio Allemand, ajoutant des touches harmonieuses et une profondeur musicale à des rythmiques de plus en plus savoureuses grâce à un jeu de séquenceur très audacieux de Broekhuis, Keller & Schönwälder.

note       Publiée le vendredi 16 avril 2010

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gkar02300 › vendredi 16 avril 2010 - 17:14  message privé !

Encore une excellente livraison de Mario and co mais on commence à y être habitué ;-)

Note donnée au disque :