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  • 2009 • Invada INV100CD • 1 CD

cd • 12 titres

  • 1Backwell
  • 2Pill
  • 3Ham Green
  • 4I Know
  • 5Battery Point
  • 6Iron Action
  • 7Ears Have Ears
  • 8Blagdon Lake
  • 9Barrow Gurney
  • 10The Cornubia
  • 11Dundry Hill
  • 12Flax Bourton

enregistrement

Enregistré et écrit du 05/01/09 au 17/01/09 aux SOA Studios, Bristol - Masterisé par Shawn Joseph à Optimum Mastering - Ingé-son : Stuart Matthews

line up

Geoff Barrow, Billy Fuller, Matt Williams

remarques

Logo par John Minton

chronique

Styles
noise
krautrock
post rock
progressif
rock
Styles personnels
motorik beak

Je n’ai jamais vraiment apprécié Portishead. Tout en reconnaissant le talent indéniable de son principal metteur en sons, Geoff Barrow, producteur à la pointe et guitariste tranchant. J’avais donc toutes les raisons du monde pour passer à côté de ce Beak> sans sourciller. C’est un petit side-project assez innatendu de Barrow, très demandé pour des productions, collaborations ou b.o. de films, ici en mode récréation jouissivement régressive, oeuvrant dans des styles telluriques bien eloignés du trip-hop multi-platiné de Portishead : doom-rock, post rock binaire et surtout motorik beat pur et dur, dans la droite lignée des Silver Apples et de Neu, influences très (trop ?) clairement audibles sur ce premier album éponyme. Beak> ne prétend pas être original et avoue de par sa pochette même (encore une raison pour fuir) son côté primaire et dénué de prise de tête. Beuh, entre le nom et la pochette, il faut vraiment faire abstraction. Pour plus de commodité, j’interpréterai le signe > placé devant leur nom en les appelant "Beak Bigger", c’est plus joli, n’est-ce pas ? Mais retour au disque : il sait faire honneur à la tradition du motorik le plus caverneux sur des titres comme Pill, Ears have ears et surtout I Know, au beat imparable, mais pourtant quelque chose d’important manque. Sont-ce les voix, monocordes et inutiles, vagues borborygmes aquatiques perdus au fond du mix ? Toujours est-il que Beak> nous endort parfois, certes de manière agréable, mais tout de même… Il faut attendre Ham Green pour être vraiment secoué, avec ce break doom bien lent, limite à la Harvey Milk, über-basique et bien plus cool que ce à quoi on pourrait s’attendre en lisant que Beak> a été influencé – comme tant d’autres, las ! – par Earth et Sunn0))). On est donc dans la continuité de Third de Portishead, bien que Beak> ait été enregistré sans pression aucune, sans que personne ne soit au courant, et, plus important encore, en s’imposant un délai de 12 jours, compos comprises, improvisé en studio, sans overdubs. Ça tranche avec les 7 ans nécessaire pour pondre l’opus de Portishead, mais finalement l’indépendance farouche voulue par Barrow est la même. Le kraut de beak est donc instrumental, parfois difficile d’accès, et éclectique dans sa volonté de toucher un peu à tous les styles "underground" qui reviennent en force ces dernières années… Ainsi, Battery Point est une variation stellaire sur un shoegaze planant typique des 90’s. Barrow Gurney (les titres sont presque tous des noms d’endroits de Bristol), lui, lorgne du côté du power electronics analogique de Whitehouse et autres… Au final, ce que l’on retient de cet album trop long, sorti chez Ipecac aux USA et sur Invada, le propre label de Barrow en Europe, eh bien ce n’est pas son contenu, tout à fait dénué de personnalité. Non, c’est tout simplement que les outsiders comme Neu, Earth, Whitehouse ou Slowdive, quelque peu marginalisés en leur temps car pratiquant un style difficilement conciliable avec le mainstream, peuvent aujourd’hui savourer leur victoire. Leur musique est reprise à toute les sauces par un groupe contenant le bassiste de Robert Plant (qui joue quand même sur The Mighty Rearranger, nuff said), ainsi que l’un des hommes les plus importants du mainstream anglais des 90’s. Gratifiant pour eux, éprouvant pour nous, obligés de trier entre les copies sans charme, et celles qui enrichissent leur modèle – et dieu sait qu’elles existent…

note       Publiée le mardi 13 avril 2010

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

  • Neu! › 1975
    Neu! - 1975
    Même pochette, le point d’exclamation remplacé par un >
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    Electrelane - Axes
    Voilà une autrement plus ambitieuse variante du motorik beat, qui dépasse l’original de ses frêles et aguicheuses épaules… Miam !

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Note moyenne        7 votes

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sebcircus › mercredi 16 novembre 2011 - 13:34 Envoyez un message privé àsebcircus

Achetez vous des oreilles, cet album est excellent, certes un peu trop référencé mais quand les références sont bonnes ce n'est pas gênant.

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cyrod › lundi 17 mai 2010 - 14:40 Envoyez un message privé àcyrod

moi, c'est comme ça que je l'aime, krautrock sans maquillage.

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Solvant › jeudi 15 avril 2010 - 00:12 Envoyez un message privé àSolvant

3 écoutes.. toujours aucuns intérêts. je n'ai pas la patience. j'abandonne.

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tof-1984 › mercredi 14 avril 2010 - 23:05 Envoyez un message privé àtof-1984

Ayant adoré le Third de Portishead, j'ai foncé sur ce side-project vite torché par Geoff Barrow et j'ai été déçu. Il y a deux-trois passages sympas, peut-être une ou deux pistes à sauver, mais dans l'ensemble c'est basique et pas très inspiré, on s'ennuie vite, même sans connaître les illustres références motorik.

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dariev stands › mardi 13 avril 2010 - 13:46 Envoyez un message privé àdariev stands
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d'un autre côté, Beak> est clairement un projet mumuse bricolo avoué, donc qui fait plus plaisir à ceux qui le jouent qu'à ceux qui l'écoutent (la définition du Jazz, selon certains, huhuhu), là ou les deux groupes suscités puent l'ambition et la folie et contrôlent la moindre seconde de ce qu'ils font... comme Radiohead à l'épique époque, ouais !