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The Besnard Lakes › Are the roaring night

cd • 9 titres • 46:31 min

  • 1Like The Ocean, Like The Innocent Pt. 1: The Ocean
  • 2Like The Ocean, Like The Innocent Pt. 2: The Innocent
  • 3Chicago Train
  • 4Albatross
  • 5Glass Printer
  • 6Land Of Living Skies Pt. 1: The Land Land Of Living Skies Pt. 2: The Living Skies
  • 7And This Is What We Call Progress
  • 8Light Up The Night
  • 9The Lonely Moan

enregistrement

The Breakglass Studios, Montreal, Canada

line up

Jace Lasek, Olga Goreas, Kevin Laing, Richard White

remarques

chronique

Styles
rock
indie rock
Styles personnels
shoegazing / la force tranquille

Des Besnard Lakes, j’avais soigneusement évité d’écouter le précédent album, Are The Dark Horse, porté au pinacle en pleine Montrealmania sous l’impulsion du formidable Funeral d’Arcade Fire… Encore un groupe de canadiens intenses par paquets de douze qui hululent sur scène en claquant des gencives tout violons dehors ? Très peu pour moi, m’étais-je dit. Il n’y a qu’un seul Arcade Fire… Attendons que la tempête soit passée et voyons s’ils sont toujours là. Je vais donc pouvoir aborder sereinement ce ‘The Besnard Lakes Are The Roaring Night’, qui non seulement confirme leur retour en force, mais aussi leur ferme intention de rester. Ce troisième opus au compteur renferme son lot de putain d’hymnes épiques et imposants, de l’ouverture puissante au tube And this is what we call progress (au chant en génial contrepoint de la rythmique bagarreuse), en passant par Chicago Train, la qualité et surtout la robustesse des compositions, solides comme du bois de chêne, saute immédiatement aux yeux ; et ce malgré un style encore plus porté sur le shoegazing et sur un chant lymphatique et rougeoyant que précédemment. Car c’est un album cohérent, sombre et parfois bruitiste dans ses amas de guitares que les canadiens ont livré… Ne pas se fier aux titres en deux parties, il ne s’agit simplement "que" de 8 très bonnes chansons, bien agencées et majestueuses, servies par un son énorme et enveloppant, à la fois actuel et vintage puisque le groupe a enregistré sur la console de Physical Graffiti du Zep en 75, avec guitares 12 cordes, Mellotron, Omnichord, dynamique orchestrale et tout le toutim. L’album a été enregistré dans le propre studio du chanteur, et ça s’entend. En plein milieu de cet océan rugissant et dévoré par le feu (très belle pochette, au passage), plane Albatross, complainte shoegaze douce-amère qui s’achève dans de fastueux cuivres à la Sufjan Stevens comme on en affectionne au pays des grands espaces. Le titre revêt des allures d’ode au bonheur marital, si l’on songe à Olga et Jace, couple leader du groupe au charisme exceptionnel, comme tout droit sortis d’un film… Une classe héroïque qui leur permet, comme les artworks très similaires laissent supposer, de rester dans la continuité de ce Are the dark horse qui avait tant marché, malgré la distance qui sépare les deux disques (le groupe prend son temps, signe d’une stabilité et d’une confiance saine). Le couple voit sur le long terme et capitalise sur son identité immédiatement perceptible, à l’inverse du couple Butler/Chassagne d’Arcade Fire, auteur d’un album unique à bien des égards, même si on dénote une volonté commune de voir en grand, très grand. On est bien loin de l’attitude nerd ou débraillée du rock indépendant américain. Pour ceux qui aiment le gros son et l’urgence impassible d’un troupeau de Bisons lancés à vive allure sur un iceberg en train de fondre.

note       Publiée le dimanche 11 avril 2010

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Note moyenne        2 votes

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Seijitsu › samedi 5 octobre 2013 - 12:08 Envoyez un message privé àSeijitsu

Ça a des allures de Arcade Fire sous perfusion shoegazing cette belle chose. Et en live c'est très bon aussi.

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › dimanche 11 avril 2010 - 13:56 Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Comment concilier le shoegazing avec une certaine idée du progressif. J'adore "Light up^the night" avec sa longue montée en puissance.

Note donnée au disque :