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Naked City › Naked city

cd | 26 titres

  • 1 Batman
  • 2 The sicilian clan [Reprise Ennio Morricone]
  • 3 You will be shot
  • 4 Latin quarter
  • 5 A shot in the dark [Reprise Henry Mancini]
  • 6 Reanimator
  • 7 Snagglepuss
  • 8 I want to live [Reprise Johnny Mandel]
  • 9 Lonely woman [Reprise Ornette Coleman]
  • 10 Igneous ejaculation
  • 11 Blood duster
  • 12 Hammerhead
  • 13 Demon sanctuary
  • 14 Obeah man
  • 15 Ujaku
  • 16 Fuck the facts
  • 17 Speedball
  • 18 Chinatown [Reprise Jerry Goldsmith]
  • 19 Punk china doll
  • 20 N.Y. flat top box
  • 21 Saigon pickup
  • 22 The James Bond theme [Reprise John Barry]
  • 23 Den of sins
  • 24 Contempt [Reprise Georges Delerue]
  • 25 Graveyard shift
  • 26 Inside straight

line up

Joey Baron (batterie), Yamatsuka Eye (voix), Bill Frisell (guitare), Fred Frith (basse), Wayne Horvitz (claviers), John Zorn (saxophone alto)

remarques

Le disque est sortit à l'origine sous le nom de "John Zorn", mais comme le groupe a continué sa carrière il fait partie de la saga Naked city.
L'édition Tzadik 2005 est un coffret de 5 CDs comportant l'ensemble des travaux studios du groupe en version remastérisée.

chronique

Voici le premier album de Naked city. Tous les membres sont déjà présents et il n'y aura aucun changement de line up durant toute la carrière du groupe. "Naked city" est le disque le plus "conventionnel" de Naked city dans la mesure où il présente un jazz assez classique loin de tout extrémisme musical. Le groupe y reprend à sa sauce toute une floppée de grands classique dont quelques musiques de films assez célèbres. Les autres compositions, toutes de John Zorn, restent dans la même veine. Ce disque est à mon avis anecdotique dans la carrière du groupe si on s'amuse à le comparer aux autres albums de Naked city, beaucoup plus expérimentaux et inventifs. Je dirais juste qu'il s'agit d'une bonne entrée en matière.

note       Publiée le mercredi 15 novembre 2000

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

Sur ce premier album de Naked City, sorti curieusement sous le nom de John Zorn, on nous sert une succession de titres relativement courts dans plusieurs styles bien différents. En efffet, on a droit à des morceaux de jazz assez classique ("Latin quarter", "Inside straight", ...), des reprises de BO de films ("The Sicilian clan", "Chinatown", "The James Bond theme", ...), des titres assez ambiants (la deuxième partie de "Punk China doll", "Chinatown") et d'autres complètement déjantés (de "Igneous ejaculation" à "Speedball" --> 8 titres pour une durée totale inférieure à 3 minutes !). Il est de ce fait relativement difficile de vraiment cerner l'album. On a l'impression que le groupe se cherche encore et ne sait pas trop exactement quel style choisir. Le résultat est donc déconcertant et inégal : deux bons tiers de l'album sont assez mauvais et seulement quelques titres réussissent vraiment à sortir du lot ("The Sicilian clan", "Batman", le génial "The James Bond theme", "Saigon pickup", "Contempt", "Inside straight"). Au final, on peut dire qu'il s'agit d'une petite approche de l'esprit torturé du groupe.

note       Publiée le samedi 1 septembre 2001

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DesignToKill › mercredi 9 octobre 2013 - 00:11  message privé !

J'aime bien le style des "Batman & Co" sur cet album !

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vargounet › vendredi 3 décembre 2010 - 19:58  message privé !

Tu vas un peu loin babe, par contre l'idée est là c'est vrai que cet album est parfois à la limite de la connerie et du foutage de gueule avec des morceaux comme Batman & compagnie. Bref, un album le cul entre deux chaises entre le délire total et le jazz de supermarché, Torture Garden va trancher dans le bon sens.

Note donnée au disque :       
heirophant › vendredi 3 décembre 2010 - 19:19  message privé !

"Et de l'autre coté, on a droit à la toujours désagréable impression que Zorn est un opportuniste de première, son coeur de cible étant clairement un public qui veut avoir des disques estampillés "jazz" sur leurs étagères mais qui n'a aucune envie d'écouter du jazz."

Il faut dire que le jazz a tout fait pour devenir un genre haissable, sclérosé de l'intérieur.

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › jeudi 3 septembre 2009 - 17:06  message privé !

Pas aussi bon que la suite, mais quand même déjà bien sympa, avec pas mal d'excellents titres (raaah "Contempt"), un avant-goût de Torture Garden, mais aussi des morceaux plus anecdotiques il est vrai.

Note donnée au disque :       
Coltranophile › jeudi 30 avril 2009 - 13:24  message privé !

Coleman a eu dès ses débuts une approche toute particulière de son instrument. Et il est vrai que cette approche a très peu évolué. Mais par contre, il n'a pas figé la musique elle-même, celle)ci a évolué, du quartet classique à son trio avec Izenzon, puis avec son fils et Dewey comme nouvel acolyte, jusqu'à Prime Time. L'improvisateur ne s'est pas redéfini mais le musicien dans son ensemble, si. On peut dire la même chose de Miles dont l'approche instrumentale fut la même du début des années 50 à ses derniers jours mais qui a constamment changer le "décor". Coltrane, c'est forcément autre chose, car c'est la quête éperdue d'un soi qui n'est jamais là où l'artiste se trouve. Aurait-il vécu plus longtemps que nul ne sait dans quelle direction il serait allé. Dans une de ses biographies, il est cité comme disant qu'il comprenait très bien que des gens qui aimaient telle ou telle époque de sa carrière le critiquent et il disait simplement:"Je suis désolé mais c'est la musique que je DOIS faire maintenant."

Note donnée au disque :