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François Corbier › Carnet mondain

cd | 18 titres

  • 1 Carnet mondain
  • 2 Eléphantasme
  • 3 Voilà pourquoi
  • 4 Grand-père
  • 5 Ma petite sœur Germaine
  • 6 Parle à ma pub
  • 7 Jean-Pierre
  • 8 15 " de parfait silence
  • 9 Les épinards
  • 10 Lucien
  • 11 Darwin-Darwin
  • 12 Les Huns
  • 13 R.I.K.
  • 14 Capitaine
  • 15 Reviens-Reviens
  • 16 Salve Regina
  • 17 Jeanne
  • 18 La voisine est rentrée

enregistrement

"Réalisé à la maison, gravé au burin."

line up

François Corbier (chœurs), François Corbier (guitare, voix, chœurs), Steve Desgarceaux (arrangements et claviers), Dédé Toussaint, Patrick Balbin, Claude Henry (batterie), Patrick Balbin, Steve Desgarceaux, Wilfried Roux.

chronique

Styles
chanson
Styles personnels
glauque et létal

Ce site vous réserve encore bien des surprises. Et en voici une de taille. Je suppose que beaucoup, surtout parmi ceux qui comme moi ont été biberonnés par la télévision des années 1980, se souviennent de François Corbier, ce grand barbu qui faisait le clown au "Club Dorothée" en compagnie des inénarrables Patrick et Jacky, avec sa guitare, ses chansons "Le nez de Dorothée", "Sans ma barbe", ses seaux d'eau pris sur la tronche, etc. Le gaillard, avant de se lancer avec succès dans ce que la télévision a compté de plus vulgaire et de plus bête, venait de la scène musicale alternative française (tout comme Jacky, d'ailleurs, qui a été le producteur de Gainsbourg et Bijou !) Après la disparition de cette émission pour enfants "mythique", qui a élevé nos chères têtes blondes à coups de "Chevaliers du Zodiaque", de "Dragon Ball Z" et de "Salut les Musclés", notre gaillard est retourné dans le relatif anonymat de la chanson "à textes", écumant les salles municipales de tous les bleds de France et de Navarre, surfant vaille que vaille sur une notoriété bien mal acquise, enchaînant jusqu'à aujourd'hui les albums de "folk" à la française. Oui, mais voilà, une fois définitivement évincé des ondes hertziennes, au début des années 2000, après le bide de ses derniers disques "enfantins" ("La danse des p'tits cochons", "Laissez les mamies faire" : de vrais collectors !) et avant de retourner dans une tranquille routine, notre homme a voulu évoquer son passé...et bien plus encore, ses phantasmes inavouables concernant les marmots, pour lesquels il avait donné de sa personne pendant dix ans, et ce dans ce qu'il est convenu d'appeler une vengeance en forme de brûlot. Regardez cette pochette. Elle dévoile le Corbier que l'on connaît, mais aussi sa part d'ombre, à peine esquissée sur un fond noir comme une nuit d'encre. Car cet individu n'a pas passé par hasard plus de dix ans de sa vie au "service" des enfants. Il les aimait, disons, plus qu'à son tour. Ce sont des frissons de dégoût qui nous parcourent l'échine à l'écoute de "éléphantasme", bourrée de sous-entendus sordides, dévoilant des envies sinistres, glauques, que je ne puis me résoudre à exposer explicitement. Était-ce vraiment par hasard que Corbier a prêté sa voix au groupe "Wormfood" pour l'écoeurante comptine d'introduction au titre "Vieux pédophile", lui sans ambiguité ? ("Je suis l'homme-tronc : viens toucher du bois, viens petit oiseau te poser sur ma branche...") Tout cela est confirmé par les insinuations du non moins infâme "Ma petite soeur Germaine", qui évoque en filigranes des relations incestueuses. Et cet amour immodéré des petites (toutes petites) filles de resurgir sur des titres tels que "Jeanne" ou "La voisine est rentrée", à vous donner des sueurs froides. Jusqu'où peut-on aller dans l'horreur, dans l'évocation du tabou de la pédophilie ? Les pires délires phantasmatiques d'un homme ne doivent-ils pas rester secrets ? Combien de pas y a-t-il, ici, entre rêve et réalité ? Telles sont les questions que l'on peut légitimement se poser à l'écoute de ce disque terrible et plein de faux-semblants, qui ne laisse pas de mettre l'auditeur mal à l'aise. Le nom du label : "Cie de la ruelle" : les amoureux de Baudelaire ("Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle, femme impure...") savent que le mot "ruelle" désigne également l'espace entre le lit et le mur... Et puis il y a le titre de cet album : est-ce un hasard si ce "Carnet mondain", aujourd'hui introuvable (on comprend pourquoi) évoque la brigade mondaine, ou brigade des moeurs ? En fait oui, ça n'a strictement rien à voir, et ça fait un petit moment que je ne raconte que des conneries ; et que je délire sur ce disque sympathique et cet artiste attachant, plein d'humour et d'auto-dérision. Pour de vraies infos, je vous invite à vous rendre sur son site officiel référencé ci-contre.

note       Publiée le jeudi 1 avril 2010

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taliesin › lundi 2 juillet 2018 - 07:59  message privé !

Un héros s'en est allé...

Rastignac › dimanche 1 juillet 2018 - 12:56  message privé !
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"Jeanne d'Arc a des moutons, et moi j'ai de la barbe au menton".

(N°6) › dimanche 1 juillet 2018 - 12:43  message privé !
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Tristesse. :(

Richard › dimanche 1 juillet 2018 - 12:03  message privé !

Corbier n'est plus, et ce n'est pas un poisson d'avril.

born to gulo › samedi 16 octobre 2010 - 18:01  message privé !

WAR AND BERNARD MINET FOREVER §§§ CORBIER IZ GODZZZ