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Ron Boots › Detachment of Worldly Affairs

cd | 7 titres | 72:28 min

  • 1 1 Detachment of Worldly Affairs I 11:54
  • 2 2 Cool Down 7:07
  • 3 3 Detachment of Worldly Affairs II 7:49
  • 4 4 Lachrymation 12:60
  • 5 5 Breath the Living Air 9:55
  • 6 6 Free Flying Spirits 13:45
  • 7 7 Far Bounderies 9:20

enregistrement

Enregistré entre Juillet 1993 et Avril 1994 aux Dreamscape Studio, Hollande

line up

Ron Boots : Claviers, synthés, séquenceurs et électroniques Eric Van Der Heijden: Synthé Harold Van Der Heijden: É-Percussions

remarques

Pour en savoir plus sur Ron Boots et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://ronboots.groove.nl/

chronique

Je dois admettre que partir à la découverte du monde musical de Ron Boots est l’équivalent d’une belle chasse aux trésors. Après mon agréable audition de Different Stories and Twisted Tales, me voilà à explorer les méandres sonores de Detachment of Worldly Affairs; un album étonnant où rythmes lourds s’arriment à des passages plus cosmiques, voire hétéroclites, afin de créer un des beaux albums des années 90. Un album où l’on saisit aussi la nette influence de Ron Boots sur des artistes tels que Rainbow Serpent, Pyramid Peak, Axess, Gert Emmens, Certamen et ainsi que plusieurs autres noms qui meublent nos oreilles avec une approche musicale que l’on appelle le Netherlands School. Et ça part avec des mugissements métalliques qui rugissent parmi des cerceaux sonores flottants. Detachment of Worldly Affairs I offre une intro aux tonalités éclectiques qui s’animent auprès d’une belle séquence. Une séquence qui ondule sur une structure de basse chaleureuse à laquelle s’ajoutent les bonnes frappes de batteries d’Harold Van Der Heijden qui uni son rythme à un clavier aux accords hachurés et un xylophone aux frappes cristallines. Le clavier s’isole et s’échappe pour insuffler une approche mélodieuse minimalisme qui accroche l’oreille sur une structure rythmique qui s’amplifie autour des solos de synthé qui virevoltent avec langueur sur des cadences aux séquences subdivisées, où leurs échos moulent un agréable canevas mélodieux. Comme toujours, l’univers musical de Ron Boots est dense et riche et Detachment of Worldly Affairs reprend là où Different Stories and Twisted Tales se concluait. Cool Down ramène le tempo dans une proportion plus près de la ballade électronique avec un doux synthé suave aux souffles d’un sax virtuel et aux fins accords hésitants sur une fine structure de basse qui pulse d’un délicat tempo rêveur. Une douce ballade électronique qui meuble aussi l’intro de Detachment of Worldly Affairs II. Une ouverture douce et chaude qui déverse vers une structure aux sonorités plus riches avec ses éclats dramatiques et ses éléments cosmiques qui flottent entre de bons solos de synthés et une cadence aux spirales légèrement syncopées. Après une lente intro truffée de sonorités de métal tordu qui se fond à un synthé aux souffles sinistres, une superbe séquence anime Lachrymation. Initialement elle sautille innocemment, joignant son rythme pudique à des percussions aux subtils battements tribaux qui animent un tempo enrobé d’un velours synthétisé. Une autre séquence plus harmonieuse se moule à cette étonnante danse astrale qui pulse sous un doux synthé ouaté avant d’embrasser une phase ambiante. Une courte phase où le rythme reprend ses droits sous des solos aux impulsions spectrales. Un très bon titre qui est un classique de MÉ séquencée. Après une ouverture fracassante, Breath the Living Air prend une envolée très ambiante avec une belle ligne de basse qui ondule sous un ciel bardé de polyèdres cosmiques muent par un synthé aux multiples souffles et accords cristallins. C’est un étrange néant de lumières et de sons percé de la voix fantomatique de Ron Boots qui engendre une sorte d’hypnose cérébrale. Après ce repos cérébral, Free Flying Spirits nous sort de ce coma prismique avec un superbe jeu de séquences qui hoquète à l’ombre de belles frappes de percussions et des stries synthétisées qui dessinent une trame musicale extrêmement puissante. De tous les albums de MÉ que j’ai entendu, Free Flying Spirits oit être une des plus lourdes et mélodieuses à frayer entre mes oreilles. C’est du rythme riche qui prend racine sur des séquences dont les vibrations et les résonnances font un enchaînement perpétuel sur des percussions tribales qui ajoutent une touche surréaliste à un titre totalement débridé. Far Bounderies conclut avec une excursion cosmique où tout est en suspension. Un long titre ambiant où des éclats de claviers ornent un firmament de lourdes vagues synthétisées et des chœurs astraux psalmodient une ode à la sérénité. Remixé et réédité en 1999 par le label Groove, Detachment of Worldly Affairs est une pure merveille sonore. Ron Boots y multiplie les rythmes débridés sur des séquences audacieuses et développe une approche mélodieuse qui sied si bien à son style qui est assez robuste. Un très bel album, selon moi son meilleur de cette période, qui a été primé par les fans de MÉ à titre du meilleur album de 1994 où, encore une fois, Ron Boots approche toutes les formes musicales d’une Berlin School qui est devenue la source du mouvement Netherlands School nouveau.

note       Publiée le mercredi 17 mars 2010

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Kronh › lundi 30 août 2010 - 21:08  message privé !

Je suis conquis! A écouter devant un bon bouquin de SF...

ForceMajeure › mardi 23 mars 2010 - 16:45  message privé !

Phaedream, Ta chronique est tellement positive que vais dépoussierer mon CD et le réécouter ! J'ai pas beaucoup de souvenir de cet album si ce n'est le 1er morceau qui vaut le détour.