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Terje Rypdal › Descendre

  • 1980 • Ecm ECM 1144 • 1 CD

cd • 6 titres • 45:13 min

  • 1Avskjed 5:47
  • 2Circles 11:18
  • 3Descendre 3:15
  • 4Innseiling 8:02
  • 5Men of mystery 8:28
  • 6Speil 8:23

enregistrement

Talent Studio, Oslo, Norvège, mars 1979

line up

Jon Christensen (batterie, percussions), Palle Mikkelborg (trompette, claviers), Terje Rypdal (guitare, claviers, flûte)

remarques

chronique

Styles
ambient
jazz
Styles personnels
fusion > new age

Compte tenu des résultats probants issus de la session partagée en compagnie de Palle Mikkelborg sur "Waves", Terje Rypdal choisit de reconduire la formule, partiellement du moins. Dans un premier temps, l'absence du bassiste Sveinung Hovensjo a de quoi surprendre. Mais réflexion faite, à la lumière d'une musique qui s'oriente de plus en plus vers la mise en place de climats, il paraît somme toute logique que les reliquats d'une époque révolue où tout était concédé sur l'autel du groove soient à présent laissés sur le bas côté. De plus, Rypdal et Mikkelborg partagent une même curiosité pour cette esthétique nouvelle faite de notes suspendues à un firmament dépourvu d'étoiles , rencontrant leurs attentes au-delà de toute espérance. Et puisque le propos omet désormais délibérement toute concession aux balises rythmiques que notre organisme souvent réclame, la défection du bassiste se note à peine. Les basses profondes qui parcourent le disque sont issues des efforts conjoints des deux leaders, avec pour unique finalité de développer un tapis de vibrations par dessus lequel nos deux hommes pourront dialoguer à loisir. "Descendre" dissipe tout doute avec le magnifique "Avskjed", alliant mélancolie et pathos avec un rare raffinement. Beau à en pleurer. "Circles" invite la batterie à se joindre aux ébats dans une forme plus élastique et plus abstraite. La plage titre ne fait que corroborer cette approche, en écartant cette fois les nappes de basse synthétique par des notes de piano. Plus surprenant toutefois sont les passages plus relevés de "Innseiling" que Christensen compense par une grosse caisse martelée avec application et assiduité. Peut-être faut-il y voir une tentative de mettre à l'épreuve leur logique, mais clairement la présence d'un vrai bassiste n'aurait pas fait de tort sur ce titre. Après un ouvertement plus chaotique "Men of Mystery", emprunt lui aussi de cette urgence propre au jazz fusion, l'album referme son cycle sur l'apaisant "Speil", renouant avec le discours épuré de "Avskjed". Sans atteindre la perfection, "Descendre" s'impose comme une réussite incontestable, et un des disques incontournables du guitariste.

note       Publiée le samedi 27 février 2010

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docteur.justice › lundi 1 mars 2010 - 11:48  message privé !

l'ensemble est innégal, mais le 1 er et dernier morceau sont d'une beauté, d'une profondeur d'âme a en pleurer. Beau comme une aurore boréale sur un fjord désolé

necroproject › dimanche 28 février 2010 - 01:22  message privé !

Je lui préfère Odyssey mais l'introduction de cet album planant est parfaite. Heureux de le voir reconnu à sa juste valeur sur Guts.