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Terje Rypdal › What Comes After

  • 1973 - Ecm, ECM 1031 (1 cd)

cd | 6 titres | 40:20 min

  • 1 Bend it [9:56]
  • 2 Yearning [3:27]
  • 3 Icing [7:50]
  • 4 What comes after [10:57]
  • 5 Sejours [3:54]
  • 6 Back of J. [4:16]

enregistrement

Arne Bendiksen Studio, Oslo, Norvège, 7 et 8 août 1973

line up

Jon Christensen (batterie, orgue), Sveinung Hovensjo (basse), Barre Phillips (contrebasse), Terje Rypdal (guitare, flûte, cloches), Erik Niord Larsen (hautbois, english horn)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz électrique

Ce qui vient après, facile, c'est "What Comes After", où Rypdal n'en finit pas d'explorer sa forme à lui de jazz électrique. Dès les premières mesures de cette basse immuable qui ouvre "Bend It", on perçoit que si le socle d'improvisation restera en effet le même, les moyens pour y parvenir seront, eux, différents. Pour cela, il n'y a qu'à regarder de plus près la composition du groupe qui l'accompagne dans cette nouvelle aventure : plus de clavier, plus de chanteuse, un seul instrument à vent, et deux bassistes, l'un, Sveinung Hovensjo, pour le groove, l'autre, Barre Phillips, pour le prestige, mais pas seulement. Se dégage de "What Comes After" une certaine austerité, un goût désagréable, et une sensation tenace ; celle d'un désastre qui n'aurait rien laissé derrière lui, si ce n'est une infinie désolation. L'âpreté de "Yearning", la fatalité désabusée de "Icing" qui semble traîner des pieds dans un luxe consommé dessinent les contours d'un album replié sur lui-même, ressassant les souvenirs enfouis d'un passé qu'on imagine plus radieux mais que rien ne peut ramener. C'est cette atmosphère particulière, obscure à défaut d'être expérimentale, qui irradie tout le disque et qui contribue à en faire déjà une oeuvre unique. La plage titre tâche de reprendre quelques couleurs, gagnant en intensité et en densité quand tout le groupe se lance à corps perdu dans un boeuf monumental. La confrontation des styles entre Phillips, ici à l'archet, et Rypdal nourrit notre imagination fertile d'une image surprenante ; celle d'un Mahavishnu des enfers, moins rhétorique mais surtout bien plus pesant. L'émouvant "Sejours", complainte passionnée où dialoguent cuivres et cordes sur le tapis insistant d'un seul et unique accord joué à l'orgue, puis la pièce acoustique "Back of J.", introvertie mais moins inspirée aussi, mettent ainsi un terme à un album qui révèle une noirceur insoupçonnée, riche d'une culture et d'un état d'esprit hors du commun.

note       Publiée le dimanche 21 février 2010

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Scissor Man › samedi 3 mars 2012 - 18:33  message privé !

Du jazz électrique (surtout sur Bend It) comme le fait Q aujourd'hui. Vraiment brillant, un joyau bien poli par Hellman.